Il était attendu, après l’éviction du dg du groupe, Laurent Carme en juillet dernier. La pépite drômoise McPhy, qui se pose depuis 2008 comme l’un des pionniers de l’hydrogène vert, vient d’annoncer la nomination d’un nouveau dg : il s’agit de Jean-Baptiste Lucas, en provenance du groupe néerlandais IPS, spécialiste des technologies d'emballage et qui traduit surtout plus largement un profil expérimenté à la fois en redressement d’entreprise, tout comme dans la gestion de fonderies industrielles. Sa feuille de route visera, sans surprise, à accompagner le changement d’échelle de...Jean-Baptiste Lucas, était, depuis janvier 2019, le directeur général du néerlandais IPS, un groupe de technologie d'emballage appartenant à Apollo Management. Et au sein duquel il a dû conduire le redimensionnement et le redressement de l'entreprise.
Si son nom est peu connu du grand public, il aura multiplié les expériences au cours des dernières années, comme en témoigne son CV : Jean-Baptiste Lucas a par exemple travaillé à l'étranger, et notamment à Bahreïn entre 2011 et 2017 pour des fonderies (comme Garmco et Alba) détenues par le fonds souverain du royaume, où il a dirigé notamment la construction de fonderies ainsi que leurs opérations.
Il a avant cela passé près de 13 ans au sein du groupe industriel français Pechiney (actif jusqu'en 2003 dans les domaines de l'aluminium, avant son rachat par le fabricant canadien d'aluminium Alcan), où il assumait notamment les fonctions de directeur général en Suisse, en charge de la division aéronautique, transport et industrie, et auparavant en charge du marketing et des ventes en Allemagne.
Jean-Baptiste Lucas est par ailleurs ancien Conseiller du Commerce Extérieur de la France et diplômé de l'ESCP.
A compter du 18 octobre, il rejoindra donc les rangs de la pépite drômoise McPhy, qui conçoit des solutions de stockage et de production d'hydrogène depuis... 2008. Soit bien avant que l'hydrogène ne soit propulsé sur le devant de la scène comme un facteur clé pour la transition énergétique.
Un retour à une gouvernance dissociée
La nouvelle signe tout d'abord un retour à la dissociation de la gouvernance du groupe, qui emploie une centaine de collaborateurs basés en France, en Allemagne et en Italie, après l'éviction de son précédent directeur général, Laurent Carme, survenue le 12 juillet dernier. A cette occasion, McPhy n'avait pas souhaité expliciter les raisons de ce départ, tout en affichant des ambitions équivoques à son futur patron : le groupe va devoir à l'avenir "allier un haut niveau de satisfaction de ses clients et une performance opérationnelle exemplaire".
Déjà à cette époque, Luc Poyer, qui était passé de la présidence du conseil à des fonctions de PDG de manière temporaire, y voyait là une étape transitoire :