La catharsis japonaise

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Michel Santi est l'auteur de "Splendeurs et misères du libéralisme", ouvrage dans lequel il s'interroge sur les raisons de la crise qui secoue l'Europe. Dans cette chronique, il évoque l'expérience japonaise, qui après avoir traversé une "décennie perdue", a décidé de rompre avec la déflation via une politique budgétaire et monétaire audacieuses visant à affaiblir le yen et relancer les exportations.

 Voilà environ cinq ans que l'orthodoxie paralyse toute reprise économique et que le politiquement correct tétanise les banques centrales. Le chômage très élevé - qui ira en s'aggravant en 2013 dans un pays comme la France - n'y change rien. L'obsession des déficits et l'angoisse face aux expéditions punitives des marchés unissent les meilleurs adversaires - droite comme gauche - dans un même combat contre un ennemi commun, quoiqu'imaginaire, à savoir l'inflation ! Rien ne doit être entrepris pour attiser l'inflation, et tout doit être sacrifié à l'aune de l'austérité. Car il est dit que nous serons un jour récompensés en retour : dans cette vie, ou plus vraisemblablement dans l'autre... Une nation majeure - le Japon - vient cependant de trouver le cran de rompre ce consensus touchant. En décidant d'aborder le problème par le bon bout tout en identifiant enfin ses vraies priorités. C'est en effet bien avant que notre monde occidental ne sombre, dès 2007, que la répétition générale de notre crise économique fit des ravages dans ce pays. Tardives et timorées furent pourtant les réactions et mesures des gouvernements qui s'y succédèrent depuis l'implosion - au début des années 90 - de ses marchés immobilier et boursier. Bridés par le dogme néo-libéral qui considère les déficits à l'égal de l'Antéchrist, les dirigeants nippons commirent systématiquement l'erreur puérile de réduire leurs dépenses publiques avant que la reprise économique en cours ne soit suffisamment solide. Pour laisser la place à un régime chronique déflationniste qui devait régner en maître dès la fin des années 90.

Sursaut national

Un homme - Shinzo Abe - qui vient d'être élu Premier Ministre de ce pays avec une majorité écrasante vient néanmoins de décider de mettre en place une « politique monétaire audacieuse, une politique budgétaire flexible et une stratégie pour encourager l'investissement privé », pour reprendre les termes de son communiqué à l'issue de sa victoire aux élections. La séquence de l'arrivée au pouvoir de cet homme peu conventionnel, comme du changement radical d'approche pour remédier à ce mal endémique qu'est la déflation, ne doit pourtant rien au hasard. En effet, pour la première fois depuis 1980, la balance commerciale de ce pays est très clairement déficitaire ! Si le déficit budgétaire nippon était effectivement toléré par les citoyens et par l'élite de ce pays, tout comme l'était jusque là l'anémie de sa conjoncture économique. S'il importait peu après tout que la dette publique japonaise se monte à 230% du P.I.B. national (ce chiffre étant à 110% aux U.S.A.), car détenue à 85% par des nationaux. Le fait que le Japon ne soit plus une nation créditrice et que les japonais commencent à devoir de l'argent à des créanciers étrangers a provoqué un sursaut national, intelligemment exploité par Monsieur Abe, qui a promis de transformer les déficits de son pays en excédents.

La Banque du Japon doit jouer son rôle

Pour atteindre cet objectif, le nouveau gouvernement nippon a impérativement besoin de la coopération sans faille de sa banque centrale - la Banque du Japon - qui s'est révélée pour le moins défaillante dans sa lutte contre la déflation, comme contre l'appréciation gigantesque de sa monnaie - le Yen - ayant vu sa valeur doubler depuis le début des années 90 ! Voilà donc les fondements de cette nouvelle politique japonaise dont l' « audace » consistera à affaiblir le Yen et à induire une reflation salutaire dans l'économie grâce au levier de baisses de taux quantitatives dignes de ce nom. Pourquoi préserver l'indépendance de banquiers centraux - personnages qui se retrouvent à des postes stratégiques de première importance sans bénéficier du suffrage populaire - si ceux-ci refusent de mettre leurs munitions à disposition de la croissance économique, sous le prétexte fallacieux de la lutte contre l'inflation ? Comme la politique monétaire d'une nation ainsi que le niveau de sa monnaie nationale doivent être mis au service de l'activité et de l'emploi, il est donc naturel que ce soient les dirigeants politiques - élus - qui en aient le contrôle.

