OTAN  : stop ou encore  ?

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Plus que jamais, il est important de mettre en place une concertation entre Européens au sein de l'Alliance (Le groupe de réflexions Mars)
Plus que jamais, il est important de mettre en place une concertation entre Européens au sein de l'Alliance" (Le groupe de réflexions Mars) (Crédits : DR)
OPINION. Après avoir publié une série de douze tribunes au printemps dans le quotidien La Tribune, le groupe Mars* propose tous les mardis de commenter périodiquement l'actualité de défense, en essayant "d'apporter un éclairage original et un peu de recul par rapport à la grande presse et à la communication institutionnelle". Ce groupe de réflexion informel composé d'une trentaine de personnes s'est donné pour objectif de partager leurs réflexions sur l'avenir de la défense de la France et de l'Europe en vue des échéances électorales de 2022. "Il ne s'agit pas de défendre la candidature de telle ou telle personnalité politique, mais de proposer, en toute liberté, une vision de la politique de défense que pourrait porter un chef des armées inspiré par les valeurs de la gauche républicaine", explique le groupe Mars.

Faut-il conserver l'OTAN ? Que faire de l'Alliance atlantique ? Alors que Donald Trump menace régulièrement de quitter l'OTAN, Emmanuel Macron n'a pas hésité à parler il y a quelques mois de "mort cérébrale" pour l'organisation... suscitant l'ire de nombreux Européens qui craignent que de tels propos ne précipitent un départ des troupes américaines du continent. Pourtant, l'Alliance atlantique et son bras institutionnel, l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord, apparaissent en décalage avec les enjeux de sécurité internationale du fait d'un statu quo et de non-dits entre Alliés depuis la fin de la guerre froide. Faut-il alors sauver le soldat OTAN ?

La position pour ou contre l'OTAN est certainement une des questions parmi les plus clivantes entre Européens. Beaucoup de pays espèrent qu'une absence de débats favorisera une pérennité de la protection et de la stabilité qui ont été apportées depuis 70 ans par l'implication militaire des États-Unis sur le sol européen. Pourtant, l'absence de débats et de réflexion ne garantit en rien, bien au contraire, la pérennité de l'architecture de sécurité internationale portée l'Alliance atlantique. Face aux tensions sous-jacentes qui ont fait tanguer le sommet de Londres en décembre 2019, l'OTAN a lancé une réflexion autour d'un groupe d'experts en mars 2020 pour faire des propositions "visant à renforcer l'unité de l'Alliance, la consultation et la coordination politiques entre les Alliés ainsi que le rôle politique de l'OTAN".

Quelle est l'utilité de l'OTAN

Il ne faut pas nier une évidence. Depuis la chute de l'Union soviétique, l'OTAN cherche une raison d'être et une finalité pour une alliance qui était fondamentalement conçue contre l'Union soviétique (que ce soit uniquement entre Européens avec le traité de Bruxelles en 1948 ou sur une base transatlantique avec le traité de Washington en 1949). Ces dernières années, la remontée en puissance de la Russie et ses opérations hybrides aux portes de l'Europe ont apporté un peu de souffle à l'OTAN en raison des craintes légitimes des pays d'Europe de l'Est. Toutefois, ceci est bien peu de chose en comparaison de la puissance de la menace soviétique d'antan pour donner du sens à l'Alliance atlantique et, plus encore, à l'organisation qui la met en musique.

Certes, le monde n'est pas sans danger, mais la prédominance américaine au sein de l'OTAN ne saurait masquer l'absence de consensus entre les nations de l'Alliance sur la nature des menaces à gérer en commun ou sur l'ordre des priorités entre celles-ci. Il est légitime de se demander quel est le sens aujourd'hui de cette alliance et quelle est l'utilité de l'OTAN, notamment quand les menaces sont de moins en moins de nature strictement militaire.

Un instrument de sécurité collective

Depuis le début des années 1990, il faut reconnaître que la vie de l'OTAN n'est pas facile. Construite comme une alliance de réaction face à une attaque soudaine et massive du bloc soviétique, elle a cherché à définir un nouveau rôle au service des nations de l'Alliance atlantique pour compléter une mission de sécurité collective essentielle, définie par l'article 5 du traité de l'Atlantique Nord, mais plus improbable. En effet, quel peut être le sens d'un outil quand le besoin qui l'a généré a disparu ? L'existence même de cette organisation des années après la fin de la guerre froide n'est-elle pas un effet d'hystérèse, à savoir la persistance d'un phénomène quand bien même ses causes ont disparu ?

