Bientôt la fin des bourses ?

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Michel Santi est l'auteur de "Splendeurs et misères du libéralisme", ouvrage dans lequel il s'interroge sur les raisons de la crise qui secoue l'Europe. Dans cette chronique, il revient sur les effets pervers des injections de liquidités et de baisses de taux quantitatives pratiquées par les banques centrales. Selon lui, les taux d'intérets infimes, censés favoriser l'investissement, ont contribué à créer une bulle spéculative sur les marchés boursiers.

Le contexte général d'incertitude explique certes partiellement la frilosité des entreprises à investir et à embaucher. La crise européenne, la falaise fiscale aux Etats-Unis de même que les négociations en cours sur le plafond de leur dette, le ralentissement du moteur chinois, sont bien-sûr autant de facteurs qui entrent en ligne de compte dans les décisions - ou dans l'absence de décision - des directions générales. Après tout, les perspectives économiques en Europe - y compris en Allemagne - n'inspirent que du pessimisme. Les Etats-Unis ayant, pour leur part, évité de justesse en fin d'année 2012 une catastrophe annoncée avec la résolution in extremis de leur contentieux budgétaire. Néanmoins, les taux d'intérêts actuels, proches du zéro absolu dans la majorité des pays aux économies dites « intégrées », devraient - en tout cas théoriquement - favoriser l'investissement de la part des patrons d'entreprises.

La réponse se trouve en fait dans la question. Car c'est précisément ce niveau des taux d'intérêts à leur plus bas historique qui, contre toute attente, freine de manière décisive tout investissement sur le moyen et sur le long terme de la part des entreprises. En tentant de sauver le système à travers le levier des injections de liquidités et des baisses de taux quantitatives, les banques centrales ont en réalité contribué bien involontairement à enfler une nouvelle bulle spéculative. De fait, ces taux d'intérêts réels infimes, voire négatifs dans certains pays, censés favoriser l'investissement et dynamiser les économies ont créé un monstre ! Tandis que le marché des actions offrait traditionnellement rentabilité et croissance sur le long terme aux investisseurs, et que le marché obligataire permettait, lui, de dégager du revenu. Les baisses de taux quantitatives ont en effet bousculé cette donne car les liquidités globales se sont dès lors progressivement agglutinées vers les marchés boursiers internationaux qui disposaient d'un atout de taille en ces temps de taux déprimés : les dividendes.

Comme les investisseurs en mal de rentabilité se sont rendus compte que la distribution de dividendes sur les portefeuilles actions répondait très honorablement à leur quête de rendement. Ils ont donc détourné le marché boursier de sa vocation originelle de financement des entreprises pour en faire une machine à produire du rendement par dividendes interposés. Phénomène sans précédent depuis 50 ans, le marché des actions est ainsi devenu un marché obligataire alternatif. Cette mue des bourses mondiales en tiroir caisse pour investisseurs, friands de revenus réguliers et substantiels, est à l'évidence lourde de conséquences pour le monde de l'entreprise, pour les travailleurs, et bien-sûr pour les banques centrales comme pour les dirigeants politico-économiques. Alors que la vocation première des bourses était de mettre les pourvoyeurs de capitaux en relation avec les sociétés ayant besoin de leurs liquidités. Alors que les investisseurs sont supposés percevoir une participation au développement de l'entreprise en contrepartie du risque assumé en mettant leurs capitaux à sa disposition.

Le contexte des taux très bas stérilise de facto toute la palette des investissements. Et la dépendance accrue des entreprises à ces détenteurs de liquidités - préoccupés par obtenir du rendement sur le court terme - opère une redistribution en profondeur des ressources. Tout en contraignant les sociétés à modifier leur stratégie voire leur façon de diriger et de gérer leur outil de travail. De même pour les banques centrales qui constatent que leur politique, souvent agressive, de taux d'intérêts proches du zéro - loin de forcer la main des entreprises pour placer sur le long terme - conduit celles-ci à opter au contraire pour des instruments privilégiant la liquidité à court, voire à très court terme. Comme la distribution de dividendes ou le rachat d'une partie de leurs propres actions. A l'instar de Ford qui a tout récemment décidé de doubler (de 5 à 10 cents) son dividende : opération qui lui coûtera 762.5 millions de dollars mais qui a par ailleurs autorisé la flambée de son titre de 35% ces trois derniers mois !

