Ukraine, une économie proche du désastre

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(Crédits : Reuters)
Si la situation politique est tendue à Kiev, celle de l'économie l'est tout autant. Le pays ne sortira pas de l'ornière sans une aide extérieure qui ne peut être que le fruit d'une négociation entre l'Europe, le FMI, et la Russie. par Sylvain Fontan, économiste

L'Ukraine connaît une crise aiguë depuis plusieurs semaines. Malgré des aspects politiques évidents, les éléments économiques jouent également un rôle majeur dans la situation actuelle. Ils peuvent d'ailleurs s'avérer être une clef de la sortie ou de l'aggravation de la crise. En effet, sans solution aux difficultés économiques de court terme du pays, la crise politique risque de s'aggraver.

Une situation paradoxale

L'Ukraine bénéficie d'atouts certains. En effet, elle est le grenier à blé de l'Europe (vastes terres fertiles) et possède un pôle sidérurgique très important (sous-sol minier très riche) dans un contexte où les matières premières, agricoles et minières, deviennent de plus en plus stratégiques et rémunératrices. Vient s'ajouter à cela une population éduquée et très importante de 45 millions d'habitants. En outre, le pays bénéficie d'une situation géographique stratégique entre l'espace économique européen et le monde russe, ainsi qu'une ouverture internationale grâce à un accès à la mer méditerrané via la mer noire.

Une grande dépendance à l'égard de l'énergie russe

Malgré ces atouts, l'Ukraine fait face à une situation économique très dégradée. En effet, depuis la fin de l'URSS, le pays a du mal à développer une économie autonome qui demeure toujours très dépendante des importations énergétiques en provenance de Russie. De plus, le pays n'a pas su bénéficier de sa production de fer et d'acier, ainsi que de ses exportations agricoles pour permettre d'équilibrer ses échanges avec le reste du monde.

Dans ce cadre, sa balance des paiements courants reste largement déficitaire (environ 15 milliards de dollars). Parmi les différents chiffres mis en avant pour souligner les difficultés du pays, celui de l'évolution démographique est particulièrement parlant. Ainsi, alors que la population de l'Ukraine était stable entre les années 1960 et la fin des années 1980, la population a depuis reculé de 7 millions ; indiquant une phase de déclin sous l'effet conjugué de pertes migratoires importantes, combiné à un déficit naturel dû à une très faible fécondité alliée à une forte mortalité. Dans la même veine, alors que la Pologne et l'Ukraine présentaient une richesse par habitant comparable au moment de la chute de l'Union soviétique, celle de la Pologne est dorénavant trois fois supérieure à celle de l'Ukraine.

Une corruption sur une grande échelle

Parmi les nombreuses raisons qui expliquent cette situation, il convient de souligner l'importance de la corruption. En effet, le paradoxe d'un pays assez riche (matières premières, industrie...) mais également pauvre (dette, déficits, pauvreté...) s'explique essentiellement par une corruption et un système oligarchique et cleptocratique de grande échelle. A titre de comparaison, le pays se classe au 144ème rang mondial en matière de corruption, juste entre l'Érythrée et la Syrie. Cette situation est rendue endémique et se retrouve potentiellement partout dans la société où l'État est omniprésent. En effet, l'héritage historique du pays fait que la croyance selon laquelle l'État est la source naturelle de la plupart des biens et des services est fortement ancrée, alors même que le marché pourrait faire beaucoup mieux pour fournir ces biens et services et créer des richesses. Dans ce contexte, les opportunités pour créer des mécanismes de corruption sont alors très importantes.

 Le risque d'une faillite

Au-delà des considérations politiques, l'Ukraine fait face une problématique financière urgente. En effet, pour synthétiser la situation, le pays connaît une équation impossible où il doit honorer ses obligations financières (environ 60 milliards de dollars pour cette année), alors même qu'il dispose de moins d'un mois de réserves (environ 12 milliards de dollars) et affiche un déficit courant très important (15 milliards de dollars). Dans ce cadre, le risque dont il est question à très court terme pour l'Ukraine est celui du défaut du pays, autrement dit un risque de "faillite".

