Électricité et climat : le délicat équilibre

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La mise en place d'une politique volontariste destinée à assurer un mix énergétique équilibré entre nucléaire et énergies renouvelables, permettrait aux États de lutter efficacement contre le réchauffement climatique.
La mise en place d'une politique volontariste destinée à assurer un mix énergétique équilibré entre nucléaire et énergies renouvelables, permettrait aux États de lutter efficacement contre le réchauffement climatique. (Crédits : DR)
OPINION. Les énergies renouvelables ont prouvé leur utilité dans la diminution des émissions de gaz à effet de serre. Mais elles ne peuvent pour le moment être la base des systèmes de productions électriques nationaux à l'instar du nucléaire. De fait, il est impérieux de les faire agir de concert avec le nucléaire afin de parvenir à un mix énergétique équilibré. Et pour cela une politique volontariste en la matière est nécessaire. Par Dr. Nicolas Mazzucchi, auteur de "Energie, ressources, technologies et enjeux de pouvoir" (Armand Colin, 2017).

Alors que la COP24, destinée avant tout à mesurer les progrès de l'Accord de Paris et à tracer la feuille de route pour les prochaines étapes, se referme le 14 décembre, il est nécessaire de se pencher sur l'état des enjeux climatiques et des progrès accomplis. L'Accord de Paris, c'est sa principale nouveauté par rapport au Protocole de Kyoto qui servait de cadre de référence jusqu'en 2015, se fonde sur les engagements - appelés INDC - des Etats, ceux-ci étant librement déterminés.

Chacun peut donc choisir une voie particulièrement vertueuse, comme la plupart des pays européens, ou, au contraire, ne proposer que des efforts limités. Sans revenir sur les tenants et les aboutissants de l'Accord de Paris, ni même les chances que les ambitions de celui-ci finissent par se concrétiser, le constat est aujourd'hui sans appel : nous ne sommes pas sur la bonne trajectoire.

De l'importance de la filière nucléaire

Il ne faut pas se le cacher, certaines solutions ont pendant longtemps été minorées au profit d'autres. S'agit-il de choix idéologiques ou économiques ? C'est fort possible. Toujours est-il qu'il faut noter une convergence assez inédite de la part des principaux organismes liés au monde de l'énergie et de l'environnement en faveur du nucléaire. A quelques mois d'intervalle, le rapport du GIEC consacré, justement, à la limitation de la hausse des températures à 1,5° C et le World Energy Outlook 2018 de l'Agence internationale de l'énergie, s'accordent pour augmenter, drastiquement, la place du nucléaire dans le mix électrique mondial.

Le rapport du GIEC est le plus radical en ce sens. Dans son scénario le plus « vertueux », dit P4, il ne propose pas moins d'une augmentation de plus de 4 fois la part de nucléaire dans la demande en énergie primaire en 2050 sur la base de 2010. Dans le contexte proposé, le nucléaire, la biomasse et les renouvelables connaissent des hausses spectaculaires. De son côté l'Agence internationale de l'énergie pointe non-seulement la dynamique nucléaire nécessaire pour achever un certain nombre d'objectifs climatiques nationaux ou globaux - sans toutefois atteindre le pallier symbolique des 1,5° C - avec une hausse modérée ou importante, selon le scénario, de la part du nucléaire.

L'impérieuse nécessité d'un mix énergétique

Cette évolution assez nette des grands organismes internationaux démontre un point-clé : le climat ne peut être sauvé que par la réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre, CO2 en tête. Toutefois, en corollaire du point précédent et dans une vision plus socio-politique, cette victoire qui n'est atteignable que par l'adhésion globale, ne peut être remportée en demandant trop d'efforts aux populations quant à leur mode de vie. En ce sens il convient de résoudre la délicate équation entre confort/productivité et lutte contre les changements climatiques. Deux voies - non-exclusives l'une de l'autre, bien au contraire - s'offrent : l'efficacité énergétique et la modification des mix de production. La première voie, technologique s'intéresse à l'action sur les réseaux eux-mêmes, en les rendant plus connectés (les smart grids) ou sur le stockage d'électricité, pour ne citer que deux des grandes technologies de l'efficacité énergétique. La seconde voie quant à elle nous oblige à nous pencher sur les modes de production d'électricité, en France, en Europe et dans le monde.