Comme toujours, le monde de l'argent a donc trouvé la parade pour surmonter - ou contourner - l'écueil des taux nuls et des injections de liquidités en parvenant à trouver une nouvelle « vache à lait ». Son appât du gain a en effet gonflé une nouvelle bulle et a, accessoirement, faussé et dévoyé toute la théorie économique qui veut que des taux d'intérêts à de tels niveaux et qu'une création monétaire dynamique doivent logiquement profiter aux acteurs économiques. Au lieu de cela, les mécanismes de transmission monétaire ont été déroutés pour transformer les marchés boursiers en bandits manchots crachant systématiquement de la monnaie. En outre, la notion de gestion du risque - censée privilégier les marchés obligataires sécuritaires aux bourses nettement plus spéculatives - s'est estompée. Inversement, l'escalade de la prime de risque - c'est-à-dire la rémunération offerte au détenteur d'action en contrepartie du risque assumé - atteint de tels niveaux que les détenteurs de cash (les fonds de pension, les gros investisseurs, les fonds souverains, etc...) ne jurent plus que par des marchés boursiers ayant comme avantage considérable de payer des dividendes, alors que la conjoncture économique est pour le moins déprimée.

Le contexte des taux d'intérêts proches du zéro absolu n'a ainsi fait qu'exacerber cette quête effrénée aux profits de l'investissement globalisé avec, une fois de plus, des conséquences calamiteuses pour l'économie réelle. Les entrepreneurs préfèrent en effet consacrer leurs cash-flows à distribuer des dividendes en lieu et place d'opérer à des placements sur le moyen et sur le long terme dans l'intérêt de leur société et de ses salariés. Les banques centrales savaient-elles que leur politique monétaire hyper laxiste ne ferait qu'accentuer cette guerre que se livrent travail et capital ? En 2011, les entreprises américaines ont en effet dépensé 650 milliards de dollars en distribution de dividendes et rachats d'actions par rapport à un montant de 580 milliards destinés à l'investissement et au développement. Sachant que la tendance pour 2012, meilleure année boursière depuis 10 ans, devrait se révéler encore plus dommageable aux postes bénéficiant traditionnellement à l'outil de travail. Pire encore puisque les émissions obligataires des sociétés ayant prévu de réutiliser ces fonds pour investir dans l'outil de production furent lourdement boudées, au profit de celles qui avaient annoncé dès le départ leur intention de recycler ces sommes en dividendes et en rachats de leur propre titre !

L'influence prépondérante de l'actionnariat sur les stratégies des sociétés cotées dénature donc le métier d'entrepreneur. Pour avoir cédé aux sirènes - parfois aux avertissements - des détenteurs de liquidités ayant pris leur titre en otage, le chef d'entreprise et son directeur financier sont progressivement devenus des pourvoyeurs de revenus réguliers, au détriment de l'investissement et bien-sûr de l'emploi. Le marché des capitaux lui-même n'est plus qu'un gigantesque « hedge fund » qui exploite opportunément les bourses et qui s'en détournera dès que la bulle sera sur le point d'imploser. Que les responsables politiques, économiques et monétaires daignent enfin s'intéresser de près au théâtre boursier et à ses coulisses, si leur souci est bien de rétablir la croissance économique et de résorber le chômage. Car les grands patrons d'entreprises dont le titre est coté ont désormais achevé leur mue en grands argentiers, et jouent à fond le jeu de la financiarisation. C'est pourquoi il n'est plus possible de miser aujourd'hui sur eux, ni sur leurs entreprises, et encore moins sur le marché boursier pour relancer nos économies. Devenue distributrice de capitaux, l'entreprise participe aujourd'hui pleinement de la mort, lente mais inéluctable, du culte des bourses.

*Michel Santi est un économiste franco-suisse qui conseille des banques centrales de pays émergents. Il est membre du World Economic Forum, de l'IFRI et est membre de l'O.N.G. « Finance Watch ». Il est aussi l'auteur de l'ouvrage "Splendeurs et misères du libéralisme"

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a écrit le 23/01/2013 à 10:13 :
rien à ajouter à ce texte, il est seulement triste que l'on doive toucher le fond avec une crise majeur pour rénover l'économie tant celle-ci est sclérosée.

Nous savons que nous fonçons dans le mur mais rien à faire on accélère en souhaitant que si il y a un survivant il fera le nécessaire ...
a écrit le 22/01/2013 à 21:08 :
Bravo! Parfaitement clair.
Mais que vont devenir les liquidités? Immobilier fini, bourse en krach à venir, matières premières trop dangereuses... Alleïïï, on va investir de nouveau dans les PME, enfin!!!

