Target2, la roulette russe de la zone euro

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Des économistes de haut niveau conseillent dorénavant l'abandon de la zone euro euro à tout ou partie de ses membres. Ils n'ont peut-être pas tort d'un point de vue macroéconomique. Cependant, ils ne prennent pas en compte les conséquences du démantèlement du dispositif Target2 qui en résulterait.

Target2 a été créé en 2007 pour favoriser la fluidité des échanges libellés en euro et a de facto pris la place de la compensation interbancaire après que les banques commerciales des pays en bonne santé financière aient perdu confiance dans les garanties offertes par celles des pays en difficulté. Pour ce faire, la BCE a accepté que des prêts des banques centrales nationales aux banques commerciales soient gagés sur des actifs dévalorisés.

Selon les dernières statistiques connues, les dettes des banques centrales italiennes, espagnoles, portugaises, grecques, irlandaises et chypriotes auprès de la BCE dans le cadre de Target2 représentaient de 15 % à 45 % du PIB de leurs pays tandis que les créances de la Bundesbank atteignaient 608 milliards d'euros, soit 23 % du PIB allemand, et celles des banques centrales néerlandaise, finlandaise et luxembourgeoise représentaient de 14 % à 227 % du PIB de leurs pays.

Aucune mesure n'a été prévue pour le cas où une banque centrale débitrice serait en cessation de paiement et renoncerait à sa participation à Target2. Il est donc difficile de savoir ce qui se passerait. Selon l'économiste allemand Hans-Werner Sinn, la « destruction » des créances des banques centrales créditrices qui résulterait de son démantèlement serait équivalente à celle de stocks d'or. Sous l'influence du Professeur Sinn, le président de la Bundesbank a demandé que la BCE ne se contente plus des titres dévalués qui tiennent actuellement lieu de garantie aux banques commerciales des pays en difficulté, mais exige qu'ils soient complétés par des actifs dont la valeur est attestée. Pour souligner l'incongruité de cette volte-face, un de leurs compatriotes a écrit que la
BuBa « aurait pu aussi bien suggérer d'envoyer la Luftwaffe pour résoudre la crise de la zone euro ».

Le président de la Bundesbank a également déclaré que si les pays en difficulté se déclaraient en cessation de paiement, les pertes de la BCE devraient être couvertes par les banques centrales nationales qui en seraient encore membres en fonction de leurs parts dans son capital et, donc, indépendamment de la taille de leur solde débiteur ou créditeur. C'est pourquoi il ressort du site de l'IFO, présidé par Hans Werner Sinn, que l'exposition de la Buba au risque de défaut de paiement des pays en difficulté dans le cadre de Target2 n'est que de 316 milliards d'euros.

Il n'est pas possible de connaître la part des pays en difficulté dans les créances de chacune des banques centrales créditrices. Cependant, on sait que les dettes de leurs banques centrales représentent 87 % des dettes de toutes les banques centrales débitrices. On peut donc supposer qu'une estimation de l'exposition de la Buba fondé sur les échanges commerciaux lui attribuerait une exposition au risque plus proche de 527 milliards que de 316 milliards.

Toujours selon l'IFO, l'exposition de la Banque de France au risque de défaut de paiement des pays en difficulté dans le cadre de Target2 atteint 238 Md?, bien qu'elle y soit débitrice pour 52 milliards. De plus, la France a enregistré en 2011 un déficit commercial de 5,5 milliards avec ces pays. On peut en déduire que le calcul de son exposition au risque donnerait un résultat minime, voire négatif, s'il était fondé sur les échanges commerciaux. Il serait, en tout état de cause, sensiblement inférieur à 238 milliards.

Plus généralement, l'IFO et la Bundesbank considèrent qu'en cas de cessation de paiement des pays en difficulté, les banques centrales débitrices sans être en cessation de paiement (Autriche, Belgique, France) devraient contribuer au recouvrement des créances des banques centrales créditrices. Leurs deux présidents sont suffisamment importants et représentatifs pour qu'on ne puisse pas exclure que leur opinion l'emporte outre-Rhin si la crise de la zone euro s'aggrave.