Les énergies renouvelables de nouvelle génération, en plein développement partout sur la planète, ont prouvé leur utilité dans la diminution des émissions de gaz à effet de serre. Or, le constat du GIEC en est la preuve, elles ne peuvent pour le moment - pour des questions technologiques et économiques - être la base des systèmes électriques nationaux des principaux pays de la planète, dans le laps de temps nécessaire à la sauvegarde du climat. Dans ce contexte une solution s'impose : faire agir de concert les énergies renouvelables de nouvelle génération et le nucléaire. Longtemps opposées ces sources d'électricité trouvent au contraire une complémentarité naturelle dans leurs différences. L'alliance d'une base nucléaire solide et d'un complément d'énergies renouvelables, les deux ne produisant pas de gaz à effet de serre lors de leur fonctionnement, s'avère une clé idéale pour la transformation des mix électriques nationaux.

Définir une politique axée sur le nucléaire et les énergies renouvelables

Toutefois - c'est là que le bât blesse - cette situation ne sera bénéfique pour la France que pour autant que les autorités nationales sauront concevoir une vraie politique nucléaire, aux côtés de la politique de soutien aux renouvelables, et sauront s'abstraire de pressions anti-nucléaires souvent idéologiques. Alors que les pays asiatiques sont ceux où la demande actuelle en nucléaire est forte, la France, par manque d'intérêt pour le secteur, est en train de perdre une opportunité économique majeure. La mise en faillite contrôlée de Toshiba-Westinghouse a ainsi ouvert un espace pour d'autres entreprises du nucléaire, ce que la Russie a parfaitement saisi.

Alors que la Chine peine encore à disposer de solutions techniques nationales matures, EDF et Orano disposent aujourd'hui d'opportunités un peu partout sur la planète. Néanmoins, pour être en mesure de les exploiter, ces entreprises doivent d'abord être soutenues en France par le gouvernement, au travers d'investissements et de commandes publiques. Dans un secteur aussi marqué par les enjeux géopolitiques, le soutien du gouvernement n'est pas un avantage, c'est une nécessité.

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a écrit le 17/12/2018 à 17:36 :
le GIEC au secours du nucléaire ? plutôt l'inverse en réalité , car ce " groupe expert " s'aperçoit enfin que pour continuer à justifier une diminution conséquente des rejets de CO2 , il n'y a pas de solution crédible sans le développement nouveau de centrales nucléaires , ni d'avenir pour sa survie sans cette reconnaissance .
après la COP 24 au royaume du charbon , il semble que l'utopie du tout renouvelable en a pris un sacré coup !
a écrit le 17/12/2018 à 9:02 :
Ben disons que le problème du nucléaire c'est que l'on est obligé de faire avec puisque nous avons 56 usines à gaz ultra dangereuses à entretenir. C'est là il n'y a pas le choix.

Si déjà on posait le débat partant de cet échec majeur qu'a été le nucléaire car particulièrement mal géré on pourrait trouver des solutions bien plus rapides et efficaces qu'avec tout ces gens qui refusent systématiquement d'assumer leur responsabilité.

Déjà que notre système est corrompue on leur mettant un secteur dans lequel le secret défense leur permet d'effacer leur corruption à vie il fallait bien se douter que ce serait les personnages les plus douteux à s'y diriger.

Le nucléaire était une bonne invention, j'insiste, mais placée entre les mains d'incompétents.
Réponse de le 17/12/2018 à 11:24 :
D'où sortez vous des gens qui refusent d'assumer leur responsabilité ? Quel procès contre la filière Nucléaire ? Qu''il y ait une présidente d'Areva médiocre, ok, mais cela ne remet pas en cause toute la filière.
Réponse de le 17/12/2018 à 12:40 :
@ multipseudos:

"D'où sortez vous des gens qui refusent d'assumer leur responsabilité ?"

Est-ce que t'as déjà lu le commentaire d'un spécialiste du nucléaire faire son mea culpa ? NOn bon ben tu arrêtes de troller systématiquement et tu cherches à comprendre, merci.

"Quel procès contre la filière Nucléaire ?"

Hein !? Mais tu comprends vraiment rien de rien alors ?

"Qu''il y ait une présidente d'Areva médiocre, ok, mais cela ne remet pas en cause toute la filière. "

Une petite diffamation histoire de servir tes minables intérêts...

