La crise de confiance dans les partis politiques, une spécificité française ?

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(Crédits : Lilian Auffret/Hans Lucas)
OPINION. Comment expliquer le manque de confiance d’une majorité de Français dans les partis politiques ? Résultats d’une comparaison européenne. Par Vincent Tournier, Université Grenoble Alpes (UGA) (*)

En février 2021, d'après le baromètre annuel du CEVIPOF, seulement 16% des Français déclaraient avoir confiance dans les partis politiques, ce qui place les partis loin derrière toutes les autres organisations, y compris celles qui sont les plus mal notées comme les réseaux sociaux (17%), les médias (28%) ou les syndicats (32%).

Comment expliquer un tel manque de confiance ? Le cas français est-il unique ou au contraire généralisable à l'ensemble de l'Europe ?

Nous allons voir que les comparaisons européennes, notamment les enquêtes European Values Study (EVS) dont la dernière vague a été réalisée en 2017, permettent d'apporter des éléments de réponse en révélant à la fois des éléments de convergence entre les pays européens et des dynamiques propres à la France.

Une défiance généralisée ?

Comme le montrent les données de l'eurobaromètre (graphique 1), la France fait partie des pays où le niveau de confiance dans les partis politiques est nettement plus faible qu'ailleurs (nous n'avons gardé que sept pays pour des raisons de lisibilité). De plus, la confiance a tendance à rester stable, voire à augmenter dans certains pays (comme en Allemagne), ce qui n'est pas le cas en France, où la confiance s'érode malgré des phases de hausse comme en 2007 ou en 2012.

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Graphique 1. Données issues du site Europa. V. Tournier/Europa, Author provided

L'eurobaromètre a cependant pour inconvénient d'utiliser une question qui ne comporte que deux modalités de réponse (plutôt confiance et plutôt pas confiance). Avec quatre modalités (grande confiance, certaine confiance, peu de confiance ou pas confiance du tout), l'enquête européenne sur les Valeurs (EVS) permet d'isoler les individus qui expriment une défiance absolue (« pas confiance du tout »), ce qui n'est pas la même chose que d'avoir une méfiance relative, cette dernière pouvant être considérée comme normale dans une démocratie où l'esprit critique doit prévaloir.

Dans la dernière vague de l'EVS (2017), la proportion de ces « défiants absolus » s'élève à 45 % en France. Avec un tel chiffre, la France se situe très au-dessus de la plupart des pays d'Europe de l'Ouest où la méfiance absolue est généralement très faible (et même quasiment négligeable dans certains pays nordiques).

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Graphique 2. Données issues site Europa. V. Tournier, Author provided

Ajoutons que, entre 2008 et 2017, la part des personnes qui répondent « pas du tout confiance » est plutôt stable. On relève même une baisse dans quelques pays (Finlande, Autriche, Allemagne), ce qui montre que la défiance n'est pas en hausse partout en Europe. Là encore, la France fait figure d'exception puisque la défiance absolue a connu une forte hausse, passant de 31% à 45%.

Une crise de l'adhésion ?

Si la crise de confiance n'est pas généralisée, qu'en est-il de l'adhésion ? Peut-on dire que les citoyens européens désertent les partis politiques ?

D'après les EVS, les taux d'adhésion sont en général assez faibles et dépassent rarement 5%, sauf dans quelques pays (tableau 1). Les partis mobilisent donc peu et la tendance de l'adhésion est plutôt à la baisse. En Allemagne et en Norvège, par exemple, un net décrochage s'est produit au cours du temps, ce qui tient sans doute aux difficultés que connaissent les partis sociaux-démocrates européens.

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Tableau 1. % de personnes qui disent appartenir à un parti politique (1981-2017). V. Tournier/Enquêtes européennes sur les valeurs. Données pondérées, Author provided

En France, le taux d'adhésion est particulièrement bas (2% en 2017) et il a peu évolué depuis 1981. La France fait donc partie des pays où l'engagement dans les partis politiques est plus faible qu'ailleurs.

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Graphique 3. Niveau d'adhésion et défiance. V.Tournier, Author provided

À la lumière du cas français, il est tentant de rapprocher les taux d'adhésion du degré de confiance dans les partis politiques : se pourrait-il que le niveau d'adhésion soit lié au manque de confiance ?