Ainsi, le démantèlement de la zone euro ne conduirait peut-être pas à l'Europe apaisée que décrivent les souverainistes monétaires mais à un champ de  batailles acrimonieuses où chaque pays essayerait de protéger de la voracité de ses voisins des créances ou des actifs nationaux valant jusqu'à 200 % du PIB national. Le pire n'est pas sûr, mais il ne peut pas être exclu. Target2 est bien une roulette russe.

Opacité et vulnérabilité de Target2

Dans le cadre de Target2, les banques centrales créditrices ont fait ce que les entreprises exportatrices n'auraient pas pu faire sans être traitées de folles  furieuses : offrir à des clients insolvables des facilités de paiement gagées sur des titres sans valeur. On notera, à cet égard, l'analogie entre le rôle joué par Target2 dans la persistance de l'excellence des comptes nationaux des pays en bonne santé économique, d'une part, et celui de la titrisation dans celle des comptes de résultats des établissements financiers états-uniens avant que n'éclate la crise des subprimes, d'autre part. Le premier dispositif est aussi opaque que l'était le second puisque la BCE ne garde pas de trace des transactions. Cette opacité a favorisé l'irresponsabilité des pays en difficulté, mais aussi celle de l'IFO et de la Buba qui manifestent le désir de s'affranchir des règles commerciales élémentaires en refusant que des soldes qu'ils caractérisent  eux-mêmes comme des créances servent de base au calcul de l'exposition au risque.

Le rapprochement entre Target2 et la titrisation des subprimes est d'autant plus pertinent que la fonction principale du second dispositif était, comme l'est celle du premier, de fluidifier les échanges. De plus, ils ont tous deux été mis en oeuvre dans un contexte politique favorisant le présupposé selon lequel il est  possible d'appauvrir ses débiteurs les plus pauvres à condition de les inciter à adapter leurs comportements aux contraintes de la fluidification.

Prendre en compte l'interdépendance et l'hétérogénéité des pays-membres de la zone euro

La vulnérabilité et les effets pervers de Target2 illustrent les risques des dispositifs centralisés d'homogénéisation de la zone euro qui réduisent la visibilité des interrelations entre les agents économiques. La solution à la crise n'est pas dans la fuite en avant vers « Plus d'Europe », mais dans des politiques adaptées à l'hétérogénéité et à l'interdépendance de ses membres telles que, par exemple, la substitution du contrôle de l'inflation par la fixation d'un objectif de croissance du PIB nominal.