Un exemple pour l'Europe en crise

La plate-forme de Shinzo Abe consistant précisément en une création monétaire intensive qui permettra également l'affaiblissement du Yen, et autorisera du même coup la relance des exportations japonaises. D'où le programme de stimuli tout récemment décrété par Abe et qui atteindra l'équivalent de 10.3 trillions de yens, ou 116 milliards de dollars. Montant impressionnant qui produira immanquablement des résultats positifs sur le front de la lutte contre la déflation, particulièrement en regard des données démographiques japonaises peu encourageantes. Puisse l'exemple japonais inspirer nos responsables économiques et monétaires européens car l'expérience nippone - l'actuelle avec Abe mais également celle des « décennies perdues » - démontre l'impérieuse nécessité de mesures déterminées et énergiques pour lutter contre la récession. Qui produisent d'ores et déjà des résultats notables, puisque le Yen a largement entamé sa dépréciation et qu'un vent d'optimisme s'installe progressivement sur l'économie et sur les investissements dans ce pays.

Le Japon, largement étudié et analysé pour sa déflation et pour l'implosion dramatique de ses bulles spéculatives, sera-t-il un jour cité en exemple pour sa volte-face contre l'orthodoxie ?

*Michel Santi est un économiste franco-suisse qui conseille des banques centrales de pays émergents. Il est membre du World Economic Forum, de l'IFRI et est membre de l'O.N.G. « Finance Watch ». Il est aussi l'auteur de l'ouvrage "Splendeurs et misères du libéralisme"

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Commentaires
a écrit le 29/01/2013 à 17:01 :
toujours aussi pertinent !
a écrit le 29/01/2013 à 15:39 :
Si tous les pays font la même chose, quel est le résultat ?
1) pas de bénéfices sur les exportations
2) inflation et donc réduction mécanique de la dette (du moins celle des prêts à taux fixe) est % du PIB dans tous les pays, mais tous ceux qui ont prêté aux états sont "ruinés" car se font rembourser en monnaie de singe.
Qui a donc intérêt a ce qu'il n'y ait pas d'inflation ? Les détenteurs de dette des Etats = les banques, et les marchés boursiers.
Il y a une faille dans ce raisonnement ?

Réponse de le 29/01/2013 à 18:14 :
...et comme la majorité de la dette japonaise est détenue par les financiers japonais, j'imagine que là bas, le lobbying pour empêcher toute intervention monétaire a du être intense
a écrit le 29/01/2013 à 14:06 :
Petite erreur de traduction en français c'est 10.3 billions de yens et pas 10.3 trillions de yens, il y a quand même un rapport de 1 million entre les deux...
a écrit le 29/01/2013 à 7:05 :
> Dans cette chronique, il évoque l'expérience japonaise, qui après avoir traversé une "décennie perdue"

1992-2012 = 20 ans, pas 10.

> a décidé de rompre avec la déflation via une politique budgétaire et monétaire audacieuses visant à affaiblir le yen et relancer les exportations.

Encore faut-il que les autres pays acceptent cette manoeuvre et ne suivent pas le Japon dans la même spirale...

> En effet, pour la première fois depuis 1980, la balance commerciale de ce pays est très clairement déficitaire

Dans quelle mesure ce déficit est-il dû à l'arrêt (temporaire) des réacteurs nucléaires, et l'augmentation importante des importations de gaz/charbon pour alimenter les centrales thermiques?