Sinon, l'Etat à une dette car il paie les retraités et leur santé (50% du budget de l'état et 35% du PIB pour 17% de la population)

Et renfloué les banques quand elles ont fauté et donné trop d'argent à Mme SMITH, celle qui dans sonrocking chair passe ses journées à défendre le port d'armes et m'explique qu'il faut que je travaille plus pour créer de la valeur pour l'actionnaire. Elle.
a écrit le 22/01/2013 à 11:11 :
Faute d'orthographe classique avec l'utilisation pronominale : omme les investisseurs en mal de rentabilité se sont rendus compte

ILS SE SONT RENDU compte : ils ont rendu compte à eux-mêmes, le pronom SE n'est pas COD , mais COI.
Réponse de le 22/01/2013 à 12:48 :
Si seulement ceux qui nous corrigent sur internet étaient capables d'apprendre l'orthographe et le reste à nos enfants il y aurait peut etre moins de chomeurs en France. Surtout ne changez rien à l' éducation nationale ! tout va bien !
a écrit le 22/01/2013 à 10:12 :
Peut-être...ou pas. Chacun son idée, mais pas mieux que dans la boule de cristal de madame Irma. L'économie, une pseudo-science qui fait le jeu d'une finance qui a pris le pouvoir et qui nous gouverne depuis les accords scélérats de Brettons Wood et la décision du gouvernement Pompidou de confier aux Banques le financement des Etats.
Réponse de le 22/01/2013 à 10:35 :
JB38 : quand est-ce que vous cesserez de répéter toujours la même bétise à propos de pompidou (c'était VGE en plus) et de cette stupidité des banques qui financent les états... je vous l'ai expliqué au moins 10 fois, vous savez lire ? ou alors vosu faite partie de la mouvance alter-comprenante trèq répendu en France ...
Réponse de le 19/09/2017 à 18:33 :
vous avez complètement raison
a écrit le 22/01/2013 à 8:56 :
Comme l'a dit l'ancien directeur du FMI, quand les bourses perdent leurs contrôles, il faut éponger les excès de liquidité...
a écrit le 21/01/2013 à 19:42 :
Difficile à suivre, le Conseiller. Voici ce que j'ai compris. Merci de me corriger si j'ai tout faux: Les banques et les investisseurs veulent faire des bénénéfices, mais l''état qui ne sait faire que des dettes trouve que c'est mal. Problème: il a besoin des banques. Que faire ? Une loi, bien sûr. Avec des centaines de députés et sénateurs payés au mois, l'état va nous pondre une loi, qui - déjà - protègera le bon peuple de ces affreux spéculateurs. Et, cerise sur le gâteau, avec les bénéfices ainsi acquis, les patrons seront bien obligés d'embaucher.
Réponse de le 22/01/2013 à 0:14 :
L'Etat existe pour faire de la Dette.
a écrit le 21/01/2013 à 19:10 :
Va pour la quantity mais c'est quoi cette théorie sur la bourse?
a écrit le 21/01/2013 à 19:03 :
Effectivement c'est la fin des bourses...elles sont vides....
a écrit le 21/01/2013 à 18:32 :
l'expose concernant les effets des exces de liquidites est clair et convaincant. Par contre, on ne voit pas pourquoi cela condamnerait les bourses, qui se sont parfaitement adaptees a un marche court termiste. Les entreprises et les detenteurs de capitaux utilisent pour leur profit, grace aux bourses, la situation cree par les banques centrales. Quant a savoir si l'abondance de liquidites est bonne ou mauvaise pour l'economie, c'est un autre debat..
a écrit le 21/01/2013 à 16:54 :
http://www.globalislamicfinancemagazine.com/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sukuk
Certains prédisent le futur du système financier assaini avec des méthodes non sans lien avec d'autre mode d'investissement, comme celui de la finance islamique. L'Europe commence tout juste à y venir, loin après l'Asie et l'Océanie.
Réponse de le 21/01/2013 à 17:04 :
n'importe quoi ... quels sont les résultats de la finance islamique ? les pays islamique sotn donc développés ???
Réponse de le 21/01/2013 à 19:35 :
Bonjour, (ne jamais oublier la politesse)
Le problème des pays musulmans est, justement, le fait qu'ils ne pratiquent pas suffisamment ce type de finance.

Par contre, le névralgie chronique de la pensée en Europe et particulièrement en France privé l'economie d'une ressource précieuse pour le simple fait qu'elle soit "islamique".

