Coffrafrance fait le pari du coffrage propre à usage unique
Frédéric Thual, à Nantes
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Coffrafrance
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C'est le pari d'une technologie de rupture. Celle du 3DR. Autrement dit, un coffrage préferraillé, produit sur mesure, livré prêt à poser et à couler sur le chantier, avec lequel la société Coffrafrance entend conquérir le marché de la construction en béton. Industrialisée depuis 2012 par la société suisse Constante Corporation, l'innovation, qui s'appuie sur 18 brevets de fabrication, entend convaincre les professionnels du BTP de changer de méthodes et d'oublier les lourds et « polluants » coffrages traditionnels.
La solution, 100 fois plus légère qu'un coffrage classique, se veut facile à transporter, à manipuler. Intégrée dans la structure, elle ne nécessite aucune huile de décoffrage polluante pour les sols et ne générerait aucun déchet de chantier.
C'est une réponse aux objectifs de la réglementation environnementale
2020 en vigueur depuis le 1er janvier », assure Firas Esreb, fondateur de Constance Corporation et président de Coffrafrance, distributeur exclusif de ce nouveau procédé. Manipulable sans engin de chantier, sa conception permet de limiter l'empreinte carbone des sites de construction.
Compatible avec les bétons « verts » végétaux comme décarbonés, et les matériaux traditionnels, 3DR fait figure de rupture technologique, en s'adaptant à tout type de structures. Économique, elle aurait, par exemple, permis d'économiser 2600 heures de travail lors des travaux de soutènement d'une plateforme logistique de la région nantaise.
Depuis sa mise sur le marché, plus de 160 projets ont été réalisés dans les domaines de la construction résidentielle, des travaux publics, du génie civil, des travaux spéciaux et maritimes aux formes simples ou complexes.
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En 2014, pour la construction du Palais des congrès de Mons WCCM en Belgique, la partie béton a été réalisée en huit mois au lieu de vingt-quatre, générant une économie financière de 46 % »,
indique Firas Esreb, qui a investi 1,5 million d'euros à Malville dans la région nantaise en 2019 pour déployer un outil de production d'une capacité de 300.000 à 400.000 mètres carrés.
Frédéric Thual, à Nantes
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