> le Yen - ayant vu sa valeur doubler depuis le début des années 90

Les Américains avaient fait une très forte pression pour que le Japon apprécie sa monnaie et libéralise son marché financier. On a vu le résultat.
a écrit le 28/01/2013 à 23:30 :
Ca fait 20 ans que le japon augmente sa dette, et sans résultat.
Pourquoi ca devrait marcher cette fois-ci ??!!
Ridicule.
Si imprimer des billets était une bonne stratégie, ça se saurait !
Réponse de le 29/01/2013 à 9:31 :
Une spirale déflationniste est comme son nom l'indique un cercle vicieux. Il n' y a pas besoins d?être un expert pour deviner que pour casser ce cercle vicieux, il faut prendre des mesures inflationnistes. Et ça fait 20 ans que le japon n'a rien fait pour régler le problème.
a écrit le 28/01/2013 à 18:48 :
Ça fait longtemps que le japon aurait du faire de la création monétaire. Quand il s'agit de rééquilibrer une monnaie surévaluée. ce n'est pas une solution de facilité mais une décision logique.
a écrit le 28/01/2013 à 17:08 :
La déflation et la crise économique japonaise s'expliquent essentiellement par la crise démographique que connait le pays. Le Japon voit en effet sa population baisser, ce qui déprime la consommation intérieure et rend le pays dépendant des exportations.
Réponse de le 28/01/2013 à 18:51 :
Vous avez peut être raison, cela dit la crise au japon a débuté vers les milieu des années 90, avant que la population ne commence à baisser. Cela est peut être un facteur de la crise mais je ne suis pas sûr que cela explique tout.
a écrit le 28/01/2013 à 15:41 :

Voici un article du site www.24hgold.com de ce jour :

Après l'annonce de la décision de l'Allemagne de rapatrier une partie de ses stocks d'or détenus à New York, Londres et Paris, il semble que le mouvement de rapatriement des stocks d'or s'accélère.

Cette fois ci c'est la Suisse qui est concernée avec le mouvement "The Swiss Gold Initiative" lancé par 4 membres du parlement Suisse en Mars 2012, mouvement qui exige le rapatriement de l'or détenu par la banque nationale Suisse. Source

90 000 personnes soutiennent ce mouvement, or dés qu'il atteindra 100 000 personnes, le parlement Suisse devra organiser un référendum.

Ce mouvement affirme que les Suisses devraient avoir le droit de donner leur avis sur 3 points :

- le fait de garder les stocks d'or de la nation en Suisse.

- de pouvoir empêcher la banque nationale Suisse de vendre tout ou partie des réserves d'or du pays.

- d'imposer à la banque nationale Suisse de détenir au minimum 20% des réserves en or physique.

Pour le moment la banque nationale Suisse n'a pas souhaité révéler ou se situent les stocks d'or du pays mais ce mouvement, dès qu'il atteindra les 100 000 personnes, l'y obligera certainement.

Nous parlons ici de 1040 tonnes d'or physique...

Les Etats n'ont visiblement plus confiance dans les banques centrales (New York Fed et Banque centrale d'Angleterre), censées détenir l'or physique pour le compte de nombreux Etats.

On comprend pourquoi quand on s'aperçoit que l'Allemagne mettra 7 ans à récupérer de la FED de New York, de la Banque centrale d'Angleterre et la Banque de France, ce qui ne représente qu'une petite partie de la totalité de son stock d'or.

Comment est il possible que 7 ans soient nécessaire pour expédier le stock d'or de l'Allemagne ?

L'or n'y est peut être tout simplement plus comme l'affirme le GATA, prêté aux banques d'affaires et vendu sur les marchés pour maintenir les cours sous pression et sauvegarder encore un temps la confiance dans le système monétaire d'argent "papier" non convertible.