Épuisant.
Réponse de le 17/12/2018 à 13:30 :
J'ai bien peur que votre analyse soit la bonne, mais bon, cest solutionable par ceux qui ont généré les problèmes et qui maîtrisent encore la technologie. Plus grave est le risque majeur de l'accès au nucléaire de pays "instables", le mot étant faible pour qualifier certains extrémismes qui prolifèrent. Et on voudrait les équiper en nucléaire ? Cest soit de la bêtise, soit de l'irresponsabilité, soit de la corruption. La tentation est d'autant plus grande que les enjeux financiers sont importants, plus importants que pour un barrage hydroélectrique ou un parc eolien. Et même si cela peut renflouer une industrie, ou garantir une indépendance, qui peut être assez prétentieux pour garantir qu'il n'y a aucun risque sur l'orientation politique ou religieuse de tel ou tel pays ? Le monde est déjà assez instable comme ça, mieux vaut ne pas en rajouter.
a écrit le 17/12/2018 à 0:52 :
On ferait bien d expliquez aux français les nouvelles décisions de Macron et de Rugy

Arrêt d une partie nucléaire pour de l éolien et du solaire
2 énergies alternatives qui nécessitent de produire avec du gaz ou autre pendant les périodes de non production (l hiver le solaire c est 5 fois moins que l été , et le vent c est très aléatoire)
Résultat on va donc augmenter nos gaz à effets de serre et on va aussi très fortement augmenter le prix de l électricité
En Allemagne c est 31 cts le kwt
Et 14 cts en France

Pas sûr que les français soient d’accords
a écrit le 16/12/2018 à 15:33 :
Développer massivement les énergies renouvelables d'ici 2050 et 2060 est la meilleure façon de produire une électricité à un coût réduit et qui soit la moins chère possible pour les Français, selon une étude et les modélisations d'Artelys sur la base des données de RTE et EDF en coopération avec Energie Demain et pilotée par l'Ademe :

https://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/articles/un-essor-massif-des-energies-renouvelables-loption-la-plus-competitive-pour-la-france-etude-61519/
Réponse de le 17/12/2018 à 10:48 :
Moins cher le "renouvellable"??? Vous êtes prêt à signer un chèque de 200 Milliards + inflation tous les ans pour financer en douceur l'installation de "renouvellable"? N'oubliez pas que l'éolien et le photovoltaïque ont une durée de vie de 30 ans et que leurs composants vitaux ne sont actuellement pas recyclables/réutilisables.
a écrit le 16/12/2018 à 10:07 :
L'Hydraulique , le gaz, le stockage (pompage-turbinage ou batteries), biomasse peuvent compenser les intermittences du solaire ou de l'éolien. Pas le nucléaire qui produit de façon trop linéaire (et ne peut faire un stop à 100% en 30 minutes). De plus l'industrie du nucléaire n'est pas rentable et dégage des cash-flow négatifs. Elle ne survie que grâce a l'Etat. Son seul intérêt est dans le domaine militaire. Amusant par ailleurs de voir d'anciens "climato-ceptique" évoquer le climat pour vendre du nucléaire. Se qui ne les empêchent pas d'aller chercher des déchets radioactifs à l'autre bout du monde (Australie) pour désespérément monter leur plan de charge à 30%. Partout le nucléaire fait faillite (Areva, Westing-House, Thoshiba, etc...). Au vu des dettes des boites du secteur qui va payer pour les déchets et le démantèlement?
