Il est à la fois un poids lourd du commerce informatique et high-tech en France, mais aussi une histoire familiale, puisqu'il est chapeauté par deux frères (Laurent de la Clergerie, le fondateur, et Olivier, son directeur général).
Mais l'envolée connue par le distributeur suite à la pandémie semble bel et bien terminée : après un pic où il aura culminé à 720 millions d'euros en 2020/2021, son chiffre d'affaires s'affiche en berne, pour le second exercice consécutif, à 534,5 millions d'euros (soit une baisse de 6,5%, contre -7,6% à périmètre constant) par rapport à l'exercice 2023-2024.
Après avoir évoqué « un environnement économique et politique complexe, conduisant les consommateurs à faire preuve de prudence et les entreprises à différer certains investissements impactant ainsi son niveau d'activité », Olivier de la Clergerie, le directeur général du Groupe LDLC, précise à La Tribune : « Nous constatons un marché qui reste compliqué, même si l'on a la sensation que l'on arrive à une forme de plateau, au regard des derniers mois écoulés, avec même une légère amélioration au dernier trimestre ».
Plombé par l'inflation et la baisse de la consommation des ménages, le distributeur enregistre en effet un recul sur le marché du BtoC (en repli de -3,6% : à 378,3 millions d'euros), mais surtout, du BtoB (-13%, à 144,3 millions d'euros) : « Les entreprises ont un cycle de dépenses qui n'est pas le même que les particuliers. Désormais, on voit qu'un certain nombre de freins s'additionnent actuellement sur ce marché, que ce soit l'augmentation des taux, le décalage des investissements, ou encore le contexte géopolitique », reprend Olivier de la Clergerie.