Si l'or n'y est plus (tout ou partie) d'ou viendra t-il ? Peut être qu'un début de réponse se trouve dans l'intervention commune de la France et des USA au Mali, le pays d'Afrique le plus riche en or ? Timing troublant au demeurant...
a écrit le 28/01/2013 à 14:37 :
Abe a fait sortir le Japon de la spirale du yen fort, yen qui s'appréciait malgré une dette publique absolument folle...mais qui fait rêver les laxistes et les démagogues en France, Fabius en avait fait référence en disant il y a quelques temps avant les dernières élections présidentielles, qu' en France on avait de la marge malgré la forte dégradation de la dette publique sous l'ère Sarkozy. En effet 90% rapporté à 225%!!!!. Le fait est que nous sommes dans un jeu type Monopoly, dans lequel toutes les règles sont pipées, le banquier central mondial laisse filer sa monnaie depuis le début des années 70 et même avant, pour rester compétitif et financer ses déficits qui ont atteint des niveaux records, les pays dits émergents sont sortis du trou grâce à la mondialisation du capital US puis européen et à l'informatique et l'électronique, et surtout du fait de deux choses l'hyper explotation humaine et la destruction de l'environnement ou des conditions de vie au plan environnemental. J'en rajoute une troisième essentielle, la faiblesse des monnaies des pays concernés qui justifie l'attitude US concernant sa propre monnaie. Cette situation a coulé le Japon qui commençait à devenir très gênant sur les technologies de pointe pour les US. Enfin cette situation a engendré des flux de capitaux spéculatifs amplifiés par la corruption, l"activité des banques avec des instruments financiers incontrôlables et incontrôlés, et la spéculation - financière, immobilière et foncière à l?origine de laquelle se trouve les banques et fonds et bien entendu les banques centrales qui en baissant massivement les taux ou en agissant pour cela alimente la spéculation. Et l'Europe dans tout ça? L'Europe de Bruxelles roule pour les allemands (et les anglais à l'origine desquels on trouve le laisser faire laisser passer et la spéculation des activités financières + l'évasion fiscale tant décriée aujourd'hui par un Cameron, on rêve mais non) et leur théorie de monnaie forte pour importer des composants fabriqués en dollars ou zone dollar ou zone non euro, et exporter notamment vers la zone euro, mais cette théorie est en train de s'effondrer avec l'effondrement de l'économie des pays de la zone euro...hors paradis fiscaux ou pays bases arrières des intérêts US (Belgique, Irlande, Luxembourg, Autriche, Pays Bas). Quant aux nouveaux membres de l'UE et bientôt de l'UEM tels la Pologne ou la République Tchèque, où les investissements étrangers en particulier allemands et chinois sont massifs, je leurs dis n'adhérez à l'euro car ce jour là les investisseurs se feront le malle à commencer par les allemands. Merci donc à l'OMC, merci à l'Europe technocratique favorable aux intérêts des groupes mondialisés dont l'essor a démarré sous Delors, merci à l"Allemagne car tous ces gens là et institutions là sont en train de nous couler avec l'aide il faut bien le dire de notre propre myopie, et de la démagogie ahurissante des politiques qui en plus ont révélé et révèle toujours leurs incompétence infinie.Et Obama dans tout ça, eh bien il reste dans la ligne du parti, pourquoi changer, lui il est là pour le marketing et pour l'image de marque US qui ces derniers temps avec l'Irak et l'Afghanistan (les bavures) en avait pris un coup dans l'aile.
Réponse de le 28/01/2013 à 15:16 :
Accuser tel ou tel pays d'être le ou les responsable des malheurs engendrés par 40 ans de conservato collectivisme anti libérale en France, ne rime à rien. Chaque pays défend ses intérets, le problème n'est pas la. Le problème est que les monnaies papier sans étalonnage à l'or (comme le démontre parfaitement le commentaire de Max ci dessous), et l'interventionnisme étatique de droite comme de gauche, et donc contre l'économie elle même, sont les seuls responsables de l'état de déliquescence de la France, mais aussi de tout l'occident. Il faut rétablir l'étalon or, arrêter de financier artificiellement l'économie avec la planche à (faux) billet, de créer de l'endettement qui crée la bulle financière depuis 1971, et sa prochaine explosion qui finira de ruiner tout le monde. Il faut libérer l'économie des états interventionnistes et confiscateurs. Le reste n'est que du blabla revanchard, et teinté de politique, avec des formules toutes faites et archi rabâchées.