Le modèle capitaliste que basé sur une économie inflationniste et basée sur la dette arrive en fin de vie. Quelle est l'alternative?

Je vous propose une petite lecture pour parfaire votre culture économique et islamique (sur le plan économique bien sur)

Bien cordialement
Réponse de le 22/01/2013 à 10:40 :
@ E370933 : C'est le modèle du social clientélisme (la social démocratie) qui est basé sur la dette et l'économie inflationniste, pas le capitalisme, aucun rapport (je peux vous proposer plusieurs lectures pour améliorer votre culture économique). "Une ressource islamique" ??? c'est les revenus du pétrole, pas d'un quelconque modèle économique islamique. La finance islamique ne peut pas marcher, tout comme l'europe du moyen age ne s'est pas développée, car elle interdit l'intérêt, et donc le calcul économique ... L'alternative au développement occidental c'est le développement islamique ? mais, euh .... lequel ? le développement islamique est un oximore .... où alors vous avez des infos que je n'ai pas sur le développement des pays musulmans ...bien cordialement...
a écrit le 21/01/2013 à 15:40 :
Les taux bas favorisent une bulle speculative sur les marchés boursiers?? Waouuuuu , je signale juste que sur la Cac 40 , nous sommes à 3700 points et que nous arrivons d'un niveau de 7000 points soit la moitié du niveau d'il y a une douzaine d'années. De plus les multiples des bourses sont plus que raisonnables, alors utilisons certains termes comme bulle speculative avec plus de modération monseigneur
a écrit le 21/01/2013 à 15:35 :
si malgré des taux bas les entreprises n'investissent pas c'est par-ce qu'elles n'ont pas de commandes en face pour justifier l'investissement. Il faut d'abord vendre ce que l'on produit avant de faire des investissements inutiles C'est pourtant simple, tout le reste n'est que de la politique politicienne de rèveurs
Réponse de le 21/01/2013 à 22:25 :
Bonjour,

L'investissement cité ici est l'engagement de dépenses pour créer de la valeur(R&D, dépôt de brevets, nouveaux concepts ...) et non pas la couverture de frais courants de fonctionnement.

Les entreprises n'investissent pas parce qu'elles voient bien que les "pouvoirs" publics sont paumés.

À titre d'exemple, le Quantitative Easing! Derniere trouvaille de notre chere banUe centrale. Mme BCE.
Son utilisation est un non sens economique et social. C.f. Les expériences japonaise et anglaise.