Les conséquences d'un défaut seraient catastrophiques pour l'Ukraine. En effet, cela impliquerait que le pays ne pourrait plus avoir accès aux marchés financiers internationaux pour se financer, avec tout un ensemble de conséquences mécaniques :

  • le pays ne pourra plus compter que sur ses ressources propres pour assurer son fonctionnement (rémunération des fonctionnaires, paiement des pensions de retraite, entretien des infrastructures, etc). Or, il s'avère que les ressources propres du pays ne sont pas suffisantes. Dès lors, toute une partie de la population se trouvera du jour au lendemain de facto au chômage.
  • En outre, la banque centrale d'Ukraine n'aura plus les moyens de soutenir la valeur de son taux de change, entraînant ainsi une dépréciation (perte de valeur) de sa monnaie nationale (le hryvnia). Pratiquement, les entreprises et les ménages devront payer plus cher pour obtenir la même quantité de produits qu'auparavant (produits de consommation, machines-outils...), le tout entraînant une forte pression sur l'économie et une probable récession économique. Le pays risquerait alors fortement de connaître un scénario du type de celui de la crise des pays émergentsavec en substance une forte chute de la monnaie, des difficultés accrues pour refinancer sa dette et une contraction immédiate des importations alors même que ce pays dépend très fortement des importations.
  • Dès lors, le pays devra très rapidement équilibrer ses comptes (budgétaires et extérieurs) afin de pouvoir revenir se financer sur les marchés financiers. Afin de bien comprendre ce qu'un tel ajustement impliquerait il suffit de réaliser qu'il sera forcément beaucoup plus brutal que ce qu'a connu la Grèce, alors même que cela a déjà été très douloureux dans ce pays malgré une aide financière extérieure (Europe, FMI).

 

Chute de la devise ukrainienne de près de 15%

La situation est appelée à se dégrader. En effet, l'agence de notation Standard & Poor's a récemment abaissé la note du pays de B- à CCC+, indiquant ainsi une risque de défaut très élevé. Les investisseurs peuvent légitimement s'inquiéter d'une telle perspective. Dès lors, le seul comportement raisonnable à adopter pour un investisseurs potentiel est d'éviter ou de se retirer des actifs ukrainiens (actions, obligations, investissements physiques...) et de tous ceux qui y sont liés. La fuite ou la défiance des capitaux vis-à-vis de l'Ukraine va d'une part, impacter la monnaie nationale à la baisse et d'autre part, accentuer le risque de défaut par manque de capitaux pour stimuler la croissance. Il convient de constater que ce phénomène a déjà commencé avec une chute de la devise ukrainienne de près de -15% par rapport à l'euro depuis le début de la crise et des IDE (Investissements Directs Etrangers) qui devraient chuter de -60% en 2014 par rapport à 2013, passant de 5 milliards à 2 milliards dollars.

Une aide extérieure nécessaire

Un soutien financier extérieur est inévitable si le pays ne veut pas faire défaut. Le nouveau gouvernement ukrainien issu des événements de la place Maïdan à Kiev a déclaré avoir besoin de 35 milliards de dollars pour faire face à ses engagements financiers dans les semaines qui viennent. Le pays ne pourra pas rembourser cette somme s'il compte uniquement sur ses ressources propres. Dès lors, une aide extérieure s'impose.