Réponse de le 28/01/2013 à 15:57 :
Désolé pour les quelques coquilles et fautes contenues dans mon commentaire ci dessus; J'en profite pour ajouter un dernier point qui me parait significatif en fait c'est une question; Quelles ont été les actions des institutions européennes en particulier du Conseil Européen, de la Commission Européenne et de l'Eurogroupe pour aller chercher en responsabilité (pour leur part) dans la crise financière les agences de rating US, les banques d'affaires US, des grands cabinets d'audit US. L'imporant n'est pas de s'en tenir au respect des lois qu'on a manipulé ou affaibli, la responsabilité doit être recherchée dès qu'on a détourné l'esprit des lois et qu'on a sciemment vendu de la m...ou acheté à trop bon compte des actifs que ce soit de la dette souveraine qu'on a fait décoté ou des obligations et actions de groupes bancaires ou bien encore qu'on a permis à des groupes déjà hyper puissants (complexe militaro-industriel US oblige) de racheter des start up (européennes ou autres) à très fort potentiel qui plus est en payant avec de la monnaie de singe (actions de l'acheteur hyper gonflées -merci l'évaluateur, encore une banque d'affaires notamment US ou en monnaie qu'on laisse filer parce que s'endetter dans cette monnaie ne coute rien.
Réponse de le 28/01/2013 à 16:18 :
Lorsque vous aurez compris que le gouvernement américain interventionisme (loin d'etre libéral n'en déplaisent aux collectivistes français) a forcé les deux plus grandes agences hypothécaires Fanny Mae et Freddy Mac dans les années 2000, sous Clinton, à préter de l'argent à des millions de gens insolvables pour acheter des maisons à crédit, et ainsi tentés de relancer artificiellement l'économie, vous comprendrez que les forces sont ailleurs. Ces prets en grande partie n'ont rapidement pas pu être remboursés, et les banques prêteuses ont refilé le "bébé" à d'autres pour éviter de se faire ele même plumer, et elles ont inventés des produits financiers pour diluer le risque, ou le faire reporter sur d'autres investisseurs. Les agences de notation, et autres auditeurs, sont tous dirigés par des copains de la même mafia, tous corrompus, et tous issus du même sérail, des mêmes écoles et des mêmes clubs, comme en France d'ailleurs. Ainsi faire des procés à ces firmes ne servirait pas à grand chose, et n'aboutiront jamais, les vrais responsables sont ceux qui font semblant de s'en prendre à eux, un écran de fumée en quelque sorte. Qui va s'en prendre aux US ? Vous ? Holland ? Je me marre vous n'avez aucune chance. La seule chose que vous pouvez faire à votre niveau c'est de vous instruire et bien comprendre comment cela se passe, pour éviter de croire encore aux paroles des conservato collectivistes étatistes (UMPS) qui nous dirigent depuis 40 ans, et qui sont eux aussi les responsables de l'état de l'économie française depuis 40 ans, et des résultats que nous connaissons. Il faut que vous protégiez vos économies ou épargnes en achetant de l'or physique, avant de tout perdre lorsque la bulle financière de fausses monnaies papier (comme l'écris Max) n'éclate. Le reste n'est que du verbiage.
a écrit le 28/01/2013 à 12:33 :
la France n a encore pas connu l austérité cad la reduction des dépenses publiques improductives!
On a fait qu augmenter les impots
Si on suivait l exemple canadien on retrouverait de la croissance dans quelques années
a écrit le 28/01/2013 à 12:21 :
Ce monsieur nous explique que ce qui est dramatique ce sont les implosions des bulles speculatives et non pas les bulles speculatives elles memes !
alors continuons à dilapider les richesses que les generations futurs creeront, de toute façon quand ça petera nous on sera plus là...ce qui compte ce sont mes bonus à la fin de l'année !
a écrit le 28/01/2013 à 11:13 :
Ha ? ils ne partagent la vision germanique des choses ????
a écrit le 28/01/2013 à 10:45 :