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a écrit le 21/05/2013 à 9:42 :
l'analyse est très pertinente comme la cordée d'ailleurs , si l'un tombe on fait quoi ? , terrible dilemme , sortir de l'euro ? , là cela va faire très mal , aux français d'abord qui sont accros au gaz et au pétrole , déjà qu'ils sont chers avec une monnaie forte qu'est ce serait avec une monnaie dévaluée de 30% , un luxe ?? , non ce qui m'inquiète d'après cet article c'est qu'une telle sortie de la zone euro est approximative et cafouilleuse , meme les banques qui jouent a la création de monnaie y perdraient sans doute leurs petits , bonjour la panique des petits épargnants qui eux seraient en première ligne , mais aussi les entreprises qui du jour au lendemain devraient avoir un compte monétaire avec un panier de devise ( pour celles qui sont qu'hexagonales et qui ne fonctionnent pas avec l'export) , l'inflation est le noeud du problème européen , la BCE a fait une erreur dans ce domaine a cause du dogme allemand et la peur de l'hyper-inflation des années 30 , le système craque et on a bien compris qu'il sera pire si il se disloque comme vous l'interprétez
a écrit le 21/05/2013 à 8:17 :
c'est de la chien lit.Hier le patronat anglais a informé Cameron que meme une sortie partielle
de l'Angleterre de la CE coutera env.100 milliards de £.Lire la presse anglais et allemandes
a écrit le 20/05/2013 à 23:13 :
un euro ou plutôt un euro mark surévalué qui ne refléte en rien l économie des pays membres de cette eurozone la majoritée de ces pays sont dans une situation catastrophique chomage insoutenable, déficits commerciaux énormes, récession, misére,caisses vides exports nuls,consommations en chute libre alors comment expliquer que cette monnaie soit si forte et les peuples si pauvres il y a comme un grave pb dans cette zone euro en fait un euro devrait étre moins chér qu un dollar qu un yen qu un franc suisse et autres la bce sous les ordres de berlin tient à un euro fort et dans qqs mois ce sera la révolte de partout en europe...
Réponse de le 21/05/2013 à 0:34 :
@ouestlalogique Votre constat de départ est exact mais le choix d'un euro fort est le résultat d'une volonté historique et commune des pays de la zone. Ce n'est que depuis la crise que certains pays dont la France, ont exprimé le souhait d'un euro moins fort, se démarquant ainsi des autres pays dont l'Allemagne. Si l'euro devient faible, nous serons tous confronté au problème d'achat des matières premières importées. Le paiement en euro ne sera plus accepté et nous devrons nous procurer des dollars ou une autre devise forte. Le Japon s'est engagé dans cette voie. Si ses exportations vers les pays à devise forte ne redécollent pas, il sera dans une situation très délicate. L'Allemagne s'est engagée depuis dix ans dans la voie de la rigueur budgétaire et des réformes structurelles. La France s'est engagée depuis deux ans dans la voie de la rigueur budgétaire mais sans grandes réformes structurelles. Nous engager maintenant dans la même voie que le Japon démultiplierait les risques d'échec pour le Japon et pour nous. La France doit s'engager dans des réformes courageuses pour créer avec le concours de l'Allemagne une dynamique de sortie de crise par le haut.
Réponse de le 21/05/2013 à 9:59 :
La force d'une monnaie doit correspondre au niveau de compétitivité d'un pays, pas plus pas moins. Economie forte = monnaie forte. Comment peut-on être assez naif pour considérer que la grèce, la france, l'italie ou l'allemagne ont le même niveau de compétitivité ? La zone euro n'est pas une ZMO et ne le sera jamais. N'en déplaise aux fanatiques européistes qui défendent cette monnaie en dépit du bon sens. La seule solution pour retrouver du souffle est d'en sortir de manière ordonnée et concertée. Tout autre option nous mène vers les abymes. Votre argument sur l'augmentation des importations est vrai mais il sera largement compensé par les bénéfices dégagés par un retour de ce levier économique.
