• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Le libre-échange est mort ! Vive le libre-échange !

Ferghane Azihari

Publié le 04 janvier 2017 à 11:34 - Mis à jour le 04 janvier 2017 à 13:52

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 2

    Moyen-Orient : la guerre du détroit aura bien lieu

  • 3

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

  • 4

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

  • 5

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 6

    « L'effort concerne tout le monde » : David Amiel, ministre des Comptes publics, alerte sur le budget

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Comment sauver la mondialisation du déclin du multilatéralisme. Par Ferghane Azihari. Coordinateur pour European students for Liberty en région parisienne*, tribune co-signée avec le think-tank GenerationLibre

Les institutions multilatérales qui structurent l'ordre international en faveur de l'ouverture du commerce multiplient les signes de fatigue. L'organisation mondiale du commerce (OMC) est en hibernation depuis l'échec du cycle de Doha en raison de l'incapacité des gouvernements à s'entendre sur des standards commerciaux communs. La sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne (UE) risque de ralentir l'intégration économique du continent. Longtemps considérée comme une force libre-échangiste, l'UE doit aujourd'hui composer avec ses propres pressions protectionnistes locales. Les difficultés à ratifier l'accord commercial avec le Canada ou, dans une moindre mesure, la volonté de la Commission européenne de restreindre la circulation des travailleurs détachés d'Europe de l'Est pour satisfaire les forces protectionnistes d'Europe occidentale montrent à quel point l'agenda commercial européen est compromis, tant sur le plan intérieur que sur le plan extérieur.

Trump, une nouvelle ère protectionniste

Aux Etats-Unis, l'élection de Donald Trump confirme l'avènement d'une nouvelle ère protectionniste. Le nouveau chef de l'administration américaine a multiplié les déclarations hostiles au commerce international. Le partenariat trans-pacifique ainsi que le projet de traité trans-atlantique sont tous deux considérés par le nouvel occupant de la Maison blanche comme contraires aux intérêts américains. Cette défiance ne s'arrête pas là puisque Donald Trump est allé jusqu'à demander une renégociation de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) tout en évoquant la possibilité d'une sortie des Etats-Unis de l'OMC. La récente nomination de Peter Navarro, un économiste bien connu pour son hostilité à l'influence grandissante de l'économie chinoise, à la tête du Conseil National du Commerce (une nouvelle instance rattachée à la Maison blanche) laisse entrevoir la possibilité d'une guerre commerciale conformément aux vieilles théories mercantilistes qui conçoivent le commerce mondial comme un jeu à somme nulle.

La difficile défense du libre échange

La prédominance des idées protectionnistes sur le libre-échange a déjà longuement été expliquée, notamment par les théoriciens de l'école du choix public. La défense du libre-échange sur la scène médiatique et politique est difficile dans la mesure où ses bénéfices sont diffus quand ses coûts sont concentrés. Une telle configuration favorise les petits groupes de pression organisés qui ont plus d'incitation à dépenser du temps, des ressources et de l'énergie à faire du lobbying en faveur des barrières commerciales au détriment des consommateurs. C'est pourquoi les pressions protectionnistes sont rarement combattues par les forces politiques traditionnelles qui préfèrent radicaliser leur discours en espérant endiguer la montée des mouvements populistes. Mais l'efficacité de cette stratégie est incertaine puisqu'elle normalise les idées protectionnistes. Le problème de cette normalisation tient à ce qu'elle met en péril la sécurité internationale et la lutte contre la pauvreté dans le monde toutes deux soutenues par l'ouverture du commerce mondial ces dernières décennies.

La réciprocité n'est pas indispensable

Fort heureusement, il est toujours possible de promouvoir le libre-échange en prenant acte du retrait probable de l'Europe et de l'Amérique de l'agenda commercial global. Le multilatéralisme n'est pas la seule méthode pour ouvrir les marchés. On peut même affirmer que l'approche multilatérale a longtemps été privilégiée en raison des instincts mercantilistes qui persistent malheureusement dans les cercles diplomatiques. Les traités commerciaux puisent en effet leur existence dans l'idée que l'ouverture du commerce ne peut s'effectuer que sur une base strictement réciproque. Les importations sont considérées comme des concessions tandis que les exportations sont vues comme étant l'alpha et l'oméga de la prospérité. Or, comme le disait Jacques Rueff, conseiller de Charles de Gaulle : « les hymnes à l'exportation (...) supposent de n'avoir pas conscience de l'inanité de toute distinction entre commerce intérieur et international. » Autrement dit, les importations, tout comme les exportations bénéficient aussi bien à l'économie locale qu'aux partenaires extérieurs.

C'est d'ailleurs pourquoi la réciprocité en matière d'ouverture, bien qu'idéale, n'est pas indispensable pour mener une politique libre-échangiste. Une économie qui s'ouvre unilatéralement aux échanges internationaux bénéficie du jeu des avantages comparatifs indépendamment de la persistance des restrictions étrangères. Les populations accèdent à une plus grande abondance de produits de qualité à un prix réduit. La concurrence internationale permet d'optimiser la division du travail tout en encourageant une meilleure spécialisation des industries. Chacun devient plus productif. La production globale de richesses est accrue tandis que la pauvreté recule.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Les "Corn laws", la réussite d'une  initiative locale

Il ne s'agit pas là que de théorie. L'abolition des lois céréalières (Corn Laws) en Grande-Bretagne en 1846 est un exemple emblématique de la réussite d'une initiative locale en matière d'ouverture commerciale. Pour prendre des exemples plus contemporains, Hong-Kong et Singapour sont régulièrement considérés comme deux des pays ayant unilatéralement mis en place les régimes les plus libéraux en matière de commerce international. La Nouvelle-Zélande a conduit des politiques similaires dans le domaine agricole vers la fin des années 80, soit bien avant la conclusion de l'accord multilatéral sur l'agriculture en 1994 dans le cadre de l'OMC (un accord qui n'a d'ailleurs pas mis fin au protectionnisme agricole des grandes puissances). Si ces trois derniers pays avaient attendu un consensus mondial pour ouvrir leurs marchés, ils auraient perdus plusieurs années voire décennies de développement économique.