Pffffff rien de neuf et rien de vraiment authentique dans cet essai. D'une, c'est faux: la crise de 2008 est avant due à l'interventionnisme des Etats et plus particulièrement des USA qui ont encouragé - poussé - les banques à inonder par tous les moyens de marché immobiliers de prêts à des taux trop bas, et insoutenables pour une grande partie de ces gens qui ont crû à la propriété alors qu'ils n'en avaient pas les moyens. le déséquilibre est bien, malheureusement, le fait de l'intervention des politiques qui pensent pouvoir se jouer des règles du marché. Le risque est effectivement l'inflation: des centaines de milliards ont été déversés dans le système depuis 2008, pour soutenir artificiellement le fonctionnement du marché. A nouveau, il aurait été mieux de laisser tomber les pommes pourries, c'aurait été douloureux un an mais le marché serait reparti bien vite. Ont peut survivre à la déflation: les gens voient les prix baisser, les retraités voient leur pouvoir d'achat augmenter. Il faut arrêter de nous bassiner avec les scenarios catastrophes.
a écrit le 28/01/2013 à 10:36 :
Nous vivons aujourd'hui la fin d'un système monétaire dont l'origine date de la décision du président Américain Nixon de mettre fin au "Gold standard" en août 1971. Du jour au lendemain, la convertibilité du dollar en or, a été suspendu imposant un régime de changes flottants. Depuis cette date, nous vivons dans un système de monnaie non convertible en or, une expérience monétaire, où la monnaie peut être créé à partir de rien. Un système dans lequel rien n'empêche les banques de créer de la monnaie à partir de l'émission de dette. Ce système est appelé système bancaire de réserve fractionnaire ou plus simplement système de monnaie 'papier'. Il est important de comprendre que depuis cette période, l'argent est créé à partir de dette, le secteur bancaire percevant des intérêts sur la totalité de la dette émise. En analysant ce système on réalise rapidement qu'il y a moins de monnaie en circulation que le montant total dû aux banques : l'argent en circulation est inférieur à la dette due plus les intérêts, car les banques ne créent que le capital (pas les intérêts dus), ce qui condamne automatiquement les entreprises, les gouvernements, les individus à la faillite sur le long terme si suffisamment de monnaie (via l'émission de nouvelle dette) n'est pas créée perpétuellement afin de rembourser les anciennes dettes. L'étalon-or avait une caractéristique très importante: il imposait une discipline aux banques et aux gouvernements, et rendait impossible la création d'une dette massive, sans avoir au préalable une réserve d'or correspondante. La création monétaire était limitée à la quantité d'or qu'un pays (ou une banque) avait en réserve. Sous un système d'étalon Or, il n'y a pas d'explosion de la quantité de monnaie en circulation, donc pas d'inflation, en conséquence de quoi les prix restent stables. Sous un système d'étalon or, il n'y a pas d'exposition à une perte de pouvoir d'achat due à l'augmentation de la masse monétaire (inflation). A l'inverse, si aucune limite n'est donnée à la création monétaire comme dans le système actuel, la masse monétaire explose, ce qui dévalue la valeur de la monnaie. Seul l'or protège et protègera l'épargnant, l'économie et donc les nations et la paix de ces keynésiens qui ne veulent pas reconnaitre que c'est à cause d'eux, et non à cause des méchants "marchés" qu'on en est la. C'est bien à cause des gouvernements et la concession qu'ils ont fait aux banques en leur donnant la possibilité de créer de la fausse monnaie papier, que nous vivons cette bulle financière qui finira par éclater, et ruiner les économies, et les individus. Ce Michel Santi, un anti libérale acharné, collectiviste et menteur, ne dit pas que cela fait des décennies que les marché sont sollicités tous les jours par les gouvernements pour prêter de quoi combler les déficits dus à leur mauvaise gestion, ces déficits ce ne sont pas les marchés qui en sont responsables, mais bien ces conservato-collectivistes. Achetez de l'or physique pour vous mettre à l'abri. Visitez les sites www.mon-livret-or.com, et www.24hgold.com, pour comprendre et agir pour vous mêmes.
Réponse de le 28/01/2013 à 10:52 :
+ 1 ! Tout à fait d'accord avec ce commentaire. Bravo Max.
Réponse de le 28/01/2013 à 13:03 :
Je ne comprends pas que la Tribune ne se fasse pas rémunérer pour la publicité des vendeurs d'or...
Réponse de le 28/01/2013 à 13:19 :
Personne ne vous oblige à lire, et les arguments avancés sont d'une grande qualité. En avez vous d'autres ?
Réponse de le 28/01/2013 à 13:58 :