Et pourtant on le met en place et on nous dis c'est tres bien pour la relance economique. Cherchez l'erreur !!!
a écrit le 21/01/2013 à 14:39 :
Le cours de bourse d'une action devrait être limité à sa seule valeur comptable pour éviter la spéculation de type "casino", et la détention d'actions réservée aux seuls salariés d'une entreprise, ou à des partenaires financiers ou stratégiques (banques, clients, fournisseurs, Etat).
Réponse de le 21/01/2013 à 23:25 :
La bourse est avant tout pour l'entreprise un moyen de trouver des capitaux à un coût avantageux. Si les entreprises n'avaient pas besoin de la bourse, elles n'iraient pas. Votre proposition de comptable empêcherait simplement les entreprises d'avoir accès aux marché des capitaux pour financer leur développement.
Par ailleurs, la valeur d'une Société n'a jamais été sa valeur comptable et je n'ai jamais vu une entreprise se vendre selon sa valeur comptable. Une entreprise se vend selon les espérances de gain qu'estime pouvoir faire l'acheteur.
Cela revient en gros au fonctionnement de la bourse, une fois corrigés les excès actuels dûs en grande partie au trading automatisé.
a écrit le 21/01/2013 à 14:26 :
Si les entreprises donnent autant de dividendes, c'est parce qu'elles sous-traitent comme des malades, que leurs patrons sont payés en actions et qu'ils croient soutenir le cours de cette façon, et que les actionnaires, les fonds( et non pas les particuliers) achètent les actions à crédit et donc exigent un rendement pour payer cette charge de la dette.
Il n'y a rien de nouveau, périodiquement cela revient cette mauvaise gestion endémique, la crise de 1929 était dû aux mêmes raisons, un excès d'effet de levier et donc de dette, ce qui monte beaucoup doit à terme redescendre beaucoup, le problème est que nos banques étant très mal gérées, et contrôlant nos états ont forcé ces derniers à s'endetter pour payer l'excès d'effet de levier des banques, les états, pour conclure le deal ont accepté qu'en échange les banques achètent de la dette souveraine pour ainsi sécuriser la détention, les banques ne se faisant plus confiance entre elles, elles furent ok au départ; et donc naturellement avec le temps comme les banques n'en voulaient plus car pas assez rémunérateur, elles ont attaqué les états et leurs notes au prétexte qu'il y avait trop de dette alors qu'elles en étaient directement les commanditaires, les banque se souciaient de leurs "investissements" dans les états, donc les états ont eu ordre de se désendetter; à noter la présence de l'euro, rassurante pour les banques car empêchant les états de payer ces dernières en monnaie de singe.
L'argent se déplace, les banques déplacent des sommes astronomiques d'argent là où il est le plus productif et créent ainsi des tensions en répercussions.
Maintenant que les états se désendettent, les banques peuvent aller transvaser leur argent sur les marchés actions, en attendant que les taux pour les états remontent et rendre de nouveau attractif dans le futur les obligations souveraines.
Je rappellerais qu'en 2003, les actions rapportaient du 6 à 8%, en cycle bas les actions rapportent toujours bcp, il faut être novice dans les marchés financiers pour découvrir que ce n'est qu'un effet d'ajustement.
a écrit le 21/01/2013 à 13:24 :
les miennes sont encore là
a écrit le 21/01/2013 à 13:21 :
l'économie expliquée par les communistes. C'est vrai qu'ils s'y connaissent ...
Réponse de le 21/01/2013 à 14:30 :
+ 1 !!
a écrit le 21/01/2013 à 13:17 :
Article très intéressant et exact, PSA est une bonne illustration du phénomène.
Cependant je ne comprends pas pourquoi des taux bas en eux-mêmes stériliseraient les investissements, je crois le contraire. C'est justement l'appétit pour les dividendes et la rentabilité à court terme qui réduit les investissements des entreprises.
a écrit le 21/01/2013 à 12:45 :
DSK aurait dit mais cela reste à confirmer :"Il n'y aura pas de crise des bourses tant que je serai en vie! L'étau se sont certes resserrés à New York autour de moi me faisant perdre 1,5 M de dollars mais l'avenir sans bourses ,vous n'y pensez pas! "
a écrit le 21/01/2013 à 11:24 :
Quelle bulle sur les actions? Il a vu ça jouer où cet économiste? Jusqu'à preuve du contraire la politique de taux zéro des banques centrales a effectivement favorisé des bulles (immobilier, private equity, green business) et c'est effectivement un drame car les banques centrales, c'est nous. Mais en aucun cas on n'a pu constater de bulle sur les actions - qu'elles distribuent du dividende ou non - et c'est bien malheureux car ça serait la seule bulle "utile", celle visée précisément par les banques centrales dans leur politique accommodante.
Si les actifs productifs drainent - enfin - les capitaux ça ne peut être que bon pour le chômage et la croissance.
La Tribune n'aurait-elle pas tout simplement dénaturé la pensée de cet économiste... ?
Réponse de le 21/01/2013 à 13:06 :
Si vous lisez la théorie de Simone Wapler d'Agora, nous sommes en présence d'une gigantesque bulle sur les actions qui aurait commencé à gonfler en 1998.
Réponse de le 21/01/2013 à 13:32 :