En réalité, ce rapprochement n'est guère pertinent. Certes, les taux d'adhésion sont souvent plus élevés dans les pays qui affichent une faible défiance envers les partis mais la corrélation n'est pas évidente (graphique 3). Pour des niveaux de défiance comparables, on peut trouver des taux d'adhésion très différents, et vice-versa. Les adhésions dépendent donc assez peu de la perception par les opinions publiques, même si cela peut jouer dans certains cas comme en France.

La faiblesse structurelle des partis politiques

Pourquoi les niveaux d'adhésion sont-ils généralement peu élevés ? Dans son ouvrage majeur La logique de l'action collective (1965), l'économiste américain Mancur Olson explique que les mouvements collectifs ne peuvent prospérer et durer que s'ils parviennent à offrir des rétributions sélectives à leurs membres.

Par rétribution sélective, Olson entend les avantages individuels accordés aux adhérents. Ces rétributions servent à compenser les coûts de l'adhésion (monétaires, temps passé, difficulté de se justifier, dénigrement, voire risques physiques dans certains cas).

Les rétributions sélectives créent une puissante motivation personnelle pour adhérer. Par exemple, un étudiant a tout intérêt à adhérer à l'association des anciens élèves pour bénéficier de son carnet d'adresses.

Cette thèse d'Olson est précieuse pour comprendre la faiblesse structurelle des partis politiques, ainsi que leur relatif déclin.

Alors que les associations peuvent aisément proposer des rétributions sélectives (par exemple des voyages, ou des réductions pour assister à des spectacles), il n'en va pas de même pour les partis politiques. Par définition, ceux-ci visent des biens collectifs : ils proposent des programmes d'action publique qui ne sont pas individualisables.

Lorsqu'un parti arrive au pouvoir, il met en œuvre un programme qui va bénéficier à tous les citoyens, qu'ils soient ou non membres du parti. C'est pourquoi personne n'a intérêt à adhérer. C'est ce qu'Olson appelle le phénomène du passager clandestin : chacun a intérêt à rester chez soi et à miser sur l'engagement d'autrui.

Les partis ont plus de mal aujourd'hui

Naturellement, les partis politiques ne sont pas comparables à des associations. Leur création résulte des grands clivages qui traversent les sociétés. Ils correspondent donc à des luttes d'intérêts ou d'idées qui constituent de puissantes sources de mobilisation.

Il n'en reste pas moins que, pour entretenir et développer les adhésions, les partis ne peuvent faire autrement que de proposer diverses rétributions, à la fois symboliques et matérielles.

Au temps de sa gloire, le Parti communiste français avait ainsi su créer de véritables écosystèmes (les « banlieues rouges ») qui lui permettaient d'accorder d'importants avantages à ses adhérents.

Outre les avantages matériels (formation, emplois, logements sociaux, subventions), il fournissait des rétributions symboliques telles que la fierté (légitimée par le soutien des intellectuels et des artistes) et la sociabilité. Il avait aussi, à l'inverse, la capacité d'exclure de la vie sociale tous ceux qui auraient la mauvaise idée de le critiquer, y compris parmi les dirigeants.


À lire aussi : Clientélisme politique : au-delà des clichés, une réalité contrastée


La législation fragilise les partis

Mais les temps ont changé. Les possibilités de distribuer des avantages se sont fortement réduites avec la lutte contre la corruption et le clientélisme.

Tel est le paradoxe de notre époque : la législation qui entend moraliser la vie publique fragilise aussi les partis. Davantage contrôlés, les partis doivent faire preuve de transparence et ne peuvent plus utiliser leurs ressources à leur guise, comme on a pu le constater avec l'affaire Fillon ou avec les affaires d'emplois fictifs au Parlement européen.

Même pour l'accès aux informations politiques, qui pouvait autrefois rendre l'adhésion attractive, les partis sont dépassés. Cette fonction de socialisation politique, qui a été poussée le plus loin par les communistes à travers les écoles de cadres, a été rendue obsolète par les médias et les réseaux sociaux.

Si l'on ajoute à cela que, dans nos sociétés contemporaines de prospérité et d'abondance, les individus trouvent plus de satisfaction à investir dans les loisirs ou la culture, ou dans des activités plus valorisées comme les associations, on comprend que la situation des partis politiques soit devenue délicate.