Or, cette aide ne peut provenir que de trois sources : Europe, FMI ou Russie :

  • En ce qui concerne l'Europe, cette somme dépasse les capacités (politiques et financières) des pays membres dans le contexte actuel. En effet, dans une période où la plupart des pays européens effectuent des ajustements financiers internes, il paraît compliqué politiquement de faire participer le contribuable européen sans accroître un sentiment de rejet grandissant vis-à-vis des instances européennes.
  • Il semble improbable que le FMI souhaite venir en aide à un pays qui pourrait s'orienter (même partiellement) vers une intégration accrue avec la Russie. Pour comprendre cet élément, il faut avoir à l'esprit qu'une intervention financière du FMI ne peut se matérialiser que si l'Ukraine en fait la demande. Dans ce cadre, les interventions du FMI sont toujours conditionnées à la mise en place de réformes structurelles dont l'objectif est de réorganiser l'économie et les finances d'un pays, aboutissant dans les faits souvent à limiter au strict minimum les marges de manœuvres des Etats qui font appel à lui. Une telle intervention risquerait d'exacerber des tensions déjà vives et de renforcer les partisans d'un rapprochement avec la Russie. Dès lors, dans une optique géoéconomique, il n'est pas certain que les Etats-Unis qui restent le premier contributeur du FMI acceptent de financer (même partiellement) le rééquilibrage économique et financier d'un pays pour que celui-ci s'oriente par la suite vers la Russie.

 La Russie n'aidera pas l'Ukraine sans gouvernement pro-russe à Kiev

  • Au niveau de la Russie, ce pays n'aidera pas l'Ukraine tant qu'un gouvernement pro-russe ne sera pas à sa tête ; et ce, même si l'économie russe serait l'une des premières impactée par un défaut ukrainien compte tenu des liens économiques entre les deux pays. Notons également que la Russie a le pouvoir de précipiter l'économie ukrainienne dans la récession si elle décide de stopper ses exportations de gaz en Ukraine car cela rendrait inopérant tout un pan de l'industrie ukrainienne, bloquant ainsi sa capacité de production et d'exportation. Même si d'un point de vue purement économique cette décision serait incompréhensible de la part de la Russie, l'histoire de ce pays enseigne plusieurs choses dont une qui ne varie jamais, à savoir que la Russie n'a que faire de ses pertes lorsqu'il s'agit des conflits.

Enfin, une aide de l'Europe ou du FMI n'est potentiellement concevable que dans un cadre où la situation politique du pays est stabilisée. En effet, une aide financière dans le contexte politique actuel n'aurait pour seul effet que d'abonder les mécanismes de corruption. En outre, des doutes subsistent quant aux intentions du gouvernement ukrainien, notamment au regard des formations politiques contenues dans le gouvernement (droite nationaliste...).

 Quelle sortie de crise?

L'Ukraine fait face à trois risques :

  • le risque de l'anarchie, accentué par la faiblesse du pouvoir issu des événements politiques récents et des tensions internes au pays ;
  • le risque d'une guerre (civile ou non), avec les bruits de botte qui se font entendre en Crimée et les velléités de certaines régions de ne pas reconnaître le nouveau pouvoir en place ;
  • le risque enfin, d'une faillite financière du pays, qui au-delà des aspects purement économiques aurait pour effet d'accroître la possibilité que les deux précédents risques se matérialisent. En outre, soulignons qu'une faillite induirait des difficultés à payer la solde des militaires ukrainiens (alors qu'il est toujours très dangereux de ne pas payer des hommes armés...).

Aucun pays n'a intérêt à ce que la situation économique de l'Ukraine évolue vers un défaut :

  • Pour ce qui est de l'Ukraine, la raison a été évoquée précédemment.
  • En ce qui concerne l'Europe, il n'est jamais bon d'avoir un pays en déliquescence à sa frontière ne serait-ce qu'en termes de gestion des mouvements migratoires avec des populations dans la nécessité de vivre et donc de trouver une activité pour subvenir à leur besoins.
  • Pour la Russie, malgré une puissance apparente, la situation économique du pays s'est considérablement dégradée au cours des dernières années et le pays ne pourrait souffrir de l'affaiblissement d'un de ses partenaires économiques parmi les plus importants ; sans oublier les répercutions en chaîne qu'une dégradation de ses relations avec les pays occidentaux pourrait avoir. A ce titre, c'est d'ailleurs dans ce cadre qu'il faut comprendre la volonté de la Russie d'aller vite dans le règlement de la situation afin de limiter les effets négatifs potentiels sur son économie.