Réponse de le 21/05/2013 à 10:57 :
@09:59 Ni vous ni moi, ne sommes assez naïf pour considérer que les pays de la zone euro ont le même niveau de compétitivité ... de même que nos régions en France. Le scénario d'une sortie de l'euro est évoqué dans nos échanges ci-dessous. Le bon sens doit prévaloir et les arguments doivent être débattus que l'on défende ou que l'on récuse l'euro. La dévaluation compétitive que vous préconisez implicitement, est actuellement en cours d'expérimentation au Japon. Dans ma réponse @ouestlalogique ci-dessus, je reconnais les avantages potentiels et je souligne le risque de cette option. Une sortie de crise par une autre voie, plus exigente et moins risquée, est tout aussi envisageable.
Réponse de le 21/05/2013 à 11:04 :
"Sortir de manière ordonnée" vous ne manquez pas d'humour, personne je dis bien personne même le plus qualifié le plus expérimenté des économistes de terrain connaissant par coeur les arcanes de la monnaie unique n'est capable de quantifier toutes les implications d'une sortie de l'euro. Le problème de la zone Euro ce n'est pas l'euro mais les statuts de la BCE et l'influence désormais quasi discrétionnaire de l'Allemagne -la fin de la dualité avec la disparition de la voix de la France- qui la bornent à lutter contre l'inflation. L'inflation n'est plus une variable décisive dans un environnement ouvert, ce sont ces statuts d'un autre siècle (un héritage de la république de Weimar, un comble!) qui pénalisent l'Europe et l'empêchent de prendre le bon cap. Les souverainistes aportent de mauvaises réponses à des questions mal posées en rebondissant sur des sujets qu'ils ne comprennent même pas.
Réponse de le 21/05/2013 à 12:08 :
@sun tzu : à monsieur "je sais tout et les autres ne comprennent rien", renseignez-vous sur ce qu'est une ZMO (zone monétaire optimale) et rappellez-vous que dans toute l'histoire, aucune monnaie supranationale n'a survecu et que l'euro subira le même sort. @midas : reprendre le levier monétaire, ne veut pas forcément dire dévaluer, même si l'euro est bcp trop élevé pour la grande majorité des pays de la zone et qu'une dévaluation serait nécessaire pour la France. Le levier monétaire permet également de gérer les taux d'intérêts. Il n'est pas logique d'avoir une même politique de taux sur des économies aussi disparates. Votre argument concernant les régions françaises est pertinent mais vous oubliez de dire qu'en France nous avons des transferts budgétaires et que nous fonctionnons sur la base d'uns solidarité nationale issue de siècles d'histoire.
Réponse de le 21/05/2013 à 12:29 :
@12:08 concernant votre réponse @midas, vos remarques nuancent à juste titre mes propos.
Réponse de le 21/05/2013 à 16:56 :
"Dans l'histoire .. n'a jamais..ne fera jamais..." Vous regardez le passé pour m'invectiver sur l'avenir. (le "monsieur je sais tout" est de trop si vous souhaitiez conserver une once de crédibilité) Une zone d'intégration économique comme la zone euro n'a pas de précédent historique pourtant c'est tout de même arrivé. Se baser sur le passé pour illustrer une situation qui n'a pas de précédent historique est absurde; n'importe quel réthoricien pourrait vous remplacer.. "Solidarité nationale issue des siècles d'histoires" ou comment faire passer la vacuité de ses connaissances économique et sociales en distillant des phrases passe-plat. Vous n'avez décidément que des avis et pas le début d'un argument. Je vous interpelle sur un fait : personne ne rassemble assez de compétence pour modéliser une sortie de la zone euro vous me répondez par "ce n'est jamais arrivé donc ça n'arrivera pas" en brandissant votre ZMO dont tout le monde se moque éperdument, c'est tout ce qu'il vous reste de votre terminale éco? C'est un peu light jeune homme.
