• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Pandémie et guerre : l'inflation va propulser l'épargne des Français aux sacrifices financiers forcés

Gaspard Gabriel

Publié le 13 avril 2022 à 06:52 - Mis à jour le 05 mars 2026 à 13:09

épargne

Photo d'illustration

Mathieu Stern via Unsplash

Le Quotidien Numérique

09 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    « On ne joue pas avec la cybersécurité » : Bruxelles attaque la France en justice pour son retard sur la directive NIS 2

  • 2

    Le Burkina Faso mobilise plus de 457 millions d'euros pour moderniser ses infrastructures routières

  • 3

    Charles Emond (Caisse de dépôt et placement du Québec) : « Nous devons absolument nous tourner vers l’Europe »

  • 4

    Détroit d'Ormuz : comment l'Iran a bâti son péage, entre « frais de services » et droit contesté

  • 5

    500 plus grandes fortunes de France : de nouveaux milliardaires propulsés grâce à l'intelligence artificielle

  • 6

    CAP, bac, master, grandes écoles… Quel salaire rapporte vraiment chaque diplôme sur le marché du travail

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
DECRYPTAGE. Même si la France n'était en aucun cas les épicentres des crises financières européennes depuis un siècle, leur nombre a explosé depuis 1971. Avec la politique monétaire actuelle de la France et de l'Europe, elles seront de plus en plus coûteuses pour les Français. Par Gaspard Gabriel, Chef d’entreprise à la retraite, spécialiste en économie financière.

L'extrême brièveté de la mémoire financière. La "grande dépression de 1929", partie des États-Unis, se diffusa dans le monde entier sous la forme d'une grande dépression généralisée. Elle est créée par l'économie de marché et effacée par le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale en 1939 (les chiffres qui racontent la Seconde Guerre mondiale). Pour La crise de 1974 l'origine apparaissait simple : le quadruplement du prix du pétrole à l'automne 1973 avait brutalement perturbé les échanges mondiaux et les taux d'inflation des pays capitalistes atteignaient des niveaux très élevés (15% pour la France).

Les Français payent encore le prix de cette crise. En effet, depuis plus de quarante ans la France est en déficit budgétaire ! Il faut remonter à l'année 1974 pour retrouver la trace d'un solde budgétaire positif : 8,5 milliards de francs de l'époque. Cette crise a été ralentie par le choc des nouvelles technologies informatiques à partir de 1985. En 2008, une nouvelle crise financière atteint la France : elle a débuté aussi aux États-Unis avec les difficultés rencontrées par les ménages américains à faible revenu pour rembourser les crédits qui leur avaient été consentis pour l'achat de leur logement. Pour créer le choc nécessaire et absorber cette crise, la Banque centrale européenne abaisse son taux directeur jusqu'à zéro. Elle injecte beaucoup de liquidités et rachète de la dette publique et privée.

La crise financière de 2008 a coûté en 10 ans approximativement 1.541 milliard d'euros à la France en termes de produit intérieur brut (PIB) selon les calculs d'Eric Dor, directeur des études économiques à IESEG School of Management. La dette de la France a augmenté de 1.000 milliard d'euros entre 2007 et 2017. Pour la même période, le total de remboursement d'intérêts des dettes, à lui seul, s'est élevé à 500 milliard d'euros. Déjà fin 2019, selon un résultat d'une enquête de Natixis Investment Managers auprès de 500 investisseurs, les niveaux atteints par la dette publique, les taux d'intérêts historiquement bas et les tensions politiques les préoccupent et 83% anticipent une crise financière d'ici un à cinq ans.

La cour des comptes met en garde contre le risque d'endettement excessif de la France. En 2019, un an après, la zone euro semble désormais pleinement sortie de la crise de 2008. Le taux directeur de la BCE est aux alentours de 0%. L'Union bancaire n'a pas encore été achevée et l'établissement de mesures de stabilisation en cas de nouveau choc économique négatif n'ont pas encore vu le jour. Au même moment, voilà l'irruption de l'épidémie de Covid en Chine.

L'économie de ce pays a donc logiquement été la première touchée. L'économie mondiale a ensuite été paralysée au fur et à mesure de la diffusion du virus. Il arriva rapidement en France avec une ampleur inconsidérable. Il est encore trop tôt pour estimer le coût réel mais les chiffres à fin 2021 font froid dans le dos. Selon la fiche publiée par FIPECO le 29 mars 2022 :

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune
"La dette au sens du traité de Maastricht était de 2.813 milliard d'euros, soit 112,9% du PIB, fin 2021 (contre 2 648 Md€ et 114,6% du PIB fin 2020 ; 2.375 milliard d'euros et 97,4% du PIB fin 2019)".