Réponse de le 16/12/2018 à 12:21 :
" De plus l'industrie du nucléaire n'est pas rentable et dégage des cash-flow négatifs..." Bien sur !!! Ca fait 40 ans qu EDF perd de l'argent avec le nucleaire à grande échelle, mais les ingénieurs d'EDF ne s en sont pas rendu compte. Et ils continuent avec l'EPR sans se rendre compte non plus, ni les chinois, ni les anglais, mais, vous, vous avez compris !
Réponse de le 16/12/2018 à 12:49 :
Le nuke ne survit que grace à des passe-droit : une assurance RC ridicule de 700 millions € par accident, le non-rpovisionnement du demantelement et du creseument de la décharge de Bure.
A l'inverse les appels d 'offres solaires presente des prix de 50% deû tarif de l'EPR.
Réponse de le 16/12/2018 à 23:08 :
Le prix des renouvelables ne correspond pas au prix moyen de l’electrIncite produite: le renouvelable produit en moyenne 30% du temps. Le reste du temps c’est du gaz dans le meilleur des cas. Donc le prix du renouvelable c’est 30% de l’eolien Par exemple et 70% du gaz. Les calculs fait à partir des prix d’appels d’offres ne sont pas valables.ceux qui les utilisent n’ont rien compris au problème.
a écrit le 16/12/2018 à 8:43 :
Enfin on commence a ouvrir les yeux et ne plus raconter trop d'âneries.Les Chinois qui ont commencé les travaux quelques années après nous ,viennent de mettre leur premier EPR en service.Si la moitié de l'argent investi dans les fameuses énergies renouvelables l'avait été dans l'entretien et la mise aux normes des centrales nucléaires, nous n'en serions pas avec une électricité hors de prix .
Réponse de le 16/12/2018 à 10:31 :
Les chinois on fait faire les 3X8 a une armée de travailleurs, ça a eu un coût tout aussi délirent que en France. Il n'y a pas eu de miracle. je me demande combien ça nous a coûté a nous français de fournir à prix cassé une bonne partie des ces EPR (surtout quand on vois le prix de Flamanville). Le prix de l'électricité n'est pas hors de prix en France vu le choix du nucléaire : les boites du secteur (Orano, EDF) sont en cash flow négatif et vendent a pertes.
Le prix réel devrait être beaucoup plus élevé. Même le ministre allemand des finances a finalement avoué que le nucléaire était de loin le mode de production le plus cher pour produire de l'électricité. Et oui il s'apprêtait à faire un gros chèque pour sauver les boites du secteur de la faillite. Idem pour la France : 12 milliards cet été... (7 pour Orano (ex Areva), 5 pour EDF).
a écrit le 16/12/2018 à 3:02 :
Selon le GIEC le nucléaire génère actuellement 2 % de l’approvisionnement énergétique mondial. Dans son scénario minima cette contribution tombe à 0,43 % et dans le scénario maxima 13,6 %. Mais en moyenne les 85 scénarios du GIEC aboutissent seulement à un doublement par rapport à aujourd’hui soit 4,22% pour le nucléaire en énergies primaires à horizon 2050. Scénarii du Giec P54/112