Une seule solution viable

Au final, une seule solution paraît viable. En effet, et à supposer que la situation politique, notamment en Crimée, se stabilise (sans nécessairement aller vers un apaisement) toutes les parties prenantes ont intérêt à trouver une solution négociée et organisée (même officieusement) qui pourrait prendre la forme suivante :

1)     une aide conjointe envers l'Ukraine de la part de l'Europe, du FMI et de la Russie ;

2)     avec comme corollaire le fait que la Russie consente à laisser l'Ukraine évoluer dans un cadre politique du type des démocraties européennes ; et que parallèlement l'Europe consente à ce que l'Ukraine conserve ses liens économiques et stratégiques avec la Russie.

3)     le tout dans un cadre où à la fois l'Europe et la Russie s'engagent (pour un laps de temps à définir) à ne pas intégrer plus en avant l'Ukraine dans leur giron respectif, à savoir une adhésion à l'Union Européenne pour l'Europe et une annexion (même partielle) ou la volonté d'agir sur le cours des évènements politiques pour la Russie.

La crise économique et diplomatique serait ainsi évitée, et toutes les parties pourraient en tirer des avantages politiques.

Enfin, même si cela est évident, rappelons que les deux précédents conflits mondiaux ont débuté dans des contextes, pour des raisons et dans des régions plus ou moins comparables.

 

