Un problème von der Leyen ?
Florence Autret, correspondante à Bruxelles
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Ursula von der Leyen elle a évoqué un « soutien à long terme à l’Ukraine ».
LTD/Ludovic MARIN / AFP
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Ursula von der Leyen elle a évoqué un « soutien à long terme à l’Ukraine ».
LTD/Ludovic MARIN / AFP
Elle ne pouvait pas attendre. Jeudi, à l'issue du sommet à l'Élysée rassemblant une trentaine de chefs d'État alliés de l'Ukraine, alors qu'Emmanuel Macron avait à peine terminé sa longue conférence de presse, Ursula von der Leyen s'est précipitée sur X pour poster son propre compte rendu de la réunion.
En anglais, face caméra, elle a évoqué le « soutien à long terme à l'Ukraine » mais surtout répété que son « plan Readiness 2030 », qui prévoit jusqu'à 800 milliards d'euros d'investissements dans la défense pour les États membres, était « crucial ». Une nouvelle façon de tirer la couverture à elle.
Pourtant, au début du mois, lors-qu'elle avait annoncé ce plan - qui portait alors le nom de ReArm Europe -, la cheffe de l'exécutif bruxellois avait déjà fait tiquer les États membres. Non seulement parce que 80 % des investissements prévus seraient issus de moyens budgétaires nationaux sur lesquels elle n'a pas prise, mais aussi parce que le reste des fonds serait constitué de possibles prêts de l'UE aux États membres.
La France, l'Italie et l'Espagne ont déjà dit qu'ils n'y seraient pas candidats. Qu'importe ! La présidente de l'exécutif européen fait comme si elle ne les avait pas entendus.
Cette tendance à occuper le terrain et à interpréter de façon extensive le champ de ses compétences n'est pas nouvelle. C'est même un peu sa marque de fabrique depuis son arrivée à Bruxelles en 2019.
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Cette habitude en a froissé plus d'un. « Sa façon de faire était parfois scandaleuse, se souvient ainsi un ancien collaborateur de Josep Borrell, ex-haut représentant de l'UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité. Il arrivait que Borrell découvre les points de politique étrangère qui allaient être discutés une heure avant le début du collège », la réunion hebdomadaire des membres de la Commission.
Florence Autret, correspondante à Bruxelles