La culture républicaine française valorise peu les mouvements collectifs

Si les dynamiques contemporaines ne facilitent pas l'engagement partisan, on peut penser que les difficultés sont encore plus fortes en France pour cinq raisons.

La première est le poids de la culture politique façonnée par l'histoire. Les partis souffrent en effet d'un manque de considération qui découle de deux éléments. Le premier est la condamnation du fait collectif au nom de l'intérêt général par la loi Le Chapelier de 1791, loi qui a interdit les corporations perçues comme un attribut de l'Ancien régime.

Le second est la crainte récurrente de voir les organisations devenir séditieuses. C'est ainsi que la loi sur les syndicats (1884) et celle sur les associations (1901) visaient surtout à contrôler les milieux révolutionnaires et les congrégations religieuses, contrôle qui a été complété en janvier 1936 par la loi sur la dissolution des milices et les groupes de combat, régulièrement activée par les gouvernements pour dissoudre les mouvements jugés dangereux.

De ce fait, la culture républicaine se singularise par une faible valorisation des mouvements collectifs, ce qui rend l'adhésion plus coûteuse pour les individus.

La deuxième raison, en partie liée à la précédente, est la faiblesse du mouvement associatif. Si on reprend les données de l'EVS, on constate que les Français s'engagent peu par rapport à leurs voisins européens : 25% sont membres d'une association ou d'un syndicat (hors associations sportives), contre 43% en Grande-Bretagne, 60% en Allemagne, 70% en Suisse, 85% au Danemark ou 88% en Islande.

Or, d'après l'EVS, c'est dans les pays où l'engagement associatif est le plus élevé que les partis ont souvent le plus d'adhérents (graphique non présenté). Cette corrélation se comprend : l'appartenance à une association renforce les réseaux de sociabilité et constitue un marchepied pour les carrières militantes.

Certains partis européens ont même institué des passerelles étroites avec les syndicats, ce qui n'est pas le cas de la France où les syndicats, animés historiquement par des objectifs politiques, ont refusé les liens organiques avec les partis politiques.

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Graphique 4. Défiance dans les partis politiques. V. TournierAuthor provided

Un modèle civique entre acceptation et contestation

La troisième raison concerne la place de l'État. Construite autour d'un État fort, la société française a valorisé un modèle civique fondée sur une double attitude d'acceptation et de contestation. Les citoyens acceptent de s'en remettre à l'État mais revendiquent la possibilité d'intervenir ponctuellement pour influencer ses décisions (en se revendiquant symptomatiquement d'une démarche « apolitique », ce qui signifie dans la culture française : en dehors des partis politiques).

Cette situation confère à la France une position relativement originale, comme le montre le graphique 4, où l'on observe à la fois une forte défiance envers les partis politiques et un fort niveau d'engagement protestataire (évalué ici par le fait d'avoir participé à des pétitions, des boycotts ou des manifestations légales).

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Graphique 5. Défiance dans les partis et institutions. V. TournierAuthor provided

La quatrième raison concerne les recompositions institutionnelles liées à la Ve République. La Constitution de 1958 a abaissé le rôle du Parlement au profit de l'exécutif. Or, les données de l'EVS montrent qu'il existe une étroite corrélation entre la défiance dans les partis et la défiance dans les Parlements nationaux (graphique 5).

C'est assez logique puisque les partis sont historiquement liés au système parlementaire (leur naissance est concomitante). L'affaiblissement du Parlement rejaillit donc naturellement sur les partis, dont le rôle paraît moins évident aux yeux du public, surtout en France où le mode de scrutin majoritaire à deux tours limite le rôle des appareils partisans dans la sélection des candidats.

La cinquième et dernière raison tient à l'évolution de la vie politique au cours des dernières décennies.

Les enjeux liés à l'immigration et à l'insécurité ont bouleversé les clivages politiques en faisant émerger le Front national (devenu Rassemblement national).

Or, si ce parti se caractérise par un rejet des partis traditionnels (la « bande des quatre », selon la formule de Jean‑Marie Le Pen, à savoir le PCF, le PS, l'UDF et le RPR), il est lui-même rejeté par une grande partie de la population, si bien que ce rejet mutuel aggrave la crise de confiance dans les partis.

De surcroît, malgré ses succès électoraux, le RN a été incapable de remplacer le Parti communiste car, contrairement à ce dernier, il souffre d'un manque de relais dans la société civile (les associations lui sont hostiles) et d'une absence de légitimité auprès des intellectuels et des élites, même si des évolutions semblent se dessiner.