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Commentaires
a écrit le 19/05/2014 à 15:49 :
Merci l'europe, merci Juncker et Merkel porte serviette de la cia du clown obama
a écrit le 28/03/2014 à 8:18 :
Le monde des bisounours a la fin de cet article qui est vraiment nul : l objectif de la revolution Euromaidan est d integrer l Ukraine dans l OTAN contre la Russie. Le scenario presente ne tiendra pas une seconde face aux exigences des USA.
a écrit le 26/03/2014 à 11:13 :
Dans votre équation, vous avez oublié tout la main d'oeuvre ukrainienne qui va travailler en Russie et qui ramène des fonds au pays.
Les économistes partent toujours du principe que les pays en difficulté doivent payer leur dette, et donc se refinancer auprès des marchés et faire les réformes structurelles pour ce faire.
En l'occurrence, la solution la plus simple est évidemment le défaut pur et simple.
Et comme vous l'avez souligné, la Russie est tout à fait prête à perdre de l'argent pour se rattacher l'Ukraine, non comme un satellite comme tous les occidentaux le pensent, mais comme un partenaire.
De plus, pourquoi la Russie ferait-elle confiance aux pays occidentaux qui ont systématiquement et sciemment piétiné les accords passés précédents (non élargissement de l'Otan, etc...)
Il me semble que la Russie peut maintenant juste attendre que les pays occidentaux montrent leur incompétence et l'absence de moyens pour arriver ensuite en sauveur.
Bravo à nos stratèges.
Dernier point concernant les sanctions contre la Russie : les pays du Brics ont annoncé hier qu'il était hors de questions de ne pas inviter la Russie à la réunion du G20 en novembre prochain à Brisbane. Ces mêmes pays ont clairement affiché si ce n'est leur soutien, leur neutralité sur le problème de la crise ukrainienne.
Qui va aller contre la Chine, l'Inde, le Brésil et l'Afrique du Sud, se coupant de 50% de la population mondiale ?
Notre suivisme des USA va faire perdre à l'Europe énormément d'argent et d'influence.
a écrit le 26/03/2014 à 9:59 :
Beaucoup de lignes consacrer à un sujet que je considère d'intérêt mineur (du moins c'est mon avis). De plus l'article ne fait pas de commentaires directs à l'acteur de premier plan que sont les USA, qui tirent les ficelles, vu que européens n'ont jamais pu s'exprimer d'une même voix sans l'accord du grand frère. Je m'intéresse plutôt aux négociations de l'accord de libre échange qui se déroulent en ce moment. Je pense vraiment que l’Europe a plus à perdre de cette accord, que ses "intérêts" en Ukraine.
a écrit le 26/03/2014 à 9:18 :
C'est pour çà que les russes se sont fâchés sur la Crimée : une Ukraine incapable de se gouverner mettait leur base de Sebastopol en péril, ce qui est impensable pour eux. Et pour tout le monde.
Le reste : de la politicaillerie, des délires et du débat bidon, comme d'hab.
Réponse de le 26/03/2014 à 9:39 :
La Crimée avait déjà un statut spécial de République tout comme Sébastopol a un statut spécial donc invasion totalement injustifiée sinon pour conforter le pouvoir interne de Poutine qui était de plus en plus contesté en Russie (voir précédentes élections etc)
Réponse de le 28/03/2014 à 8:20 :
Belle independance en effet : le gouverneur de Crimee etait nomme par Kiev !
a écrit le 26/03/2014 à 8:56 :
La situation de l Ukraine a été programmée... les grands beneficiaires seront les mafieux du pays lorsque la manne financiere se deversera....et au passage des G sachs et autre JP Morgan ne seront pas loins...peut etre meme devant.... pour en detourner une grosse partie..mais legalement bien sur...comme nos politiques...tout est legal...on fait les lois alors...
Réponse de le 26/03/2014 à 9:22 :
Les pays de l'Europe de l'Est aidés par l'Europe se sont très bien développés (Pologne, Roumanie Rép. Tchèque, Slovaquie, ex-RDA etc) et pourtant il y avait la maffia de l'Urss auparavant. Tout dépend donc si l'Ukraine peut être gérée par l'Ouest ou par Poutine qui effectivement met ses pions maffieux au pouvoir pour mieux contrôler le pays comme en Biélorussie et tous les territoires envahis (Moldavie, Géorgie etc)
Réponse de le 28/03/2014 à 8:27 :
1. Le titre du commentaire est vachement en rapport avec le commentaire lui meme...
2. Vous ne citez pas dans vos exemple de pays de l Est la Hongrie et les pays baltes : seraient-ils trop bruns a vos yeux ?
3. Poutine a mis au pouvoir Loukashenko : theorie interressante...
4. Regardez un peu qui a finance Euromaidan, qui s est installe au pouvoir a Kiev depuis un ;ois et auels sont les gouverneurs aui ont ete nommes par Kiev dans les villes de l Est. On reparlera alors de qui sont les mafieux...
a écrit le 26/03/2014 à 8:33 :
Aucune raison d'y mettre un kopeck tant qu'il n'y a pas un plan crédible de réduction de la corruption.
a écrit le 25/03/2014 à 23:29 :
Fallait réfléchir a tout ça, avant d'envoyer BHL a Maidan. Maintenant, l'Ukraine est ruinée. Elle a perdu la crimée, sa flotte et son armée se sont massivement rendues a la Russie, et une equipe de fous furieux est au pouvoir, sans aucune élection je le rappelle, pour ceux qui donnent des leçons a Poutine. Et dans cette situation, personne ne paiera pour elle.
C'est le peuple qui souffre a présent (les 99% qui n'étaient pas a Maidan), mais ça, tout le monde s'en fiche.
Réponse de le 25/03/2014 à 23:36 :
Cà c'est de la propagande poutinienne sans valeur. Si le dictateur Poutine ami du FN en France, les démanteleurs de l'Europe et de l'euro pour mieux les soumettre à Poutine comme la Biélorussie etc, n'avait pas envahi la Crimée après un référendum bidon sous la menace de l'armée de l'envahisseur, çà ne serait pas arrivé.
Réponse de le 26/03/2014 à 0:29 :
6 ministres sur 19 sont des néo-nazis en Ukraine:
http://www.les-crises.fr/ukraine-oaodvd-5-2/