En deux ans elle a coûté à la France en termes de produit intérieur brut (PIB) 438 milliard d'euros.

Une guerre aux portes de l'Europe, un troisième choc pour la France en 15 ans. Alors que la crise de la Covid n'est pas terminée, on se retrouve avec des goulots d'étranglement de la chaîne d'approvisionnement, des coûts d'expédition plus élevés, une dégradation inquiétante du déficit du commerce extérieur et des pénuries de main-d'œuvre.

Fin 2021, la France assiste à la dégradation des principaux indicateurs économiques : l'inflation grimpe, la croissance se tasse. Avec une première hausse des prix de l'énergie, tout devient obscur. Mais pour la BCE, l'accélération de l'inflation est temporaire. Comment éviter une crise qui pourra durer plusieurs années comme en 1970 alors que la guerre a la porte de l'Europe a déjà causé des milliers de morts en Ukraine mais aussi des dommages économiques majeurs dans l'Europe et surtout en France ?

L'économie Française doit se préparer à se serrer la ceinture en 2022. En octobre 2021, bien avant la guerre aux portes de l'Europe, le Fonds monétaire international (FMI) parlait de risques importants pour l'Europe.

"Ce qui nouspréoccupe,c'est la possibilité que la croissance se stabilise vers la fin de l'année 2022 à un taux dérisoire de 1%, voire encore plus faible, au lieu des taux de 2 à 3%...Quant aux banques centrales, elles ne seraient pas en mesure de les aider, étant donné que les taux directeurs sont déjà au plus bas".

Après un choc sur les prix de l'énergie et des matières premières que la France subit aujourd'hui suite au conflit en Ukraine, l'histoire montre qu'en général on assiste rapidement à un ralentissement brusque de l'économie. Dans ses prévisions économiques de mars 2022, la Banque de France parle d'une croissance de 2,8% en 2022 dans un scénario dégradé d'une hausse encore plus importante du prix du pétrole avec une inflation de 4,4%.

Les Français vont perdre 108 milliard d'euros d'épargne en 2022. Selon les calculs de la Banque de France, les Français ont épargné 318 milliard d'euros en 2020 et 2021 dont 175 milliard d'euros d'épargne forcée (ou épargne Covid). Pour les derniers chiffres connus au troisième trimestre 2021, l'épargne totale des ménages s'élevait à 6.000 milliard d'euros, avec 1.784 milliard d'euros en assurance vie, 1.159 milliard d'euros en dépôts rémunérés (Livret A, etc.) et presque 2.099 milliard d'euros en produits de fonds propres (actions cotées, etc.).

Avec un rendement moyen de 1,7% pour les contrats d'assurance vie, une rémunération de 1% pour les livrets d'épargne, et en moyenne 3,3% net de frais pour les produits de fonds propres, l'inflation prévue de 4,4% en 2022 produira au Français une perte approchant 108 milliard d'euros. En 2023 la France doit s'attendre à des jours plus difficiles. Sa croissance devrait être nettement plus basse autour de 0,4% pour Rexecode.

L'économie Française doit se préparer à un atterrissage brutal en 2023 avec des sacrifices financiers imposés. En 2020, la France a connu une récession de 8,2%. La croissance en 2021 s'est établie à 7%, en 2022 elle sera de 2,8% et en 2023 de 0,4%. En quatre ans, l'économie française dépassera de 2% son niveau d'avant la crise sanitaire au lieu d'une croissance de 2 à 3% par an. En 2023 le pacte de stabilité budgétaire et de croissance sera de nouveau en vigueur. Les États européens doivent revenir à un déficit en dessous de 3% du PIB et leur dette publique à un niveau inférieur ou égal à 60% de leur PIB. Tous les Européens s'accorderont-ils à modifiés les traités ?

Comment financer les besoins budgétaires aggravés ? Au lieu de mettre l'épargne des ménages au service de l'économie, le risque existe que la politique monétaire actuelle aspire cette épargne. Comment ? L'Europe agira sur les modalités d'interprétation des critères de convergence. Elle empruntera, comme pour le plan de relance NextGenerationUE, pour aider à reconstruire l'Ukraine via des obligations à long terme. La BCE créera certainement un nouveau programme d'achat des dettes des États.