De fait, les 30 dernières années ont été marquées par une tentative d'élargissement des activités dans trois directions. Après l'effondrement du bloc soviétique, l'OTAN a cherché à associer de nouveaux pays partenaires non seulement en acceptant d'ouvrir à l'Est l'adhésion à l'Alliance atlantique mais aussi en développant des formes d'association d'autres pays bien au-delà de son aire géographique d'origine. Le Partenariat pour la Paix en est un bon exemple de cette stratégie d'adaptation, puisque ce Partenariat avait une vocation mondiale, au point que certains ont même envisagé que l'OTAN devienne in fine une organisation ouverte à tous les pays du monde. Trois décennies plus tard, le constat est que l'OTAN reste essentiellement l'instrument d'une sécurité collective militaire euro-atlantique.

L'attractivité de l'OTAN légitime son existence

Un deuxième élargissement a concerné les missions de l'OTAN. Le risque de troisième guerre mondiale s'éloignant au début des années 1990, l'alliance a tenté de se redonner une légitimité en couvrant non seulement la sécurité collective de ses pays membres mais en proposant aussi d'agir au profit de la stabilité internationale. L'OTAN a même cherché à étendre ses missions dans le domaine de la sécurité intérieure ou civile, notamment en combattant la piraterie au large de la Somalie, et à la lutte contre le terrorisme. Force est de constater que, contrairement à l'Union européenne qui dispose d'un spectre large d'instruments dans la sécurité et la défense, la "comprehensive approach" de l'OTAN reste très centrée sur les dimensions militaires de ses opérations. Ceci est tout à fait cohérent, cependant, avec sa raison d'être initiale et le cœur de ses compétences.

Enfin, l'élargissement géographique, déjà évoqué, vers les pays d'Europe de l'Est, reste une tentation forte pour faire de l'adhésion de nouveaux pays membres une dynamique de légitimation politique en soi. Plutôt que de se poser la question de l'évolution de la nature de l'OTAN, la démonstration de son attractivité est devenue en quelque sorte une manière de légitimer l'existence de l'Alliance atlantique et des structures qui l'accompagnent. Cependant, comme le montre le lancement du groupe d'experts en mars dernier, cette stratégie apparaît tout à fait insuffisante.

Faiblesse et fragilité des liens des pays membres

Le discours de Jens Stoltenberg à Bratislava début octobre illustre tout à fait la vision très large des missions de l'OTAN pour son Secrétaire général. Les menaces nécessitent, a-t-il souligné, que de nombreuses ressources civiles soient pris en considération pour contribuer à la résilience des nations de l'Alliance et qu'elles soient protégées de manière adéquate.

Ces tentatives de renouvellement du périmètre d'activités montrent à quel point le sens de l'Alliance et, plus encore, de l'organisation qui en est le cœur vibrant apparaît de moins en moins tangible ou pérenne. La question mérite d'être posée : les nations de l'Alliance partagent-elles toujours les mêmes enjeux et les mêmes objectifs ? Les récentes tensions en Méditerranée orientale sont là pour souligner la faiblesse ou la fragilité des liens qui unissent les pays de l'OTAN. Comment pouvons-nous concevoir que des membres d'une alliance en viennent pratiquement à un affrontement naval tant leurs divergences sont marquées ? D'ailleurs, faut-il rappeler qu'au cours des trois dernières décennies, la seule course aux armements en Europe est celle qui se déroule entre la Grèce et la Turquie, qui sont toutes deux membres de l'Alliance...

Les doutes et la diminution des liens entre pays membres font de l'OTAN une organisation en quête de sens. La difficulté est qu'une alliance peut se définir aisément contre un adversaire commun (si possible puissant et menaçant), mais il est plus difficile de la faire reposer sur un objectif de défense collective dans l'absolu, même si les nations qui la composent peuvent partager un socle de valeurs communes.

