Ukraine : la paix fait du surplace
Antoine Malo
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Vladimir Poutine réaffirme ses exigences de garanties de sécurité avant tout cessez-le-feu en Ukraine.
LTD/Alexander Kazakov/Sputnik via REUTERS
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Vladimir Poutine réaffirme ses exigences de garanties de sécurité avant tout cessez-le-feu en Ukraine.
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Les poupées russes. Ce pourrait être le sous-titre des interminables discussions qui ont cours autour des négociations de paix en Ukraine. Car, à chaque fois qu'est franchie une étape pouvant conduire à un Sommet entre Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky, surgit un nouvel écueil. A cela, s'ajoute la tactique partagée de la patate chaude. Ou comment faire en sorte que la responsabilité d'un échec des pourparlers incombe à l'adversaire.
Dans ce petit jeu des manœuvres dilatoires, le président russe est incontestablement passé maître. Vendredi 5 septembre, il a ainsi réitéré sa proposition évidemment inacceptable de recevoir son homologue ukrainien à Moscou. Cette fois, ce dernier a répliqué par l'humour, en invitant le maître du Kremlin à se rendre à Kiev.
Si ces échanges tournent à la farce, ils montrent aussi à quel point le mécano diplomatique échafaudé par Donald Trump est bloqué. Le Républicain, qui espérait à son arrivée à la Maison-Blanche régler le conflit en quelques semaines, semble lui-même adopter une position bien plus prudente. Alors que les alliés de l'Ukraine lui ont demandé de prendre part aux garanties de sécurité exigées par Kiev avant toute forme de trêve, il a répondu que les États-Unis allaient « aider » l'Ukraine. Avant d'ajouter : « Mais l'Europe sera la première à s'engager, et de loin. »
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A l'intérieur même du camp pro-Kiev, un certain flou domine. Certes, jeudi, après le Sommet de la coalition des volontaires qui s'est tenu à Paris, Emmanuel Macron a assuré que 26 nations s'étaient engagées à participer à la force de réassurance censée servir de protection future à l'Ukraine. Pourtant, le rôle des uns et des autres ne semble pas encore clairement défini. En Allemagne, sur le sujet Ö combien sensible d'un déploiement de soldats, le chancelier Friedrich Merz a précisé qu'il attendait de connaître le degré d'engagement des Américains avant de prendre une décision.
Antoine Malo