Ecologie énergétique et usage massif du cloud sont-ils inconciliables ?

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Notre monde s'oriente vers une multiplication des objets connectés (TV, smartphone...) et consommateurs de services cloud (réseaux sociaux, streaming...) qui, mécaniquement, ne feront qu'augmenter l'impact environnemental du numérique.
Notre monde s'oriente vers une multiplication des objets connectés (TV, smartphone...) et consommateurs de services cloud (réseaux sociaux, streaming...) qui, mécaniquement, ne feront qu'augmenter l'impact environnemental du numérique. (Crédits : Pixabay / CC)
OPINION. Pour répondre à cette question, qu’il est d’autant plus légitime de se poser au regard du changement de paradigme que nous vivons dans notre utilisation de services cloud, il est nécessaire à la fois de regarder ce que le passé et l’expérience nous apprennent, et d’analyser les tendances futures. Par Jérémie Peuf, alumni et esponsable de la majeure 5A cloud et infrastructures à l'ESIEA*.

Ces derniers mois ont forcé bon nombre d'entreprises à opérer une transformation digitale brutale - sans transition, sans "Change Management" - via le renforcement ou l'implémentation d'outils majoritairement cloud. Transformation qui aurait pris des mois, à grands coups (coûts!) de prestations de conseil pour un résultat probablement moins abouti. Les services cloud, au sens large, permettent en effet de limiter l'impact économique de la crise liée au coronavirus pour nos entreprises, assurant ainsi une continuité de leur business.

Il y a quelques années encore, nous aurions qualifié cette réalité de pure utopie, face aux manques d'infrastructures, de logiciels, et aux méfiances des directions des systèmes d'Informations réticentes à s'engager sur ces technologies. Mais à l'heure de ce changement structurel dans nos manières de fonctionner, et face également aux enjeux environnementaux auxquels nous sommes plus attentifs, n'est-il pas légitime de s'interroger sur l'impact écologique de ce transfert massif de données vers le cloud? De l'utilisation intensive de logiciels et services hébergés sur ces infrastructures?

Une décennie d'optimisations logicielles et...

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Commentaires
a écrit le 21/05/2020 à 19:46 :
Les autres questionS qu’il est nécessaire de poser sont: qui fabrique les serveurs? Qui possède les datacenters? Qui fournit les outils d’administration des datacenters? Toutes les briques technologiques sont américaines, chinoises ou indiennes. En Europe, on est end user ou administrateur. Les données ne sont pas nécessairement stockées chez nous. Le covid 19 nous montre que ces pays ne sont pas nos frères et peuvent êtres impitoyables dans leurs priorités. Alors, très simplement: quand est-ce qu’on arrête les c...ries? On a besoin de compétences? Il y en a en Europe. On a besoin de pas cher? On a aussi. On a les politiques? Ah non, on a des dirigeants qui voient les choses autrement. Dommage.
a écrit le 21/05/2020 à 11:42 :
Pourquoi stocker l’inutile ?( maintenir l’information en livres et papier , c’est un socle )
Pour optimiser les réseaux il faudrait créer des informations flexibles et qui s’effacent automatiquement ,
Internet ça reste «  un outil » faut pas en faire un socle de fonctionnement unique , gardons le support papier et internet : est un pari gagnant
Évitons de stocker des informations : ça va diminuer les piratages aussi , trier l’information utile et pas utile , c’est comme le cerveau humain , garder l’essentiel si nécessaire,
et évacuer le reste .
Réponse de le 21/05/2020 à 16:31 :
Exacte...
Le cloude s'est un moyen de favoriser le pirate ...
Inutile et couteux en energie .

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