L'OTAN tire les dépenses de défense des Européens

Pourtant, malgré les hésitations et les doutes des dernières décennies, l'Alliance atlantique et l'OTAN sont aujourd'hui encore utiles, en particulier pour les pays européens. Il ne s'agit pas uniquement de conserver le lien avec les États-Unis mais aussi de donner une cohérence et un objectif aux efforts nationaux. Le véritable enjeu est que les nations européennes de l'Alliance se réapproprie ces outils au service de leur sécurité internationale. L'OTAN ne peut pas et ne doit pas se résumer à une simple caisse de résonance des attentes des États-Unis.

La grande vertu de l'OTAN est de tirer vers le haut les efforts de défense des pays membres, notamment afin de pouvoir assurer les missions de dissuasion nucléaire de l'Alliance. Un des plus grands défis pour les Européens dans la sécurité internationale est que beaucoup de nations ont un esprit de défense qui s'est affaibli. Ceci reflète la situation de paix dans laquelle se trouve le continent, toutes choses étant égales par ailleurs, depuis la fin de la guerre froide. Ce progrès majeur de pacification peut néanmoins conduire les peuples et les dirigeants politiques à négliger l'effort de défense qui est nécessaire pour préserver la paix et la stabilité.

Si vis pacem, para bellum : des dépenses militaires excessives peuvent conduire au militarisme et la guerre mais, à l'inverse, des dépenses trop faibles rendent les pays fragiles face au risque d'une agression extérieure. Or tous les indicateurs montrent qu'en dehors de l'OTAN, beaucoup de pays européens baisseraient la garde de manière très significative. Il est possible de critiquer l'objectif Otanien de dépenser 2% du PIB dans la défense, car cet objectif ne repose que sur lui-même, mais il oblige les pays à réfléchir sur une mise à niveau de leur outil de défense. Ceci est encore plus vrai concernant l'objectif complémentaire d'investir 20% des dépenses militaires dans les équipements. L'OTAN favorise ainsi un effort national et collectif.

L'OTAN, un outil d'efficacité pour l'interopérabilité

Enfin, l'OTAN a un rôle important pour assurer l'interopérabilité des armées en promouvant une standardisation des équipements. Sans celle-ci, les différents pays européens seraient tentés de renationaliser leurs investissements, au détriment d'une efficacité collective, faute d'une réelle "Europe de la défense". Or l'existence de forces centrifuges ne peut que conduire à une hétérogénéité croissante des armées, de leurs doctrines et de leurs équipements. L'OTAN joue ainsi un rôle de garde-fou qui aide les Européens à être plus efficaces ensemble, ce qui est une vertu importante pour pousser en faveur du bon niveau d'effort de défense et compte tenu des menaces partagées par l'ensemble des pays du continent.

Beaucoup de pays veulent que l'Union européenne concentre ses efforts dans la défense vers le renforcement de l'OTAN. Pourquoi ne pas faire l'inverse ? L'OTAN peut être un outil aidant les pays européens à structurer les efforts nationaux et communautaires dans la sécurité internationale. Ceci suppose toutefois que les Européens soient proactifs au sein de l'OTAN et arrêtent d'attendre des États-Unis des instructions sur la manière de conduire leurs efforts de défense.

Une concertation entre Européens

Plus que jamais, il est important de mettre en place une concertation entre Européens au sein de l'Alliance, comme avait tenté de le faire la France à partir des années 1970 au travers de l'Union de l'Europe Occidentale. Il n'est pas nécessaire de brandir l'étendard d'un "pilier européen" au sein de l'Alliance, ce qui risquerait de braquer beaucoup de pays craignant une réaction négative de Washington. Cependant, un rapprochement entre Européens, de manière pragmatique et ad hoc, afin de converger sur des positions partagées serait un moyen de peser ensemble et de penser ensemble.

"En pratique, et au jour le jour, notait Hubert Védrine dans son rapport de 2012, il existe de nombreuses occasions au sein de l'OTAN, et en particulier entre les ministres européens concernés, de renforcer la concertation ou la réflexion européenne en amont sur les questions traitées à l'OTAN, en relation avec les réflexions menées au sein de l'Union européenne". Cette recommandation est d'autant plus d'actualité que l'Union européenne met en place une "Boussole stratégique", dont la conception a été lancée sous la présidence allemande (depuis juillet) et doit se terminer sous la présidence française début 2022.

