Basée à Grenoble, Scintil Photonics pourrait bien devenir une future licorne de la photonique, une branche de la physique permettant d'étudier le traitement des signaux optiques. Car avec sa technologie issue des travaux réalisés durant quinze années par le CEA Leti et reposant sur une vingtaine de brevets (donc 15 où elle possède la licence exclusive), la société iséroise est née d'un postulat : celui d'intégrer des lasers sur des circuits de silicium photonique, « ce qui représente un positionnement unique », comme le rappelait déjà à La Tribune son président, Pascal Langlois.
Avec l'ambition d'adresser, en premier lieu, le marché des communications à très haut débit, et notamment des datacenters, qui était déjà évalué à près de 3 milliards de dollars sur les produits ciblés par la jeune pousse en 2019.
« Aujourd'hui, il est devenu possible d'utiliser les technologies optiques sur de courtes distances, comprises entre 50 m et 2 km, car elles ont été challengées à la fois sur la performance et leur prix, alors qu'elles étaient jusqu'ici plutôt déployées sur de grandes distances », complète-t-elle.
Et après les deux dernières années passées en phase de prototypage, la société se situe désormais à un carrefour, à quelques pas de la phase cruciale d'industrialisation.