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La SNCF va fermer la ligne TGV Paris-Lyon pendant quatre jours en novembre pour mettre en place un nouveau système de signalisation

latribune.fr

Publié le 29 février 2024 à 13:40 - Mis à jour le 29 février 2024 à 13:49

Ainsi, seulement 30% de l'offre TGV habituelle circulera, en empruntant la ligne classique pendant les quatre jours que dureront les travaux (photo d'illustration).

Ainsi, seulement 30% de l'offre TGV habituelle circulera, en empruntant la ligne classique pendant les quatre jours que dureront les travaux (photo d'illustration).

Reuters

Le Quotidien Numérique

10 juin 2026

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Cette fois, ce ne sera pas une grève mais une campagne de travaux de signalisation qui pourrait bien perturber fortement les plans des voyageurs. La SNCF vient en effet d'annoncer une forte réduction du trafic sur sa ligne TGV Paris-Lyon du samedi 9 au mardi 12 novembre inclus. L'objectif : la mise en service d'un nouveau système de signalisation qui doit notamment permettre d'améliorer la régularité et la fiabilité des trains.

Mauvaise nouvelle pour les Français transitant entre Paris et le Sud-Est. La ligne TGV Paris-Lyon, la plus fréquentée d'Europe, va être fermée pendant quatre jours en novembre pour travaux. Ainsi, voyager du samedi 9 au mardi 12 novembre inclus va s'avérer compliqué pour les clients de la SNCF. D'autant que la ligne TGV Paris-Lyon, mise en service en 1981 et longue de 460 km, voit passer un tiers du trafic ferroviaire à grande vitesse en France.

Ainsi, seulement 30% de l'offre TGV habituelle circulera, en empruntant la ligne classique pendant les quatre jours que dureront les travaux. Les temps de parcours seront également rallongés. En effet, pour rallier Lyon depuis Paris, il faudra compter 4h30 au lieu de 2 heures et pour Marseille, le voyage s'effectuera en... 7h20 au lieu de 3 heures.

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Une offre de trains moins importante

Dans le détail, la conjugaison de ce ralentissement annoncé de la circulation, et d'une offre de sièges beaucoup moins importante qu'à l'accoutumée concernera « toutes les dessertes depuis Paris jusqu'en Occitanie (Montpellier), Provence Alpes-Côte d'Azur (Marseille, Toulon...) Auvergne-Rhône-Alpes (Grenoble...), Bourgogne-Franche-Comté (Dijon...) et Grand Est (Strasbourg, Metz...) », a indiqué SNCF Voyageurs dans un communiqué.

Les dessertes entre le Sud-Est et les autres régions hors Ile-de-France ne seront pas assurées comme par exemple Lyon-Nantes ou encore Lille-Marseille. Les trains au départ de Paris n'iront eux pas plus loin que Marseille et Toulon en région PACA et Montpellier en Occitanie.

Enfin, certaines lignes internationales seront elles aussi interrompues. Ce sera le cas de Bruxelles-Marseille ou Paris-Barcelone. L'offre TGV sera diminuée sur Paris-Genève, Luxembourg-Marseille ou encore Mannheim-Marseille.

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Cette réduction du trafic s'appliquera donc par conséquent à la fois aux TGV Inoui et Ouigo opérés par la SNCF, mais aussi aux trains d'opérateurs européens.

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Des travaux à 820 millions d'euros

Les travaux visent à mettre en service un nouveau système de signalisation, le système ERTMS. Un standard européen, qui doit permettre d'améliorer la régularité et la fiabilité des trains, mais aussi augmenter la capacité de la ligne de 25% d'ici 2030 en permettant le passage de 16 trains par heure et par sens au lieu de 13 actuellement. Ce système de signalisation paneuropéen a vocation à se substituer progressivement aux dispositifs nationaux. Il doit entre-autre faciliter « l'interopérabilité des différents réseaux européens », d'après SNCF Réseau.

« Une opération de cette ampleur est une première mondiale sur une ligne à grande vitesse en exploitation », a indiqué l'entreprise dans son communiqué. Les travaux pour l'installation de ce nouveau système ont débuté il y a cinq ans, sans interruption de circulation jusqu'ici. La fermeture de ligne pour quatre jours, qui mobilisera « 1.000 personnes durant 101 heures en continu », selon SNCF Réseau, a pour but, elle, « la mise en service du nouveau centre de supervision ».

« Les entreprises ferroviaires qui empruntent actuellement la ligne pourront continuer d'y circuler sans modification technique sur leur matériel roulant », a précisé le gestionnaire d'infrastructure. Et les compagnies pourront ainsi disposer de créneaux de passage supplémentaires sur une ligne déjà exploitée au maximum de ses capacités, « sans nouvelle infrastructure ».

Le projet comprend plusieurs volets : la modernisation des postes d'aiguillage, un centre de commandes unique dans une « tour de contrôle » de la ligne ou encore l'augmentation de la puissance électrique.

Lors du lancement des opérations, la fin des travaux avait été annoncée pour 2025, pour un montant de 608 millions d'euros. Finalement, le coût total du projet atteint 820 millions d'euros, financés à la fois par SNCF Réseau (700 millions) et par la Commission européenne (120 millions) et arrivera à son terme en 2030.

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La SNCF reste dans le vert pour une troisième année consécutive

Portée par l'engouement des Français pour le train mais freinée par l'inflation, les grèves et un parc TGV limité, la SNCF a publié mercredi un bénéfice net de 1,3 milliard d'euros, en baisse par rapport à 2022 mais dans le vert pour la troisième année d'affilée.

« L'année 2023 n'a pas été simple sur le plan économique », a rappelé le PDG du groupe Jean-Pierre Farandou.

Le chiffre d'affaires du groupe a stagné (+0,7%) à 41,8 milliards d'euros, mais il a réussi à maintenir un bénéfice solide, en baisse malgré tout de plus d'un milliard d'euros par rapport à 2022 (2,4 milliards), qui avait constitué une année record pour le groupe ferroviaire public. En 2024, la SNCF prévoit encore des investissements record avec 11,7 milliards d'euros et au moins 20.000 recrutements (contre 25.300 en 2022).

L'enthousiasme des Français pour le train s'est donc confirmé, notamment sur la grande vitesse en Europe avec 156 millions de voyageurs, un record pour la SNCF. Résultat, l'activité de SNCF Voyageurs, la compagnie chargée de faire rouler les trains, affiche un chiffre d'affaires en progression de 10,4% à 19,2 milliards d'euros - près de la moitié de celui du groupe - dont 9,7 milliards pour les TGV et Intercités (+13,8%).

(Avec AFP)

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