Outre une réappropriation de l'Alliance par les Européens et donc de leur responsabilisation plus forte par rapport à leur rôle dans la défense européenne, cette approche permettrait aussi d'apporter une cohérence aux positions sur la défense de ce côté de l'Atlantique et de mettre en place un dialogue équilibré avec les États-Unis sur les grands enjeux. Loin d'être conflictuelle, une telle démarche rendrait les Européens plus matures et force de propositions, au plus grand bénéfice de la résilience et de la pérennité de l'Alliance.

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* Le groupe Mars, constitué d'une trentaine de personnalités françaises issues d'horizons différents, des secteurs public et privé et du monde universitaire, se mobilise pour produire des analyses relatives aux enjeux concernant les intérêts stratégiques relatifs à l'industrie de défense et de sécurité et les choix technologiques et industriels qui sont à la base de la souveraineté de la France.

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Commentaires
a écrit le 05/11/2020 à 8:25 :
Une seule phrase ruine toute l'analyse ou du moins sa motivation : si "la remontée en puissance de la Russie et ses opérations hybrides aux portes de l'Europe (suscitent) des craintes légitimes des pays d'Europe de l'Est" alors cela ne fait pas qu'apporter "un peu de souffle à l'OTAN" mais justifie complétement son maintien et son utilité. Considérer que la Russie est par nature expansionniste ne peut qu'inciter à disposer de quoi contrer sa force militaire. Et ce qui se lit en filigrane tout au long de l'analyse c'est bien cela, car les autres considérations sont artificielles, limites simplistes (pour un si grand nombre de contributeurs!) ou alors ils n'ont jamais regardé une carte et observé la ceinture dressée par l'OTAN autour de la Russie par l'entrée de pays frontaliers dans l'organisation ni pris connaissance des dispositifs de "défense" installés dans ces pays. L'Otan vise essentiellement au soutien de la politique étrangère américaine qui se fait souvent par conflits interposés et incidemment à empêcher la Russie de s'opposer à cette politique. Cela est évident depuis la conférence de Munich pour la sécurité de 2007 au cours de laquelle Poutine a affirmé la volonté de la Russie de ne pas laisser s'instaurer un monde unipolaire dirigé par les états unis.
a écrit le 05/11/2020 à 7:56 :
Difficile d'être plus consensuel et d'enfoncer plus de portes ouvertes en un seul texte. Peut-être est-ce le fait d'être à trente rédacteurs ? ou alors c'est l'air du temps...
L'OTAN est là pour exécuter la politique des Etats-Unis, qui sont prêts à tout pour empêcher un rapprochement entre la France et la Russie - et pareil avec l'Allemagne. Et il y a des gens dans les pays d'à côté (j'en ai rencontré !) qui disent "si les Américains veulent bien faire la guerre pour nous protéger, pourquoi se fatiguer avec une armée à nous ?"
a écrit le 03/11/2020 à 19:06 :
Il est étonnant qu'un tel groupe d'experts, qui connaissent forcement bien le sujet et ses " environs" géopolitiques, ne parle pas de l'essentiel lorsqu'il s'agit de l'éventuelle pérennité de l'OTAN et de son rôle revisité. L'OTAN était (et demeure encore) une "occupation" militaire de l'Europe par les US, avec à sa création, comme principal argument et justification, la menace soviétique. En fait l'UE n'ayant pas de Défense propre ne peut prétendre à une quelconque souveraineté et reste une Union économique dans laquelle les US contrôlent bien des choses…et, en suivant cette stratégie, depuis ces dernières années, ont fait en sorte que la Russie ne se lie pas trop étroitement avec l'UE (pb de l'Ukraine, entrée dans l'OTAN des ex-pays du pacte de Varsovie, etc…). Lorsque l'on parle d'un "esprit de Défense qui s'est affaibli" c'est justement la facilité due à la présence de l'OTAN qui en est la raison et non la pseudo-paix de 70 ans (car alors quid de la guerre de l'ex-yougoslavie?). Par ailleurs, parler de standardisation des équipements ne se justifie que si l'on précise que cela a favorisé et favorise largement l'industrie de Défense US. La propagande anti-Russe qui a envahi les médias peu après la chute du mur de Berlin, l'implantation de bases de lancement de missiles spécialisés et de forces de l'OTAN près des frontières Russes (en désaccord avec les promesse faites à Gorbachev), l'expansion du nombre de membres de l'UE avec tous les pays frontaliers de la Russie, tout cela répond à des objectifs économiques et de maitrise de l'UE beaucoup plus qu'à des raisons strictement militaires. C'est pour cela que la création d'une vraie Défense Européenne souveraine sera toujours combattue, en coulisses, par notre "allié". En ce sens, cette étude de "Mars" peut paraître un peu ambigüe...