À lire également

  • Guerre et pandémie : pour une nouvelle union budgétaire européenne
  • Comment le surplus de l'épargne des ménages a contribué au "quoi qu'il en coûte"
  • Avec ses dettes explosives, le stress-test de la France face au dérèglement climatique
  • Plan climat européen : la révolution du 14 juillet sera-elle obsolète avant fin 2023 ?

La dette publique de la France augmentera et les milliardaires deviendront plus riches. La BCE fera de la politique tout court au lieu de respecter sa mission première : gérer la stabilité des prix. Elle privilégiera la soutenabilité des dettes publiques par rapport au pouvoir d'achats des Européens. L'objectif d'inflation à 2% serait mis de côté. L'inflation va donc taxer les épargnes. Les ménages "français moyens" payeront la totalité des coûts du "quoi qu'il en coûte" et le "quoi qu'il arrive". "Le temps passe et rien ne change à l'exception du regard que nous portons sur le monde" Thierry Thomas.

Gaspard Gabriel

Sur le même sujet

Photo d'illustration de l'article

OPINION. « Canicule, le symptôme de plus d’une grande crise de la Ville »

La canicule met en lumière une vérité implacable : nos villes sont mal adaptées. Au-delà de la climatisation, c'est une refonte profonde de notre urbanisme qui s'impose. L'industrie de l'immobilier et de la ville, forte de son expertise, dévoile un plan d'action pour relever ces défis cruciaux.

Idées & Débats
private equity

OPINION. « Votre argent est disponible... Presque ! » (Michel Santi)

Le crédit privé, un marché de milliers de milliards, promettait des rendements stables. Mais derrière le « blanchiment de volatilité » se cache une liquidité illusoire. Les fonds ferment leurs guichets, révélant une sortie de secours en trompe-l'œil. Le risque est-il sous-estimé ?

Idées & Débats
Sébastien Boussois

OPINION. « France-Maroc : derrière le quart de finale, la stratégie gagnante du soft power marocain »

À l’approche du quart de finale de la Coupe du monde qui opposera la France au Maroc, tous les regards seront naturellement tournés vers le terrain. Pourtant, l’essentiel est peut-être ailleurs.

Idées & Débats
Michel-Henry Bouchet

OPINION. « Aide au développement en berne : constat de cinq décennies d’échec ? »

Malgré des décennies d'aides massives, le développement en Afrique subsaharienne stagne. Alors que le FMI s'inquiète d'une baisse des fonds, ces aident n'ont pas atteint les objectifs.

Idées & Débats
Véronique Chabourine

OPINION. « Sommet de l’OTAN : vers une accélération de la logique capacitaire ? »

En plaçant le développement des capacités au cœur de son agenda, l’OTAN confirme une évolution déjà engagée. Le sommet d’Ankara permettra-t-il d’en accélérer la mise en œuvre ?

Idées & Débats
Sébastien Lefébure

OPINION. « Les canicules ont un coût caché : celui d’une économie qui peine encore à anticiper »

Les épisodes de chaleur extrême qui ont frappé une grande partie de l’Europe ces dernières semaines ont été largement commentés sous l’angle sanitaire ou environnemental. Pourtant, une autre conséquence mérite aujourd’hui toute l’attention des dirigeants : leur impact économique. Car une canicule ne ralentit pas uniquement les individus. Elle ralentit aussi les entreprises.

Idées & Débats
Des grues sur un chantier de construction de maisons individuelles dans un lotissement à Valence.

OPINION. Logement : « Après dix ans de défiance, faisons enfin confiance aux maires »

La crise du logement impose de changer de méthode. Il ne suffit plus d’appeler les élus locaux à leurs responsabilités ; il faut leur faire confiance. Il ne suffit plus de proclamer la décentralisation ; il faut enfin transférer de vrais leviers. Par Gil Avérous, maire de Châteauroux et président de Villes de France, et cent maires

Idées & Débats
Louis Raynaud de Lage

OPINION. « L’IA, bon serviteur, mais mauvais maître, doit faire l’objet de choix conscients »

L'IA est devenue un enjeu de puissance et de dépendance stratégique. Après l'affaire Anthropic, nations, entreprises et individus risquent de perdre leur souveraineté face à des algorithmes. Comment préserver notre libre arbitre et rester maîtres de nos choix ?

Idées & Débats