Game of Thrones : éloges en séries
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HBO piratage Game of thrones
HBO
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HBO piratage Game of thrones
HBO
Le 14 avril débute la saison 8 - la dernière - de la série Game of Thrones (GoT), qui rencontre un succès planétaire depuis ses débuts. Elle n'est pas la seule. Cet attrait pour les séries a été favorisé par l'avènement de nouvelles chaînes sur internet qui ont « disrupté » cette industrie du rêve qu'est le cinéma. Netflix inquiète Hollywood. Cette chaîne, qui compte plus de 137 millions d'abonnés dans plus de 190 pays, détient 75 % du marché américain. En 2018, elle a dépensé quelque 13 milliards de dollars pour produire 700 séries et 80 films qui, loin d'imposer la domination de l'anglais, multiplient les séries locales originales (thaïlandaises, arabes, suédoises, espagnoles, allemandes, russes...).
Mondialisation peut ainsi rimer avec diversité. Le succès repose aussi sur la qualité de l'écriture de scénarios, en recrutant les meilleurs talents. Il n'est donc pas surprenant que HBO, qui produit GoT, ait investi dans la série. Si le coût moyen de l'épisode dans les premières saisons tournait entre 6 à 8 millions de dollars, il s'est élevé à 14 millions de dollars lors de la saison 7. Ces purs produits de masse sont devenus des produits de qualité. De fait, on en apprend davantage sur le renseignement et le monde de l'espionnage en regardant Le Bureau des légendes qu'en lisant de longs rapports sur le sujet. Et on comprend mieux des pans de l'histoire en visionnant le réalisme du monde cru et violent de Vikings ou encore de Spartacus.
Il n'est donc pas surprenant que GoT soit devenu une série de référence pour le monde universitaire qui s'intéresse de plus en plus à la « pop culture ». Que ce soit en science politique ou en économie, le Royaume des Sept Couronnes (Westeros) montre combien la maîtrise du pouvoir repose sur l'organisation économique. Qui contrôle le trésor du royaume et la capacité à lever l'impôt détient le pouvoir, qui résulte d'un réseau complexe d'influences. Et le « secrétaire au Trésor » du royaume, Littlefinger, pour conforter sa place, a développé une activité de maisons closes qui non seulement accroît sa richesse mais lui offre aussi une source de renseignements qui lui permet de tout savoir sur tous. Cette économie du royaume dépend aussi de cités libres.