À Rouen, le R-One de Robocath remplace le tablier de plomb contre les irradiations
Nathalie Jourdan
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Robocath, robot, Medtech
Robocath
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Ils nous soignent en prenant de gros risques. Contrairement à une idée reçue, les premières victimes des irradiations ne sont pas les techniciens du nucléaire mais les cardiologues interventionnels chez qui la prévalence du cancer est multipliée par cinq, selon The American Journal of Cardiology.
Comme les ouvriers de l'atome, ils portent un dosimètre. Plus pour très longtemps. Le robot de cathétérisme conçu par la medtech rouennaise Robocath promet de renvoyer au vestiaire le dosimètre et le lourd tablier de plomb dont les praticiens s'équipent lors de la pose de stents pour se protéger des rayons X.
Grâce au robot, l'intervention est réalisée à distance : le cardiologue n'est plus posté au-dessus du patient mais assis devant un écran derrière une vitre plombée. Détenteur du marquage CE, le R-One devrait débarquer dans les hôpitaux en 2020.
Plébiscitée par plusieurs mandarins dont le professeur Alain Cribier, inventeur de la valve aortique, l'entreprise cherche à lever 10 millions d'euros pour lancer son industrialisation et sa commercialisation auprès des 3.000 salles d'intervention que comptent l'Europe et le Moyen-Orient.
En attendant, Philippe Bencteux rêve pour sa société d'un destin à la Intuitive Surgical, cette compagnie californienne à l'origine du robot da Vinci que s'arrachent les salles d'opération. « Elle est plus valorisée que General Electric », rappelle-t-il.
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Nathalie Jourdan