Véhicule autonome : le franc-comtois Gaussin affine son plan pour Navya
Amandine Ibled
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Photo d'illustration
Gaussin
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La noce n'a que quelques semaines. Début février, le spécialiste de la conduite autonome basée à Villeurbanne (Rhône) a été repris pour un prix de cession de 1,4 million d'euros par un duo franco-japonais : le groupe franc-comtois Gaussin, constructeur de véhicules autonomes électriques ou hydrogènes pour le transport de marchandises en site fermé, en partenariat avec le japonais Macnica, un acteur important dans les semi-conducteurs qui utilise déjà des navettes Navya.
Créée en 1880, la société d'ingénierie Gaussin est dirigée par Christophe Gaussin, la quatrième génération à la tête du groupe, désormais cotée à Euronext. En 2012, le dirigeant a fait le choix de bannir complètement la motorisation diesel et de se focaliser uniquement sur les véhicules de la mobilité douce, en investissant 140 millions d'euros sur le développement de solutions électriques et hydrogènes. « C'était un choix extrêmement fort à l'époque car les marchés n'étaient pas encore prêts », souligne Jean-Claude Bailly, vice-président de Gaussin. « Toutefois, Christophe Gaussin avait la conviction qu'il fallait développer ces solutions sur des sites fermés, tels que les ports, aéroports, et centres logistiques, avec des écosystèmes plus simples à mettre en place, notamment en termes de recharge de batterie ou de station à hydrogène », poursuit-il.
Cette stratégie a amené le groupe à concevoir toute une gamme de véhicules électriques, entièrement modulaires, pensée dès le départ pour intégrer différents types de batteries, voire de l'hydrogène. « On utilise exactement la même plateforme, simplement, on va remplacer des blocs modulaires en fonction des besoins », explique Jean-Claude Bailly. Les véhicules Gaussin sont ainsi compatibles avec plusieurs marques de batteries, également conçus pour faire du swapping, c'est-à-dire la capacité d'échanger une batterie en moins de trois minutes.
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Gaussin a également travaillé sur la partie autonome des véhicules. « Nous avons déjà mis des véhicules autonomes en fonctionnement, par exemple, sur le port de Singapour », précise Jean-Claude Bailly. 86 exemplaires de leur véhicule de manutention AGV Perfomance 65 tonnes, un véhicule 100% autonome et 100% électrique, tournent en permanence sur ce site. « Toutes nos plateformes sont « Drive by Wire » c'est-à-dire prêtes à être autonomisées », poursuit-il.
Amandine Ibled