• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsVu de Bruxelles

Juncker, le dernier dirigeant européen qui parle encore de nous

Photo de Robert Jules

Florence Autret, à Bruxelles

Publié le 20 janvier 2016 à 09:32 - Mis à jour le 20 janvier 2016 à 10:49

L'essentiel de l'actualité

jeudi 4 juin

  • Legrand va supprimer 178 postes en France d'ici à 2028
  • Entretien automobile : 40 % des contrôles de la Répression des fraudes ont révélé des « manquements » en 2024
  • Le ministre français de l'Economie critique les nouveaux droits de douane de Trump
  • SpaceX vise une valorisation totale de 1 765 milliards de dollars pour son entrée en Bourse
  • Programmation militaire : Lecornu appelle le Parlement à « trouver une solution » pour voter la loi
Voir plus

Le Quotidien Numérique

04 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 2

    Budget : la sombre prévision de la Commission européenne pour la France

  • 3

    JO 2030 : « Nice fera ce qu’elle souhaite du projet de village olympique, mais la Solideo le stoppe »

  • 4

    « Certaines personnes en ont peur, mais moi, j’ai confiance » : Au Kazakhstan, l'État du tout-IA où les citoyens payent avec les lignes de leur main

  • 5

    Alice Taglioni, actrice et pianiste : « J’aurais adoré faire partie d’une bande de copines, mais on me renvoyait sans cesse à ma singularité »

  • 6

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Pour sa première conférence de presse de l'année, Jean-Claude Juncker, qui se définit lui-même comme le président de "la Commission de la dernière chance", a dressé un état des lieux plutôt sombre de l'Union européenne. Mais loin de toute morosité, c'est à un exercice de lucidité auquel ce millérien dans une Europe saturnienne s'est livré.

Le 15 janvier, Jean-Claude Juncker avait convoqué son monde au Berlaymont à 9h30. Une conférence de presse aux aurores pour annoncer... le crépuscule de l'Europe. On savait à quoi s'en tenir. Lors de sa prise de fonction en 2014, le président de la Commission européenne avait dit qu'il dirigeait « la Commission de la dernière chance ». Et à l'entendre la semaine dernière, les choses suivaient bel et bien leur cours tragique.

« Je suis impressionné par le nombre des fragilités ou des ruptures qui s'annoncent », a-t-il dit, brossant le tableau d'un château de carte européen en train de s'effondrer. « Celui qui tue Schengen mènera le marché intérieur dans la tombe », dit-il.

Et« sans libre circulation, l'Union n'a pas de sens », pas plus que l'euro. Les premiers signes de la fronde des députés allemands demandant à la chancelière Merkel la fermeture des frontières de la République fédérale, qui sonnerait réellement la fin de Schengen, ne lui avaient certainement pas échappé. La politique de relocalisation des réfugiés décidée sous son égide est un échec : quelques centaines seulement sur les 160.000 prévus. Il l'admet et aimerait « moins d'arrogance et plus de performance »... sans vraiment sembler y croire.

Il prévient aussi que la redéfinition de la place du Royaume-Uni dans l'Union soulève des « problèmes très très difficiles » et assure - ce qui est faux - que la Commission qu'il préside « n'est pas partenaire de la négociation ». Comme pour ne pas être tenu pour responsable de cette autre crise en germe. Il se dit « attristé » par les échanges acrimonieux entre la Pologne du parti Droit et Justice et le reste de l'Europe, particulièrement l'Allemagne. Y défendre l'état de droit n'est pas nier la « fierté » et la « capacité de résistance » de la Pologne, dit-il. Il avoue sa « grande irritation » et sa « rancune » à l'égard du président du conseil italien Matteo Renzi dont les critiques ont dépassé les limites de l'insulte. Et de son fameux « plan Juncker », ces 315 milliards d'euros d'investissement sensés relancer la croissance en Europe, il dit : « je ne veux pas dire que c'est un succès mais pas non plus son contraire ». On peut le comprendre : ce « plan » a été réduit à une garantie publique destinée à réassurer les activités de la Banque européenne d'investissement.

En l'écoutant, on pense aux célèbres pages d'Henry Miller sur Saturne. L'Europe serait sous la domination de cet astre « aussi éternel que la peur et l'irrésolution - un peu plus laiteux et nuageux a chaque compromis, à chaque capitulation ». Elle serait celle du « Colosse de Maroussi », publié en 1941, un Continent à la dérive qui porte « l'espoir blême de la race blanche, cette race d'intarissables babilleurs » et qui s'effondre, forte de ses 500 millions d'Européens, de sa richesse immense, sous le poids d'un million d'étrangers qui fuient la guerre, celle qui tremble devant quelques milliers de ses enfants barbares qui cherchent le sens de la vie dans son annihilation. Celle qui craint à la fois d'accepter et d'agir, incapable de prendre le monde tel qu'il est, habitée par « le doute, la perplexité, le scepticisme », qui refuse de se battre pour sauver ce qu'elle a de plus précieux : la paix et la liberté, d'aller et venir, de penser et de parler, qui se divise elle-même au lieu de chercher son unité.

À lire également

  • Mario Draghi, tout le monde le critique, personne ne le conteste
  • À quoi ressemblera 2016 ?
  • Un "Schengen de l'Internet" ?
  • Le monde est entré dans la bulle

Et Juncker dans tout cela ? Il admet : « ma génération n'est pas une génération de géants » mais celle « de faibles héritiers qui oublient vite ». Il n'appartient pas à ces « champions de l'irréversibilité » qu'étaient Kohl, Mitterrand ou Delors. Quelle irréversibilité, au reste ? C'est un homme du XXe siècle qui aimerait que l'on n'en oublie pas les leçons. Un politicien politiquement incorrect qui fume et boit, un des rares à admettre que le mensonge fait partie de l'exercice politique et qui, ce faisant, formule une vérité qui nous libère des mirages de la « transparence ». Juncker n'est pas un géant, ni un colosse, mais, dit-il, il lui « arrive de marcher la tête haute ». C'est l'un des derniers dirigeants européens à nous parler de nous, au lieu de se mettre, lui, en scène. Plus proche de la figure du sage que du cosmocrate. Millérien dans l'Europe saturnienne.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Florence Autret, à Bruxelles

Sur le même sujet

  • 1

    OPINION. « Les constructeurs automobiles chinois innovent-ils dans l’automobile ? »

  • 2

    OPINION. « Iran : le véritable adversaire de Trump est-il désormais Netanyahou ? »

  • 3

    OPINION. « La souveraineté énergétique française n’est pas négociable »

  • 4

    OPINION. « France-Inde, ou la souveraineté à deux »