Réponse de le 21/05/2013 à 19:52 :
Personne ne rassemblait également suffisamment de connaissance pour modéliser une entrée dans l'euro, mais pourtant on l'a fait (et ce malgré les avis contradictoires de beaucoup a l'époque qui dénonçait ce qui ce passe maintenant).
Le fait est que l'argument historique est valide. La même monnaie pour des pays diffèrent ne fonctionne pas bien, quelque soit la nature de la zone étudié. La République Tchèque et la Slovaquie ont formé la Tchécoslovaquie pendant près de 80 ans, ils ont essayé de garder la même monnaie a la séparation, et bien malgré tout il y avait encore trop de divergence pour ce faire et les deux pays ont repris des monnaies différentes.
Je comprends que vous soyez optimiste, mais se référer a l?histoire et aussi la pour éviter de multiplier a l?infini les erreurs déjà commise auparavant.
De nombreuse unions monétaires ont disparu durant le dernier siècle, il n?y a pas de raison que ca se passe moins bien pour démanteler l?Euro que dans le passé.
La ZMO n'est pas une lubie. Vous faites dans votre commentaire pire que ce que vous reprochez à vote contradicteur.
Réponse de le 24/05/2013 à 2:30 :
Mr sun tzu raconte n'importe quoi , une nation européenne ça ne se décrète pas, l'euro est un contre sens économique *alain cotta* le professeur allemand Hankel en 2002 disait déjà l'euro va profiter au dollar et c'est devenu réalité...Allez dans les conférences avec les experts au lieu de jouer au juge
a écrit le 20/05/2013 à 22:43 :
« Je donne à l?euro une chance de survie à moyen-terme limitée », a déclaré le Dr Kai A. Konrad, président du Conseil consultatif scientifique du ministère des Finances allemand, qui conseille cet épicentre du pouvoir. Même les allemands reconnaissent que l'euro n'est pas pérenne, alors plutôt que de tergiverser sur une hypothétique catastrophe financière, il est urgent de planifier une dissolution ordonnée de la zone euro.
Réponse de le 20/05/2013 à 23:52 :
@TC La dissolution de la zone euro est un pari très risqué. Une dissolution ordonnée est très contraignante. A ma connaissance, le seul scénario qui éviterait un désastre pour les pays fragiles, consiste en une sortie de l'Allemagne, accompagnée ou non d'autres pays qui adopteraient le nouveau mark. Les pays restants conserveraient l'euro au moins pendant une période de stabilisation, avant de pouvoir envisager une autre sortie. La France devra choisir entre sortir avec l'Allemagne et adopter le nouveau mark ou attendre son tour et contribuer, sans l'aide de l'Allemagne, à la stabilisation de la zone euro réduite.
Réponse de le 21/05/2013 à 10:01 :
Faut arrêter de prédire une catastrophe en cas de sortie de l'euro alors que la catastrophe est déjà là avec l'euro. Sortir de l'euro et de l'ue ne se ferait pas s'en mal mais c'est largement la moins mauvaise des solutions.
Réponse de le 21/05/2013 à 10:34 :
@10:01 Mon commentaire de 23:52 n'est pas catastrophiste, il tente de clarifier les étapes et les contraintes d'une dissolution ordonnée de la zone euro suggérée par TC. Votre solution "sortir de l'euro et de l'UE" va beaucoup plus loin. Les conséquences seraient d'une toute autre ampleur, dépassant largement les questions monétaires et économiques.
Réponse de le 21/05/2013 à 18:34 :
J'espère bien que la France ne fera pas la bêtise de s'attacher a la monnaie Allemande. On a déjà fait l'erreur sous Mitterrand et a travers l'Euro. Ce serait une catastrophe. @Midas n'as pas totalement tort, sortir de l'UE et importante si l'on veut récupérer les prérogatives sur les frontières, un minimum de contrôle des capitaux et la possibilité de faire une politique industrielle. Avoir la monnaie mais sans les leviers pour agir pleinement ne sera peut être pas suffisant. (Je mets volontairement de coté les reformes a faire de toute façon en France)
a écrit le 20/05/2013 à 19:03 :
@iciailleurs,