Poutine est un assassin adepte du polonium, on est tous d'accord. Mais l'accord du 21 février (signé par les Russes, les Européens et l'ancien président-corrompus jusqu'à la moelle démocratiquement élu) qui prévoyait que des élections anticipées auraient lieu, n'a pas été respecté par l'Europe, sous pression américaines. C'était la meilleure façon d'offrir la Crimée sur un plateau d'argent au dictateur Poutine.
Les Européens atlantistes ahuris de bruxelles ont une grosse responsabilité dans ce qui est arrivé. Et niveau "soft power" Poutine fait des miracles maintenant. Bravo les glandus!
Réponse de le 26/03/2014 à 5:22 :
Le CDD des trolls de l'UE va bientôt prendre fin. Fini leur piètre pollution propagandesque. Les technocrates non élus et corrompus qui les emploient n'auront pas de pitié et n'en embaucheront aucun. Vu le piètre niveau du troll moyen, on ne peut pas donner tort à leurs employeurs ...
Réponse de le 26/03/2014 à 7:36 :
@stop à la propagande etc. En France en 2005 le référendum n'était pas bidon...avec la suite que l'on sait ! Dans deux mois à nouveau les urnes pour une très très grande claque à cette clique. www.google.fr Godfrey Bloom (pour ceux qui doutent encore)
Réponse de le 26/03/2014 à 9:18 :
@ Guillaume : en quoi l'Europe est intervenue et a pu intervenir dans le vote du parlement élu ukrainien se référant à la constitution de 2004 signée par Yanoukovitch et permettant sa destitution alors que le pays risquait d'entrer en guerre civile avec des snippers identifiés désormais comme russes venus tirer sur la foule ? Le pays à l'Ouest comme en partie à l'Est n'acceptait plus Yanoukovitch et n'avait plus aucune confiance, la conséquence coulait de source. Poutine a profité de cette circonstance pour envahir la Crimé et y organiser un référendum sous la menace de son armée d'invasion d'où un résultat bidon par rapport à celui de 91 favorable à 54% à l'Ukraine. @ Jojo : vraiment rien à voir comme référendum en 2005 et celui de Crimée sous la menace de l'armée d'invasion. Il concernait 25 pays et en aucun cas l'annexion militaire d'un territoire, était très complexe, a fait l'objet de très longs et multiples débats très libres en Europe, le sujet a été accepté par tous les gouvernements concernés, la plupart des thèmes étaient déjà acceptés par les référendums de 72 et 92, il s'agissait de faciliter l'élargissement à 25, il a été approuvé dès 2007 par 17 pays sur 27 et a fait l'objet de rectifications puis approuvé en France par voie parlementaire. Sans lui la majorité des pays européens étaient bloquée au Traité de Nice empêchant la gestion de l'ensemble. Bref on pouvait continuer 100 ans et plus à ce jeu sans arriver à rien statistiquement sur 28 pays désormais, beaucoup de votants ne comprenant pas grand chose à la quantités de pages et ce type de sujet est forcément trop technique pour la majorité des votants donc on peut se demander si c'était un bon choix un référendum dans certains pays et pas dans d'autres et alors même qu'il n'y a pas 36 solutions possibles pour un tel traité qui a mis longtemps à être négocié par chaque pays. C'était une absurdité de tout jeter alors même que les référendums de 72 et 92 étaient parfaitement acceptés et constituait la majorité du socle représenté pour l'élargissement. Il aurait fallu faire voter 28 pays thème par thème en espérant que tous acceptent chaque fois sinon de nouveau recommencer et ainsi de suite, bref une histoire de fous. Le Traité a été modifié puis voté par le parlement en France en 2009. C'est contestable mais fallait-il tout recommencer à zéro en reprenant point par point avec chaque pays dont la