Oui, le système monnaie = or, est bien joli dans un système économique clos. Quand les zones économiques échanges entre elles, cela pose des difficultés qui sont adoucies par le système de change flottant.
Réponse de le 28/01/2013 à 13:59 :
Tiens ! un argu-menteur...
Réponse de le 28/01/2013 à 14:38 :
@ Tahi. Faux Les échanges internationaux sont parfaitement assurés avec l'or, comme cela a été le cas avant 1971, et à bien d'autres moments de l'histoire. C'est au contraire le système monétaire uniquement basé sur l'endettement et le papier monnaie non étalonné à l'or qui créent les difficultés actuels, et la bulle financière qui explosera, cela aussi l'histoire l'a prouvée à maintes reprises. Donnez vos sources, vos références, et on verra si vos arguments tiennent toujours. Seul l'or protège de l'inflation, de la manipulation monétaire, et de la déchéance économique et la ruine pour tous.
Réponse de le 28/01/2013 à 14:40 :
à @ libre. Si je suis un menteur démontrez nous en quoi je le serais selon votre accusation. Mais comme vous en êtes incapable, on risque d'attendre longtemps. J'approuve la démonstration parfaitement argumentée de Max, et j'attends de lire vos contre arguments, autres que diffamateurs et puériles.
Réponse de le 28/01/2013 à 14:58 :
Que d'erreurs d'analyse économiques dans ces lignes : le système de l'étalon-or a explosé en raison de la déconnection du taux de change officiel OR/Dollar avec l'or marchandise ....
Ce fut le plus grand hold-uip de l'histoire puisque les USA n'ont jamais remboursé l'or au taux de 35 ? l'once : il n'y avait plus assez d'or aux USA depuis longtemps pour honorer la conversion théorique OR/DOLLAR à la parité fixe !
Voilà qui prouve que l'or ne protège ni de l'inflation et encore moins de la manipulation monétaire.
François
Réponse de le 28/01/2013 à 15:29 :
à "@Max", encore un qui ne sait pas utiliser son propre pseudo et entraine ainsi la confusion. Ecrire qu'il n'y avait plus assez d'or pour soutenir l'étalonnage aux monnaies papiers, et à l'Us dollar, est absurde. Le problème n'a pas été la quantité d'or, mais la volonté politique américaine d'imposer au reste de l'occident leur intérets particuliers, reste du monde qui n'a pas beaucoup discuté (sauf De Gaulle jusqu'à sa mot en 70). La nécessité pour Nixon de financer à crédit la guerre au vietnam, et l'appétit vorace de certains banquiers proches du pouvoir pour mettre la main sur la monnaie à des fins purement vénales, ont "tuer" l'étalonnage à l'or. Ainsi ils ont créés l'économie par l'endettement, l'inflation accrue, la perte de la stabilité économique, la privatisation de la monnaie et sa création à plus soif par la planche à billet. Aujourd'hui aucun état ne peut se prêter de l'argent papier à lui même, il est obligé de se le faire prêter par des banques privées avec des intérets étrangleurs. Pourquoi la création de monnaie est elle aux mains de banquiers privés ? Qui se fait "arroser" au passage pour que ce système perdure ? Avec l'or, ou l'étalonnage d'une monnaie papier à l'or, on ne peut pas subir cela, ce sont des faits que je vous mets au défi de contre dire par des arguments concrets et vérifiables mon cher. L'or est la seule monnaie depuis 5.000 ans d'histoire, et comme il appartient à tous, et non aux gouvernements, ou à quelques banques privées, ceux la le détestent et tentent de manipuler son cours à la baisse pour éviter que les individus perdent confiance dans leurs faux papiers monnaies. Mais ils ne font que retarder l'inévitable. La bulle financière de cette fausse monnaie papier est sur le point d'éclater, aujourd'hui, demain ou dans très peu de temps, ou très peu d'années. Qui sait ? Mais plus ils en impriment, plus le délais se raccourcie.
Réponse de le 28/01/2013 à 18:58 :
Cher MAX, encore un qui par dogmatisme continue à raconter n'importe quoi :
Si vous connaissiez l'histoire du système de l'étalon or comme vous semblez le faire croire.
Les Etats-Unis se sont servis de ce système pour acheter des biens au reste du monde alros qu'ils n'en avaient pas les moyens car tous les pays acceptaient le Dollar et ne demandaient pas la conversion de leurs dollars en OR, car les dollars pouvaient être placés par l'or. Quand les opérateurs se sont aperçus que le Dollar devenait une monnaie de signe, on a créé le pool de l'or pour soutenir la parité Dollar / OR, puis on a créé le double marché de l'or (l'or monétaire et l'or marchandise) qui permettait de remarquer le décrochage entre la parité officielle (35 $ = une once) et la parité officieuse. Face à la déficience grandissante la France a demandé le change des ses avoirs en Dollar.