Ce manque de relais et de légitimité décuple le coût psychosocial de l'adhésion, coût que le RN peut difficilement compenser par des rétributions sélectives étant donné qu'il occupe une place marginale dans le système politico-administratif.

Un avenir ouvert ?

Les observations qui précédent, loin d'épuiser le sujet, soulignent la nécessité de poursuivre les investigations sur les partis politiques. Si les partis ont déjà subi de profondes transformations, avec notamment le déclin des partis de masse au profit des partis attrape-tout, leur existence ne semble pas menacée, comme le montre la création de La République en Marche (LREM) pour accompagner la conquête du pouvoir par Emmanuel Macron.

La crise sanitaire actuelle, qui fait suite à la crise financière de 2007-2008 et à la crise migratoire de 2015-2016, laisse cependant augurer une intense période de turbulences et d'incertitude dont l'issue est difficile à anticiper.

Mais les difficultés que connaissent les partis n'enlèvent rien au rôle charnière qu'ils occupent dans la vie politique. La défiance dont ils font l'objet n'est ni mécanique ni annonciatrice de leur disparition. Tout au plus peut-on relever que l'apparition possible de nouveaux leaders (Eric Zemmour ou le général de Villiers ?) laissent entrevoir de fortes reconfigurations dans le système partisan.

The Conversation ______

Par Vincent Tournier, Maître de conférence de science politique, Sciences Po Grenoble, Université Grenoble Alpes (UGA).

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

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Commentaires
a écrit le 10/03/2021 à 14:40 :
Reprenons l'historique de notre 5ème république, quel gouvernement et parti politique quel qu’il soit peut mérité notre confiance? Tous les président et politicien fit uniquement des lois pour détruire nos liberté et ponctionner notre argent...
Je suis navré mais la confiance est justifié au regard des décennies passé. Pire encore le pouvoir étant partagé par toujours les même incompétents, on a aucun réel choix politique et avenir !
a écrit le 28/02/2021 à 12:14 :
Je crois que, depuis la naissance de la République, aucun parti ni aucune coalition n'a réussi à gérer convenablement les finances de la France; on parle de redressement, de la dette, des impôts, de l'inflation, des prix, du chômage, des fraudeurs et les français constatent que le monde des élus est le seul à bénéficier même des états de crise. Mais pourquoi donc les français regrettent-ils Henri IV disparu il y a quatre siècles? Sans doute se souviennent-ils que Clémenceau disait: créez des impôts, il pousse des fonctionnaires. Dans un petit pays comme le notre, avons-nous besoin de quarante ministres qui en viennent forcément à se contredire?
Réponse de le 10/03/2021 à 14:43 :
Je confirme et si on reprend celui que nos politiciens aiment a cité en exemple, "De Gaule" président au sortir d'une guerre a réussi a tellement bien gérer le pays qu'il a provoqué les manifestation de 68... Sincèrement je vois pas comment on peut continuer sur un cap si mauvais après tant de temps et laisser les manettes a si peut de personnes toutes corrompues et inaptes a diriger... A quand le vide?
a écrit le 28/02/2021 à 11:05 :
Commenbt d'étonner du déficit d'empathie des Français pour des partis politiques qui ne font que recycler leurs vieilles branches comme LREM : Jérôme SALOMON, CASTANER, VERAN, POMPILI, anciennes vieilles gloires du HOLLANDISME De même on voit bien avec cette criuse sanitaire sans précédent que la haute adlministration a toujours la main sur le politique dsans ce poays incapable de changer.
a écrit le 28/02/2021 à 10:53 :
Les français n’ont plus confiance pour deux raisons : soit ils ont votés et sont déçus ( les riches deviennent plus riches , même avant le covid , c’était le cas )

où ils ont une idéologie fixe et radicale
(Abrité par certains médias , cnews et zemmour, le problème en France ce sont «  les autres : l’immigration, et les étrangers , faire passer les Français d’abord en renvoyant les étrangers dans leurs pays )

La France en recherche d’une orientation, d’une identité , le choc entre l’extrême gauche et l’extrême droite est en train de se préparer en France ( cette tendance se ressent bien sur les forums comme 20 minutes ou la colère assourdissante a pris le dessus boosté par la crise du covid )...diviser pour régner..
Les étrangers de France vont payer l’addition de tout ce climat , malgré eux , juste parce
qu’il faut des coupables .