plupart avaient voté, renégocier, revoter etc. alors qu'il n'y a pas 36 solutions de propositions acceptables par 28 pays. Ce n'était certainement pas la bonne solution et les choses peuvent se modifier thème par thème au fil du temps, dès lors que le socle principal avait été parfaitement accepté en 72 et 92 et qu'il s'agissait de pouvoir faciliter l'élargissement de l'Europe et sa gestion. Le dictateur Poutine ne s'embarasse pas de faire une référendum pour modifier la constitution afin de pouvoir se faire élire 4 fois et plus par exemple. Et Marine le Pen sous marin de Poutine en France ne se gêne pas non plus avec les instances du FN et manipulations pour prendre la direction du FN comme on l'a vu dans le passé !
Réponse de le 27/03/2014 à 17:19 :
J'ai au moins le mérite de citer mes sources. Mais vous faites semblant de ne pas comprendre ce que je dis...
Le président Yanoukovitch n'a pas été destitué selon la Constitution. C'est d'ailleurs pour cette raison que les officiels occidentaux ont parlé de "gouvernement révolutionnaire", la révolution mettant fin à la constitution. Qui a élu le gouvernement actuel? Son premier ministre avait 5% des voix aux dernières élections. Voudra-t-il organiser des élections sachant très bien que personne ne peut le blairer en Ukraine?
C'est avec des discours comme le votre qu'on renforce les Marine Le Pen et autre fachos. Les gens sentent bien qu'on essaie de les enfumer. Et c'est pas parce qu'on critique un camp plus que l'autre qu'on est pro-je-ne-sais-quoi, arrêtez votre délire!
a écrit le 25/03/2014 à 22:58 :
Ne pas oublier le potentiel très élevé de l'Ukraine dans les énergies renouvelables, notamment biogaz, biomasse, éolien, hydro (22400 rivières), solaire, géothermie etc et que compte tenu de leur rendement financier à 2 chiffres, les investisseurs internationaux sont toujours à la recherche de tels investissements aussi rentables actuellement (taux bas). L'Ukraine est apparue depuis plusieurs années dans les indices Ernst & Young de l'attractivité des pays dans le domaine des énergies renouvelables. Leurs rapports parmi d’autres décrivent le potentiel des ressources renouvelables de l'Ukraine comme « impressionnant ». La principale source d'énergie renouvelable en Ukraine est l'énergie hydroélectrique. La capacité installée est de 150MW, le potentiel est estimé à plus de 2,3GWW. Le pays possède 22400 rivières ce qui permet de construire de petites centrales hydroélectriques dans tout le pays. L'Ukraine possède également un fort potentiel solaire et les analystes de la société britannique notent que le plus grand potentiel se trouve dans son industrie éolienne offshore - le pays étant classé actuellement au 27ème rang dans cette catégorie. La production d'énergie éolienne dispose d'une capacité estimée à 19-24GW. L'industrie de la biomasse constitue plus des 2/3 du potentiel du pays sur le marché des énergies renouvelables. Actuellement moins de 0,5% de l'énergie est produite à partir de la biomasse, mais le potentiel est au moins 10 fois plus important. L'Ukraine s'est engagée à atteindre l'objectif de générer 19% de l'énergie à partir de sources d'énergies renouvelables d'ici 2030 (selon la stratégie de 2006 du Gouvernement). Le projet national « Energie naturelle » lancé en 2010 fixait l'objectif d'augmenter la part de la production d'énergie renouvelable de l'Ukraine à 30% d'ici 2015, mais il est évident que çà peut être plus ambitieux avec des investisseurs internationaux à la recherche de nouveaux débouchés dans ce secteur et compte tenu des rendements souvent à 2 chiffres et de la connexion au réseau européen et plus ENTSO-E qui a régulièrement besoin d’écouler des surplus. C’est une réponse aussi au rejet du nucléaire avec Tchernobyl à moins de 100 km au Nord de Kiev toujours dans les mémoires en Ukraine.