Agora, Simone Wapler et Michel Santi devraient selon moi d'abord se preoccuper des vraies bulles (immobilier, green business, private equity) avant de dénoncer une bulle equity qui n'existe pas.
Réponse de le 21/01/2013 à 13:54 :
Avec un CAC40 à environ 3500 pts de moyenne en 98 contre 3700 pts maintenant, la gigantesque bulle est difficile à cerner.
La valeur boursière du CAC est nettement réduite par rapport à 98, déduction faite de l'inflation. En valeur 98, un CAC à 3700 pts de fin 2012 correspond à 2660 points en 1998. En d'autres termes, théorie fumeuse; il est vrai qu'Agora vit aussi sur la peur des petits investisseurs.
a écrit le 21/01/2013 à 10:44 :
Trop type, trop ideologique, trop previsible en un mot trop... Les cassendres et autres theoristes du complot n'ont d'egal que les ideologues de la main invisible du marche guide par dieu. Avec un CAC a - de 4000 je voudrais que ce M, m'explique ou se trouve la bulle...
Réponse de le 21/01/2013 à 11:24 :
LA MONTEE DES BOURSES SE FAIT AU GRE ET AU PROFIT DES FONDS ET DES GRANDES BANQUES AVEC LA COMPLICITE DES BANQUES CENTRALES; L'EFFET RICHESSE (qui auSsi après se traduit en effet descente aux enfers) PERMET DE JUSTIFIER CETTE POLITIQUE ET SURTOUT PERMET DE DETOURNER DES PROFITS FINANCIERS QUI SE TRADUISENT PAR DES PERTES CHEZ LES EPARGNANTS ET LES RETRAITES ET BIEN ENTENDU UNE MOINDRE VALEUR IN FINE POUR LE VRAI ENTREPRENEUR, JE NE METS PAR DANS CETTE CATEGORIE TOUS LES RIGOLOS DU NET A QUELQUES EXCEPTIONS PRES, A DE RARES EXCEPTIONS,QUI N'ONT REUSSI QUE DU FAIT DU LAISSER FAIRE ET LAISSER ALLER ET AVEC LA COMPLICITE DES EVALUATEURS BIDONS ET SOUS L'EFFET DE L'HYPERSPECULATION.
Réponse de le 21/01/2013 à 13:20 :
La montee des bourses. Mais de quelles bourses qu'il y ait des places surevaluee bien sur, mais que tout le systeme soit au bord du gouffre non. La frebrilite des places boursieres repond a celle de l'ensemble de la societe. Encore une fois le pb de la France et de ses entreprises ce serait plutot la sous evaluation.
a écrit le 21/01/2013 à 10:01 :
La Finance e a été utile, mais c'est depuis longtemps une mafia et un racket qui détourne la valeur au profit de parasites destructeurs à long terme. Obama et son bombardier furtif BB sont en train de faire une gonflette qui va exploser encore et encore, l'injection de liquidités et la baisse artificielle des taux pour dévaluer le dollar et gonfler les profits des multinationales convertis en dollar est une hérésie. Obama ne s'attaque pas au fond, meilleures gestion du budget fédéral, remise en question du pouvoir des banques notamment des banques d'affaire bien trop grosses, renouvellement de la classe dirigeante au plan économique et politique. Et bien entendu fin de l'évasion fiscale et de la fuite devant l'impôt.
Réponse de le 19/02/2015 à 23:22 :
puisque les méchants sont les Allemands et les gentils les Grecs, alors que ceux qui le pense mettent leur propre argent pour aider les Grecs. Je me retourne et il n'y a plus personne!!!!!!! comme c'est bizarre, il semblerait que cela soit toujours plus facile de prêter avec l'argent des autres.....
a écrit le 21/01/2013 à 9:32 :
Justement, ce que dit M.Santi, c'est que la bourse marche en circuit fermé, sans s?intéresser à l'entreprise. Et il a raison. La cause est ancienne : l'incapacité des gouvernements à sortir du modèle d'après guerre pour généré du profit et donc un financement des style de vie pdes pays dit riches par la dette. Toute la question est : commente ne pas la payer et accessoirement, comment l'augmenter, sans se remettre en question ?
a écrit le 21/01/2013 à 9:22 :
Inscrivez vous au PS ! Ils ont besoin de raconteurs de brouillards et autres histoires embrumées !
Réponse de le 21/01/2013 à 15:13 :
c'est ça!et qui fait monter la bourse pour le plus grand plaisir de tous?
a écrit le 21/01/2013 à 9:17 :
mon dieu mon dieu.... les theoriciens dans leur tour d'ivoire... evidemment que les actions sont une alternatives aux obligations, et vice versa.... on devrait les forcer a faire un stage en entreprise, avec palette large en fonction des matieres enseignees, ils decouvriraient plein de portes ouvertes que leurs theoriciens mettent des decennies a ouvrir.... pour le reste qu'il aille apprendre a lire un bilan, ca lui evitera de dire n'importe quoi
a écrit le 21/01/2013 à 9:17 :
La diminution du rôle des Etats depuis l'introduction de la monnaie unique oblige la banque centrale a prendre le relais de tout les pays appartenant a la zone en n'y répondant que d'une manière superficielle en travaillant sur des moyennes. De ce fait la confiance, qui résulte de l'obligation de chaque pays de se conformer a un indicateur, n'est pas au rendez-vous! Commen voulez vous que l'on s'investisse réellement sans avoir un ligne d'horizon et une stabilité!
Réponse de le 21/01/2013 à 9:28 :
Le texte plus haut décrit une situation mondiale. Sortez de la Zone Euro objet de tous vos "ennuis", de temps en temps...
Réponse de le 21/01/2013 à 15:17 :
Ah! Le mondialisme, mais c'est le paradis et la zone euro n'y est pour rien!?

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