Kamala Harris revient... pour sacrer Donald Trump
Maurin Picard, correspondant à New York
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Kamala Harris aurait l'élection de 2028 dans le viseur.
LTD/REUTERS/Jon Cherry
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Kamala Harris aurait l'élection de 2028 dans le viseur.
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Kamala Harris se serait volontiers passée d'un tel honneur. Demain, à 13 heures, heure de Washington, en sa qualité de vice-présidente des États-Unis, elle ouvrira la session du Congrès consacrée à la certification des résultats de l'élection présidentielle de 2024, scellant pour l'Histoire sa propre défaite dans les urnes face à Donald Trump. Dernière étape du processus électoral devant mener à l'investiture du nouveau président, et simple formalité au regard de la loi électorale de 1887, ce rituel parlementaire a pris une importance démesurée depuis que, en 2021, 2 500 supporters républicains fous de rage avaient pris d'assaut la colline du Capitole pour tenter d'inverser le résultat des urnes et maintenir Donald Trump au pouvoir.
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Quatre ans après les faits, rien de tel ne devrait se produire. Les mesures de sécurité ont été considérablement renforcées aux abords du Congrès. En outre, les démocrates, marqués par la défaite sans appel de Kamala Harris face à Donald Trump, n'entendent pas s'opposer aux résultats certifiés. La réélection vendredi du speaker de la Chambre des représentants, le républicain Mike Johnson, a levé le dernier obstacle au bon déroulement, et dans les temps, de la procédure de certification. Donald Trump, quant à lui, envisage sereinement son couronnement, prévu le 20 janvier. Vendredi, il connaîtra sa peine dans l'affaire Stormy Daniels, pour laquelle il a été reconnu coupable le 30 mai par un jury new-yorkais de 34 chefs d'accusation pour falsification de documents financiers. Mais le juge Juan Merchan a déjà précisé ne pas être « enclin à imposer une peine d'incarcération » à l'ancien et futur locataire de la Maison-Blanche.
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