Dans l’Ain, Hypster veut disrupter la filière du stockage d’hydrogène vert

Marie Lyan
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Etrez Hypster
DR/ArcomDesign

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Etrez Hypster
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Produire de l'hydrogène vert oui, mais encore faut-il pouvoir, pour le distribuer, avoir la capacité de le stocker en amont. Telle est la mise en garde du leader mondial du stockage du gaz naturel Engie qui, par le biais de sa filiale Storengy (environ 1.000 collaborateurs en France), réfléchissait déjà à la montée en puissance de la filière hydrogène depuis quelque temps.
Et c'est à Etrez, à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Bourg-en-Bresse (Ain), que le groupe français pourrait bien essayer de répondre ce défi. Son idée ? Adapter et tester le stockage jusqu'ici réalisé en qualité salines pour le gaz naturel, aux contraintes de l'hydrogène vert.
« Il existait des solutions de stockage d'hydrogène en surface, mais qui avaient toutes l'inconvénient de rester de petite capacité : l'idée est donc de tester un mode de stockage à grande échelle qui n'avait jamais été expérimenté jusque-là et d'évaluer ses conditions de réplicabilité ».
Pour cela, la filiale d'Engie va capitaliser sur une expertise de près de 70 ans dans son domaine, « avec près de 10 milliards de mètres cubes emprisonnés dans 21 sites souterrains ou nappes aquifères en Europe », affiche la société.
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Avec une ambition : capitaliser sur son site d'Etrez, qui se pose comme le premier stockage de gaz naturel en cavités salines en France (et le 5ème en Europe en termes de capacités), pouvant accueillir jusqu'à 8 TWh, soit l'équivalent de la consommation annuelle de l'agglomération de Lyon.
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Marie Lyan