“Part comparée des énergies renouvelables et nucléaire à horizon 2020 à 2050” :

Colonnes de droite :

– en énergies primaires (Table 2.6)

– et en électricité (Table 2.7)

http://report.ipcc.ch/sr15/pdf/sr15_chapter2.pdf
a écrit le 15/12/2018 à 14:31 :
Sauf que votre calcul ne prend pas en compte le cout du redimensionnement du réseau de transport électrique, ou le cout des moyens de stockage nécessaires aux renouvelables.

Deuxièmement, le cout du MWh d'un EPR est de 60€ et non pas 120€
Réponse de le 16/12/2018 à 3:10 :
Pour Hinkley Point le contrat est de 92 £ minimum (104 euros le MWh) pendant 35 ans et çà augmente ensuite avec le vieillissement du parc. L'éolien terrestre approche devrait passer sous peu en dessous des 35 euros le MWh en Europe et le prix du Power to gas profite des prix régulièrement négatif des renouvelables et de la hausse du prix du C02 donc les unités industrielles de production se mettent en place : plus de 70 en Allemagne et 25 pays concernés en Europe avec des injections d'H2 qui ont commencé à Dunkerque Grhyd, Jupiter 10000, H2H Industry etc.
a écrit le 15/12/2018 à 14:25 :
Dire que les renouvelables ont contribué à la réduction du CO2 est faux. Le champion Européen(en %) des ENR c'est le Danemark et s'il n'émet pas plus de CO2 c'est grâce à son interconnexion avec ses voisins à qui il achète au prix fort de l'électricité soit nucléaire (Suède) soit Hydraulique (Norvège) et a qui il vend ses excédents souvent à pertes. L'Espagne a arrêté tout développement d'ENR devant 50 Md€ de surcoûts et n'a réduit son CO2 que par le basculement du charbon au gaz dans sa production. L'Allemagne freine des 4 fers la progression des ENR devant une ardoise de 1.000 Md€ et une hausse considérable du CO2 car elle brule un charbon de mauvaise qualité pour compenser l'intermittence des ENR. J'ajoute que dans ces trois pays le tarif de l'électricité est au double du notre en France ! Pas mal pour une énergie gratuite ! Par contre, oui, il faut redorer le blason du nucléaire. Développer la GEN 4, propre avec des déchets ne dépassant pas 300 ans, apte à incinérer les déchets actuels pour les générations futures avec 3.000 ans de réserve de "carburant" sur notre sol. Je ne vois pas pourquoi notre société scientifique du XXIème siècle devrait dépenser un cent en obole à Eole dieu du vent d'il y a 26 siècles. N'oublions pas que l'électricité ne représente que 25% de nos besoins énergétiques. Quelle(s) solution(s) pour remplacer le pétrole qui en France sert pour 35% à nous déplacer, 25% a chauffer les bâtiments (résidentiels et industriels), 20% à l'industrie.......?
Réponse de le 15/12/2018 à 17:42 :
tout à fait d'accord
Réponse de le 16/12/2018 à 3:25 :
@ JPMa : l'électricité allemande est moins chère qu'en France c'est pourquoi nous en sommes "importateurs nets" depuis leur transition. Les taxes allemandes et danoises concernent pour beaucoup l'efficacité énergétique mais l'Allemagne est n° 1 mondial et le Danemark suit de près donc leur facture énergétique est moins élevée qu'en France où nous consommons plus pour les mes usages. De plus les prix TTC baissent au Danemark et augmentent moins vite en Allemagne que chez nous (voir statistiques Eurostat). L'Espagne va pasrer aux 100% renouvelables comme tous les pays européens sauf GB et Finlande. La Suède envisage de stopper le nucléaire à terme et les Pays Bas hésitent. L'ardoise n'est pas de 1000 Mds d'euros en Allemagne, lisez les études qui font le bilan "net" avec la part des importantes rentrées cleantech et Siemens n°1 mondial de l'éolien. La Norvège a besoin du Danemark pour écouler ses excédents hydraulique et vice et versa pour l'éolien dans le cadre de Norpool. Un peu comme nous avec nos voisins et la Suisse. La Gen 4 ne sera pas prête dans les 15 ans qui restent pour faire face au réchauffement climatique et coûtera bien trop cher alors que les renouvelables ont encore près de 50% de baisse potentiel et qu'elles répondent notamment au biométhane qui peut être produit via la filière biogaz, gazéification et power to gas et donc couvrir avec le thermique tous nos besoins de chaleur, stockage, industrie et transport à horizon 2050. Voir scénarii Artelys confirmant la meilleure compétitivité des renouvelables en France, celui de GRtgas pour le power to gas etc. Donc nul besoin de nucléaire mais de le fermer progressivement. Pas besoin non plus d'une énergie entièrement centralisée alors que l'on fait des bâtiments autonomes en énergie (Bouygues ABC etc) et que l'on peut de plus en plus se passer du rseau très coûteux et lourd en infrastructure.
Réponse de le 16/12/2018 à 7:50 :
Polytech
Vous confondez le prix de gros qui peut être très bas lorsque les éoliennes produisent alors qu’on n’en a pas besoin ! Au contraire, le prix de détail ttc pour le particulier est le double en Allemagne et Espagne par rapport à la France :
http://www.2000watts.org/index.php/energytrend/electricite/1028-prix-de-lelectricite-en-europe.html
Réponse de le 16/12/2018 à 9:00 :