Réponse de le 25/03/2014 à 23:23 :
Correctif mais il est tard ! : Il fallait lire 2,3 GW pour l'hydro et moins de 5% actuellement pour la biomasse.
Réponse de le 25/03/2014 à 23:23 :
Correctif mais il est tard ! : Il fallait lire 2,3 GW pour l'hydro et moins de 5% actuellement pour la biomasse.
a écrit le 25/03/2014 à 21:29 :
L’Europe se retrouve avec un beau paquet sur les bras, quoiqu'elle fasse ce sera insuffisant et elle sera perçue comme responsable dans 2 ou 3 ans par une majorité d'ukrainiens quand tout se cassera la figure. La Russie ne fera rien surtout avec un affaiblissement de son économie lié aux sanctions. L'Europe sera affaiblie par ce puits sans fond. L'Ukraine sera affaiblie parce que le problème est trop grave et les aides insuffisantes. Cette révolution de Maidan pourrait tourner en eau de boudin et il faudra trouver des responsables et après un sauveur.
Réponse de le 25/03/2014 à 23:05 :
Vous semblez trop pessimiste José car la Grèce, le Portugal, l'Espagne, l'Italie etc voient leurs comptes se redresser en 3 ans environ alors que parfois ils partaient d'une situation pire et n'avaient pas l'appui de l'international. Par ailleurs avec l'aide de l'Europe, la Pologne, la Roumanie, les pays de l'Est dont l'ex-RDA ont mis moins de 20 ans pour largement se développer. Et l'Ukraine a de nombreux atouts. Ses plus mauvais atouts étant toutefois la corruption actuelle et Poutine qui lui font perdre un temps précieux !
Réponse de le 26/03/2014 à 0:19 :
Des à présent l'Ukraine a besoin de 15 milliards et recevra visiblement 3 milliards de la banque mondiale, 1 milliard du Japon et peut être 2 milliards de l'Europe, manque 10 milliards. Et ce n'est pas fini, l'Ukraine a estimé ses besoins à quelque 35 milliards de dollars sur deux ans. Je ne suis pas sur que la Grèce, le Portugal, l'Espagne, l'Italie partaient d'une situation pire. Mais c'est vrai l'Europe semble sortir la tête de l'eau, une chance pour l'Ukraine.
a écrit le 25/03/2014 à 18:55 :
Enfin un article intelligent sur le constat et la seule façon de s'en sortir ....
a écrit le 25/03/2014 à 17:13 :
Après toute cette réthorique guerrière qui submerge le net et nos médias, une analyse un peu posée fait du bien.
Il semble qu'on peut espérer parvenir à la situation logique qui aurait pu éviter cette crise :
- un pouvoir ukrainien qui respecte l'ensemble de sa population, y compris ceux qui veulent conserver un lien fort avec la Russie, qui veulent conserver leur langue, leur culture ;
- une Europe qui cesse de mener un politique de puissance qui ne peut, à terme, qu'être considérée comme agressive par la Russie. Cette politique européenne a déclenché la crise. L'Europe doit maintenant rechercher des relations de coopération avec ses voisins, et renoncer à sa volonté de domination.
Quant à la Russie, ce n'est pas un hasard si après avoir goûté au libéralisme dans la décennie qui a suivi la chute de l'URSS, et avoir vu sa population dépossédée de ses richesses,elle aspire à un pouvoir plus fort capable de mieux protéger les moins biens lotis à l'intérieur et de la faire respecter à l'extérieur.
a écrit le 25/03/2014 à 16:30 :
"En ce qui concerne l'Europe, il n'est jamais bon d'avoir un pays en déliquescence à sa frontière". A l'intérieur de ses frontières non plus et pourtant l'Europe en regorge (France, GB, Espagne, Italie, Allemagne, Grèce, ...) sans que cela gène trop de monde.

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