euro qui sert de faire valoir au dollar qui est lui même aussi signifiant aujourd'hui qu'un rouleau de p...
Il faut tout reconsidérer, dans l'urgence, je vous dis !
a écrit le 20/05/2013 à 18:09 :
Article très pertinent. C'est bien pourquoi la "fin" de la zone euro doit être "ordonnée" avec maintien de target 2, maintien de la BCE, introduction de nouvelles monnaies au lieu de l'Euro, par groupe de pays (Nouvelle monnaie sud: IT, ESP, GR..., centre FR, BEL, AUT... nord ALL, FIN, PB, LUX...) et une fois fait au taux de 1 pour 1, ajustement immédiat des parités entre ces monnaies, parités qui seront fixes mais révisables périodiquement par la BCE. Cela limitera la casse et permettra de repartir sur des bases saines. Évidemment,, les balances seront à convertir dans les nouvelles monnaies et il y aura des pertes et gains, mais bien moins que si cela se fait dans le désordre. Notons que des universitaires allemands ont déjà proposé un schéma du genre.
Réponse de le 21/05/2013 à 10:37 :
Je vous rassure tout de suite ça n'arrivera pas, et c'est notament l'Allemagne qui s'opposera à ce schéma pour des raisons peu avouables. Cette scission provoquerait une hausse de la devise Nord d'environ 30 à 40%, les allemands misent certes sur de la compétitivité hors prix mais là ça fait beaucoup surtout que : dans le même temps la monnaie des voisins du centre baissera un peu et celle du Sud baissera dans de proportions importantes, 30 à 40%, là au moins nos amis Teutons seront sur de ne plus vendre une BM en Espagne ou en Italie et beaucoup moins aux pays du centre. Donc ils ne feront pas ça, la zone euro représentant plus de 60% de leurs exportations. Pourtant les pays du Sud auraient besoin de cet appel d'air tout autant que ceux du centre d'ailleurs qui retrouveraient un peu de compétitivité prix sur leurs industries lourdes et seraient un peu moins enclin à importer. Bref la balance commerciale Like ça +1. Donc tout ceci n'arrivera pas, jamais.
a écrit le 20/05/2013 à 18:08 :
A quoi sert l'Euro ?
Le pétrole est facturé en dollars, les Airbus également, l'Euro n'est qu'une monnaie régionale.
Réponse de le 21/05/2013 à 10:07 :
A quoi sert le yen ? Le rand ? le yuan ? etc... etc...finalement, a quoi sert le dollar ?
a écrit le 20/05/2013 à 17:42 :
L'analyse de TARGET2 est bien structurée: son origine, les motifs, les failles et les risques. Par contre, la solution présentée en guise de conclusion me laisse perplexe. En quoi "la fixation d'un objectif de croissance du PIB nominal" résout-elle les déficiences intrinsèques au dispositif TARGET2 ? Va-t-elle réduire mécaniquement les actifs détenus et résorber les actifs peu fiables ? La compensation interbancaire pourra-t-elle à nouveau fonctionner sainement ? La transition entre l'analyse de TARGET2 et la conclusion me semble trop abrupte pour percevoir clairement la nature des mesures préconisées par l'auteur. Ce docteur en économie nous prescrit une potion sans notice.
Réponse de le 21/05/2013 à 13:45 :
Bonjour,
La lecture de l'article intégral (voir hyperlien ci-dessus, à la fin de celui que vous avez lu) répondra peut-être pour tout ou partie à vos interrogations.
Cordialement.
Réponse de le 21/05/2013 à 17:43 :
@P-J.Raugel Bonjour. En effet la lecture du document disponible via l'hyperlien apporte les éclairages souhaités et bien plus. C'est le dysfonctionnement actuel de la zone euro qui est dévoilé et disséqué au travers du prisme TARGET2. Les préconisations sont argumentées et détaillées dans les trois dernières pages. Bravo et merci. Cordialement.
a écrit le 20/05/2013 à 17:02 :
Coute que coute nous allons devoir sortir de lUE qui est une forme de collectivisme et de tyrannie. On a deja, rien qu'en France, des problemes a s'entendre!... Sans referendum, on nous fait avaler des couleuvres tous les jours! La France, avec ses socialos immoraux a tout partager, tout brader et tout marier, est le pire membre de toute association!!! Tot ou tard il faudra sortir de l'UE.
a écrit le 20/05/2013 à 16:49 :
L'EURSS, où comment rendre les riches plus pauvres et les pauvres miséreux ... On en est à craindre qu'un domino s?effondre et ne révèle que la dernière couche de peinture masquait un mur moisi et perclus de trous. 35 ans de nullités gouvernementales et de tyrannie européenne. Bravo !
a écrit le 20/05/2013 à 15:19 :
Laissons a Mougeon à son écran de fumée, pour une fois qu'un économiste dit la vérité en connaissances des causes et des effets. En effet nous en sommes bien au même point qu'avec les subprimes d'il y quelques années. Les actifs des dettes engagées n'ont aucune valeur et des pays qu'ils ont fourgués jusqu'à ceux qu'ils les ont gagés tout le monde est complice. De la, comment sortir de ce tunel, personne ne sait, même pas ceux qui ont colmatés les brèches en 2009. D'ailleurs en passant personne non plus ne veut se rappeler que si Sarkosy n'avait pas réagit nous aurions ete déclaré en faillitte. Ce que en plus les socialos incapables qui nous gouvernent oublis d'indiquer lorsqu'ils parlent de l'augmentation vertigineuse de la dette. Au milieu de cela " les banques " voleuses menteuses et perverses parce que les politiques sont des incompétents en ce domaine. Quand le pouvoir économique et financier de l'Europe sera t'il rétablis ???
Réponse de le 20/05/2013 à 15:31 :
Rétabli ou réuni ?
A en conclure de cet article, on peut voir que les décisions des autorités, des politiques, et des acteurs financiers sont imbriqué, ils se refourguent la balle alors qu'ils jouent, en réalité dans la même équipe.
Le point positif c'est que ce petit jeux, je l?espère, n'est qu'un écran de fumée derrière lequel ils préparent et pensent des solutions.
Réponse de le 20/05/2013 à 16:55 :
La réaction de Sarkozy dont vous parlez a consister à vendre la moitié des stocks d'or qui appartenaient aux Français à son cours le plus bas, d'avoir accru la dette du double que celle qu'avait généré Mitterrand, ce qui n'est pas peu dire, et d'avoir fait acte de forfaiture en bafouant les traités européens et la parole du peuple français. Une belle réussite !
Réponse de le 21/05/2013 à 9:55 :
Avec d'autres au moins on serait partit au carton tout de suite et on mangerait des topinambours... quel dommage!
a écrit le 20/05/2013 à 14:27 :
Donc, si je comprend bien :