Un terrain bien dangereux, fermenté par les Elites qui ne veulent pas perdre les élections je suppose .

Le pire est devant.
a écrit le 28/02/2021 à 9:24 :
"La politique consiste dans la volonté de conquête et de conservation du pouvoir ; elle exige, par conséquent, une action de contrainte ou d'illusion sur les esprits, qui sont la matière de tout pouvoir." Paul Valéry
a écrit le 27/02/2021 à 13:08 :
En France, il y a plus beaucoup plus adhérents chez les syndicats que dans les partis politiques. En France le discours ambiant, remet toujours en cause la représentation syndicale y compris celle issue des élections professionnelles, mais quasiment jamais celle issue du suffrage universel que sont les élections des élus politiques. Pourtant, les syndicats de tout bord sont beaucoup plus proches des préoccupations des salariés que les partis politiques de la nation française. L’absence de débats au sein des partis politiques ne permet pas la possibilité d'intervenir ponctuellement pour influencer les décisions.
Réponse de le 10/03/2021 à 14:46 :
Les syndicats se sont montrés pendant les grèves des gilets jaunes, pourtant au moment de reprendre le travail en sortant du confinement de mars ils étaient tous absents... Les syndicats servent plus a rien aux travailleurs mais sont tous corrompus et payés par le patronat... Arrêtez de vous voiler la face.
a écrit le 27/02/2021 à 10:32 :
On a pu s'apercevoir, lors des mouvements "gilet jaune", que la méfiance était non pas au niveau des idées, mais de la hiérarchie susceptible d'être corrompue!
Réponse de le 27/02/2021 à 13:51 :
Mais aussi de ne pas vouloir voir la réalité, ne pas contrôler véritablement sa propre administration, ainsi que de son incapacité à anticiper
Réponse de le 27/02/2021 à 17:50 :
Bref! Fermer les yeux a bon escient!
a écrit le 27/02/2021 à 10:10 :
"Lorsqu'un parti arrive au pouvoir, il met en œuvre un programme qui va bénéficier à tous les citoyens, qu'ils soient ou non membres du parti. C'est pourquoi personne n'a intérêt à adhérer. "

Même principe pour les syndicats :
Le droit du travail français est aussi responsable de cette désaffection. Au nom de l’égalité, tous les salariés doivent bénéficier des avantages obtenus par le syndicat signataire. Alors payer une cotisation, perdre son salaire en participant à une grève ou prendre des risques de carrière pour obtenir une augmentation collective de 2 % dont vont automatiquement bénéficier les non-syndiqués, n’est guère attractif pour un salarié peu motivé politiquement.
Réponse de le 27/02/2021 à 14:54 :
@lachose: Croyez-vous que ce qui est écrit dans la 1ère phrase de votre post soit la réalité ??? Depuis des décennies, le parti au pouvoir s'ocupe de sa "clientèle" et se fiche des autres. Chacun peut trouver de nombreux exemples y compris actuellement
Réponse de le 27/02/2021 à 17:41 :
Croyez-vous que ce qui est écrit dans la 1ère phrase de votre post soit la réalité ???


Si tu évoques cette phrase :

"Lorsqu'un parti arrive au pouvoir, il met en œuvre un programme qui va bénéficier à tous les citoyens, qu'ils soient ou non membres du parti. C'est pourquoi personne n'a intérêt à adhérer. "

Il y a des guillemets puisqu’il s'agit d'une partie de cet article et ensuite je développe
Réponse de le 27/02/2021 à 18:29 :
@ Réponse de la chose: j'avais bien compris qu'il y a des guillemets à la phrase en question, mon commentaire était d'ordre général sur son contenu, et pas une réponse au strict contenu de votre post
Réponse de le 10/03/2021 à 14:50 :
Avant un syndicat obtenait et travaillait pour obtenir des avantages, aujourd'hui ils se félicitent de pas avoir perdu certains avantages... Désolé mais ils servent plus a rien, et encore la preuve via la sortie du confinement où ils auraient pu négocier des avantages augmentations pour une reprise du travail... Mais là silence sur les fréquences syndicales qui pourtant voulaient tous s'approprier les gilets jaunes quelques semaines apparavent...

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