Réponse de le 03/11/2020 à 19:34 :
Merci pour votre rappel! Étonnant que l'on ne censure pas une vérité!
a écrit le 03/11/2020 à 13:08 :
Une instance de réflexion franco française de plus, porte parole du lobby du complexe militaro-industriel national, qui peut à la rigueur être entendue outre Rhin, car il y a là bas une industrie militaire puissante à défendre et à développer.
Par contre, elle est à mon sens, totalement inaudible pour les PECO qui retiennent que l'énorme parapluie de défense américain déployé pdt la Guerre Froide, a fini par les délivrer des griffes du Pacte de Varsovie et que cette couverture reste emminement crédible à inotre époque ( annexion de la Crimée et d'une partie de l'Ukraine, conflits au MO et en Asie ctrale,, incertitudes ds le jeu géopolitique dangereux de la Turquie, montée de la puissance et la présence militaire chinoise aux portes du MO...Bref, une menace bien visible à l'Est de l'Europe.
Réponse de le 05/11/2020 à 10:05 :
La position des PECO n'est plus celle d'il y a quinze ans. Ils ont commencé à comprendre les limites de l'engagement US - et ses arrière-pensées.
"Jeu géopolitique dangereux de la Turquie" : on suppose que votre humour est involontaire, sachant que ce jeu, en effet dangereux, est permis par les USA. De ce point de vue, le parapluie est un facteur de risque, même la Pologne s'en est émue.
a écrit le 03/11/2020 à 12:07 :
"Ces dernières années, la remontée en puissance de la Russie et ses opérations hybrides aux portes de l'Europe ont apporté un peu de souffle à l'OTAN en raison des craintes légitimes des pays d'Europe de l'Est."
Sans les provocations répétées de l'OTAN pour exister, la Russie ne se serait pas réarmée à ce point. L'OTAN n'a plus de raison d'être, c'est aujourd'hui devenu une menace qui doit disparaitre.
a écrit le 03/11/2020 à 10:31 :
Le 7 mars 1966, le général de Gaulle annonçait à son homologue américain, Lyndon Johnson, le retrait de la France de l'OTAN.
La réintégration de la France dans l'OTAN a été annoncée par le président de la République Nicolas Sarkozy au Congrès à Washington le 7 novembre 2007. ...
Réponse de le 03/11/2020 à 19:17 :
lachose; Le même Sarkozy qui, se disant plus ou moins Gaulliste, (!) a rompu notre pacte souverain en se soumettant à cette instance de domination de l'UE, dans le concert des atlantistes successeurs de Monnet et, cerise sur le gâteau, a floué la souveraineté nationale en trahissant le referendum sur Maastricht. Pour arranger les choses, à la demande de ses alliés US, il déclenche la guerre en Libye, et nous voilà submergé par des vaques d'immigration incontrôlable. Il fut un temps où il en fallait bien moins pour être "vidé".
Réponse de le 05/11/2020 à 10:06 :
Retrait de l'organisation militaire intégrée, pas de l'OTAN lui-même.
a écrit le 03/11/2020 à 8:35 :
Ça ne change pas grand chose, notre nation diluée dans les intérêts du consortium européen financier n'a plus pignon sur rue, les annonces de notre président sont au mieux ignorées si ce n'est de plus en plus souvent moquées à l'étranger.

L'avantage d'être dans l'OTAN c'est que du coup cette pitoyable faiblesse se voit moins noyée parmi les autres pays impuissants comme les allemands qui sont bien contents que nous soyons tombés aussi bas qu'eux en terme de diplomatie.
Réponse de le 05/11/2020 à 10:08 :
Un peu excessif. Sans comparer les personnages, De Gaulle était moqué au quotidien par la presse anglo-saxonne. C'est plutôt bon signe, ça veut dire qu'on irrite.

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