Polytech nous sort toujours ses argumentes bidon. On lui a déjà dit: il confond prix de marche et prix de revient et en tire des conclusi Fatalement stupides. Quand il y a surproduction de fruits , les prix de vente des fruits baissent, ce qui ne veut pas dire que les coûts de production ont baissé. Je me demande si ce gère d’image peut suffire à Polytechnique a comprendre la situation
Réponse de le 16/12/2018 à 11:54 :
Mon cher Polytec vous développez beaucoup d'idées mais les faits? Sous mes yeux une facture annuelle d'une petite maison, sur 175€ facturé, 100 pour l'abonnement, 30 de taxes et de contributions, 15 de TVA et seulement 30€ de consommation - bon la TIPP et les photocopies ca coute...et elles n'ont peut être pas le même cout en Allemagne..En outre le réchauffement climatique soutenu par ces grands messes me "gonfle" la France participe pour moins de 1% aux gaz à effet de serre et derrière chaque affirmation des scientifiques existe un doute honorable (taches solaires, renversement des pôles, …). En France L'électricité, à la louche, est d'origine 75% nucléaire, et 25% renouvelable dont 13% pour les barrages. Quand aux plus de 4000 moulins ils ne représentent que 5% de l'électricité consommée (compassion pour les habitants à l'ombre des pales) . J'attendrais de la Cop 25 une décision courageuse pour stopper sous contraintes toute production d'énergie par le charbon ASAP, responsables de 20% des émissions de GES mondiales. En outre, je crois qu'il faut dire aux gens que le rêve d'une l'électricité propre et en quantité est un mythe, si nous voulons une flotte de voitures et quantité de bidules électriques il faudra passer par du nucléaire.
Réponse de le 17/12/2018 à 14:07 :
Les allemands vont être fous de joie d'apprendre que leur électricité (environ 29€ le MWh) est d'après Polytech moins chère qu'en France (environ 14€ le MWh). L' électricité allemande est bradée (voir même à des prix négatifs) quand les parcs éoliens tournent à plein et fournissent une électricité que personne ne veut: c'est bien le problème des filières intermittentes.
Quant aux Danois, Polytech a raison, ils vendent à bas prix l'électricité éolienne en surplus aux Norvégiens quand il y a trop de vent, et leur achète l'électricité hydraulique à prix fort quand le vent est absent: les norvégiens sont assez satisfait du 'deal' Les filières de production électrique intermittentes et les bons comptes, ça fait deux.
En France le problème a été résolu et EDF doit racheté en priorité le MWh éolien à un prix fixe et garanti de l'ordre de 80€ le MWh quel que soit le prix sur le marché libre même quand celui-ci est négatif. Il semblerait qu'EDF ait des dettes? c'est curieux!
a écrit le 15/12/2018 à 13:07 :
detail ; nuke 120 euros le kw. eolien 30 a 70 euros le kw
Réponse de le 17/12/2018 à 8:37 :
Fake news !
a écrit le 15/12/2018 à 9:19 :
Les énergies renouvelables, excepté la biomasse qui génère in fine de la chaleur et du CO2, absorbent l'énergie naturelle (rayonnement solaire, chaleur du sol, vent atmosphérique, etc.) et fabriquent ainsi du froid. Le nucléaire fabrique du chaud à partir de la matière sans émission de CO2. Veut-on vraiment refroidir la terre?
a écrit le 15/12/2018 à 9:05 :
La priorité c’est la lutte contre le CO2. La cible c’est les transports et le bâtiment. Dans ce cadre les ENR n’ont rien prouvé contrairement à ce qu’écrit l’auteur. Il suffit de regarder la production de CO3 par l’Allemagne depuis qu’elle a arrêté ses centrales nucléaires.
Réponse de le 16/12/2018 à 3:34 :
Rien à voir entre charbon et renouvelables. L'Allemagne comme la Pologne disposaient d'un important sous sol charbon donc c'était moins coûteux pour eux de s'en servir en attendant la mise en place de stockage propre type power to gas bien plus approprié et avec des frais marginaux réduits comparé aux centrales thermiques ou nucléaires. Nous même avons des véhicules polluants et importons toujours environ 56 milliards d'euros par an d'énergies fossiles alors que nous produisions notre propre énergie locale (électricité, hydrogène et dérives, biométhane etc) Donc ne confondez pas une situation locale avec les meilleures technologies possibles. Les renouvelables se développent bien plus vite que le nucléaire dans le monde et de manière plus universemlle donc ce dernier ne sert pas à grand chose dans la lutte contre le CO2 puisqu'il représente un % très faible des énergies primaires et ce même à horizon 2050. Voir : https://dqbasmyouzti2.cloudfront.net/assets/content/cache/made/content/images/articles/BNEF_NEO_2017_XL_1616_1120_80.jpg
Réponse de le 16/12/2018 à 9:07 :
L’éolien et le solaire ont besoin des carburants fossiles pour fonctionner quand il n’y a pas de vent ou de soleil. Regardez la production d’électricité en Allemagne et vous verrez l’utilisation du charbon et du gaz fluctuer avec le niveau du vent. Les solutions de stockage à la hauteur du problème n’existent pas. Sauf les batteries des voitures électriques si il y en avait plus. Donc poltytech vous n’avez pas fini de voir l’allemagne brûler du gaz et du charbon.

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