Faire éclater la zone euro aurait été une réelle solution, mais dans les faits, il y a tellement de crédits émis par les banques des pays les plus dans la mouise, basée sur des actifs à risque, voir sans valeur aujourd'hui (sous l'acceptation des autorités de marchés), qu'au final, c'est inconcevable, et plomberait même les moins en difficulté? En gros, on s'est marié à 12 en 1999, puis on a invité des copains en 2004, en 2007, on a tous choppé le sida, et maintenant, on attend le vaccin ?

Deuxième point : On attend du Luxembourg la suppression du secret bancaire, mais parallèlement, la BCE ne garde aucune trace des échanges ?

Bizarre tout ça. Mais intéressant de le savoir.
Réponse de le 20/05/2013 à 18:23 :
Commentaire très drôle et au fond, très pertinent. Merci !
Réponse de le 20/05/2013 à 20:14 :
Merci =)
a écrit le 20/05/2013 à 13:56 :
des économistes de haut niveau: il faut comprendre des fumistes de haut niveau.
Réponse de le 21/05/2013 à 10:05 :
Oui comme ceux qui nous avaient prédit en coeur que l'ue et l'euro seraient une formidable réussite et que ça ouvrirait une période de croissance et prospérité pour les européens. On voit le résultat.
Réponse de le 21/05/2013 à 11:15 :
@10:05 Quelle est la part de responsabilité de nos élus ? Les suivants seront-ils mieux à même de reconstruire une autre Europe ? Et quelle Europe ? L'histoire de notre continent a été très agitée ...
Réponse de le 21/05/2013 à 12:11 :
Le mythe de l'autre europe. cela fait 30 ans qu'on l'entend. C'est juste impossible car les 27 pays de l'ue n'ont pas la même vision de l'avenir et les mêmes attentes.
Réponse de le 21/05/2013 à 13:06 :
@12:11 Mes questions étaient à double sens. Faut-il s'orienter vers plus d'Europe ou moins d'Europe ? Je n'ai pas de doctrine sur le sujet. Par contre, les risques ne sont pas de même nature dans un sens ou dans l'autre. Globalement nos élus n'ont pas été à la hauteur du défi et je crains que ceux qui pointent à l'horizon ne le soient pas plus. Au risque de passer pour un catastrophiste, je rappelle que la plus grande tragédie reste la guerre. L'histoire européenne est jalonnée de conflits et les USA sont passés par une guerre civile (guerre de sécession). Les causes politiques ou économiques de tous ces conflits doivent nous imposer la vigilance.

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