Désolé de confirmes mes affirmations par des faits aussi précis (l'asymétrie du système avait été évalué par JM Keynes dès 1944 à Bretton Woods : il avait prévu son éclatement !)
Bonsoir M Le professeur MAX
a écrit le 28/01/2013 à 9:58 :
On nage dans le délire total, le Japon cité comme exemple "d'orthodoxie", ce qui aurait causé "la décennie perdue". Ca fait 20 ans que le Japon a mis ses taux à zéro et imprime du yen à gogo, qu'il est en déficit budgétaire abyssal avec une dette qui atteint le record mondial de plus de 200% du PIB, et ça fait 20 ans que ça ne marche pas. Et maintenant on nous explique que c'est parce que la politique monétaire jusqu'à maintenant était encore trop "orthodoxe". On se demande bien comment être moins orthodoxe que cela ? Viser des taux négatifs et une dette à 400% du PIB ?
Nous sommes vraiment dirigés par des fous dangereux, qui ont tous sombré dans un keynésianisme extrémiste totalement absurde. Les déficits et les taux zéro, ça n'a jamais marché dans l'Histoire mais c'est bien sûr parce qu'on n'est pas allés assez loin.
Réponse de le 28/01/2013 à 10:47 :
+1. tout à fait d'accord. quand aurons-nous des politiques qui planifient sur 20 ans plutot que sur une législature?
a écrit le 28/01/2013 à 9:50 :
La France a toujours fait les choses à l'inverse, il n'aurait certainement pas falloir avoir eu Turgot ou Colbert, car l'économie dirigiste comme l'économie communiste ne produit que paupérisation et ruine, maintenant si les Français préfèrent que ce soit l'état qui s'occupe du berceau à la tombe du citoyen, pour ma part je ne choisis pas ce modèle, mais c'est le modèle choisi par cet économiste, on rappellera aussi que la France a toujours eu deux types d'économistes, les droites et les gauches. Le capitalisme est uniquement un facteur de production qui s'appelle l'accumulation d'argent qui est rémunéré par l'intérêt et qui permet de développer une économie par l'investissement et l'industrialisation en motivant le citoyen, en France on fait exactement l'inverse on transfère tout à l'état par absence de maturité du citoyen on le dorlotte du berceau à la mort en titillant sa souffrance et en faisant dans l'assistanat dans tout, évidemment cela conduit au déclin et à la faillite. Le libéralisme est un façon de concevoir la production de bien dans une économie par la liberté du citoyen et pas par l'interventionnisme de l'état qui a conduit les pays qui ont choisi l'intervention de l'état dans la faillite. Maintenant sur le citoyen consommateur et investisseur, il vaut mieux opter pour un citoyen libre contre la tutelle de l'état en économie aussi mais ce monsieur donneur de leçon ne semble par connaître cela, il appartient à la tendance des économistes terreux, le dirigisme étatique il oublie que lorsque l'état intervient c'est toujours la gabegie, la faillite, on l'a vu avec le crédit lyonnais, mais c'est la France tout vient d'en haut, mais pour l'industrie, c'est toujours l'idée du citoyen qui est meilleur que des énarques bureaucrates qui imposent. La rigueur et l'austérité valent mieux que dépenses inconsidérées, bureaucratie et fonctionnariat, car le fonctionnaire ne produit aucune richesse, il ne sert à rien d'avoir de lignes de tgv qui sillonnnent tout le pays ou des autoroutes, si on n'a que des fonctionnaires en bout de chaines il faut des créateurs de richesses et cela l'état ne peut pas les produire mais un système qui s'appelle le libre échange et le capitalisme n'en déplaise à ce Monsieur.
Réponse de le 28/01/2013 à 10:53 :
+ 1 ! Tout à fait d'accord avec vous Tomibiker.
Réponse de le 28/01/2013 à 14:02 :
La question est : à quel stade de dépendance le rentier aigri redevient-il communiste pour se faire payer ses soins et ses couches lybra par la collectivité ?
Réponse de le 28/01/2013 à 14:44 :
à "@libre". Le rentier communiste ? Je ne comprends pas ce que cela veut dire. Essayer de vous exprimer sans distorsion de language propagandiste, si vous voulez vous faire comprendre. Et écrivez avec votre propre pseudo par soucis de clarté.
Réponse de le 28/01/2013 à 17:41 :
Je fais ce que je veux et j'écris ce que je veux car je suis "libre".

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