Le reste du monde ne doit pas pâtir des replis européens et américains

Il serait bien sûr naïf de croire que de telles initiatives pourraient être répliquées en Europe et aux Etats-Unis dans le court terme étant donné leurs situations politiques respectives. Mais la marche du monde vers le libre-échange et la prospérité n'a pas à être ralentie par ces pays. Les autres pays de l'OCDE, les pays émergents et même les pays en voie de développement n'ont pas à faire les frais de ces replis. Un rapport établi par la Banque mondiale en 2005 rappelle d'ailleurs que sur les 21 points de droits de douanes éliminés en moyenne dans les pays en voie de développement entre 1983 et 2005, deux tiers de ces réductions ont été portés par des initiatives unilatérales. Preuve s'il en est qu'il ne faut pas surestimer l'importance du multilatéralisme.

Le déclin des institutions multilatérales au profit d'une plus grande subsidiarité n'anéantit pas l'espoir d'instituer un ordre international ouvert. La concurrence institutionnelle peut être le vecteur d'une saine émulation entre politiques commerciales afin d'encourager par itération la diffusion des succès locaux portés par les pratiques libre-échangistes. Il s'agit désormais d'un processus beaucoup plus crédible que le multilatéralisme qui, en raison du contexte politique, est voué à maintenir le monde dans l'immobilisme.

À lire également

  • Comment éviter le protectionnisme?
  • TTIP, protectionnisme, Syrie : le G20 de la discorde
  • L'abandon de Tafta annonce-t-il le grand retour du protectionnisme ?

*- Ferghane Azihari. Coordinateur pour European students for Liberty en région parisienne, collaborateur chez Young Voices et contributeur régulier pour l'Institut Ludwig von Mises aux Etats-Unis.

- Tribune co-signée avec le think-tank GenerationLibre

Ferghane Azihari

Sur le même sujet

Sanjay Pulipaka

OPINION. « Souveraineté numérique : l'Europe ne peut plus se contenter de réagir aux ingérences »

Idées & Débats
Sébastien Boussois

OPINION. « Meloni, Takaichi : une nouvelle droite féminine décomplexée au pouvoir »

Pendant des décennies, l’arrivée des femmes aux plus hautes responsabilités a été accompagnée d’une promesse implicite : elles introduiraient une politique plus douce, plus consensuelle, plus horizontale et plus sensible. Comme si l’autorité, la puissance et l’affirmation de l’intérêt national étaient nécessairement des attributs masculins et qu’il fallait desormais tout autre chose pour réussir en politique.

Idées & Débats
Bertrand Piccard

OPINION. « ETS et long-courriers : l’Europe ne doit pas rater l’embarquement »

Alors que la Commission européenne s’apprête à réviser son système d’échange de quotas d’émission (SEQE), l’une des questions importantes qui se posent est de savoir si les vols internationaux doivent rester en dehors du système ou y être enfin intégrés.

Idées & Débats
Gabriel Gaspard

OPINION. « Présidentielle 2027 - dette publique : faut-il changer de paradigme ? »

Les signaux de la Cour des comptes sont tous alarmants. Le débat sur l'endettement de la France enflamme la présidentielle. La dette devient-elle hors de contrôle ? Faut-il des solutions douloureuses ou une vraie alternative à nos finances publiques ?

Idées & Débats
agir

OPINION. « Redonner aux jeunes le pouvoir d’agir : quand entreprendre remet en mouvement »

Par les 25 membres du collectif Entr&prends ton Avenir et 13 représentants de l’écosystème associatif de la jeunesse.

Idées & Débats
Julien Chaverou

OPINION. « Pour un pacte de soutien a l’ameublement français et europeen »

La France et l’Europe ont une histoire longue et remarquable dans le secteur de la décoration et de l’ameublement. Les trois dernières décennies ont changé radicalement les méthodes, les moyens et les habitudes. Aujourd’hui, comme dans la mode, il y a ce sentiment étourdissant que, soudain, tout s’écroule.

Idées & Débats
Amaury Goguel

OPINION. « Et si les grilles d’analyse des Institutions Financières Internationales alimentaient les polycrises ? »

La décision est passée presque inaperçue. Pourtant, en septembre 2025, Pékin a provoqué un véritable séisme silencieux dans la gouvernance mondiale en renonçant officiellement à son statut de « pays en développement » à l’Organisation mondiale du commerce.

Idées & Débats
Sarah Bagnon-Szkoda

OPINION. « CSRD : le reporting de durabilité entre dans son âge de raison »

La CSRD a d’abord été perçue comme une contrainte. Une norme de plus, venant s’ajouter à un environnement réglementaire déjà dense. Sa mise en œuvre a souvent été vécue comme un chantier lourd, technique, coûteux, déployé dans des délais serrés par des entreprises déjà saturées par les obligations de reporting.

Idées & Débats