Fini le temps du bureau d'études, ainsi que des premiers "démonstrateurs" de ses technologies de stockage hydrogène sous forme solide.
Après avoir complété une méga-levée de 180 millions d'euros en octobre dernier en pleine crise sanitaire (auprès des ses investisseurs historiques EDF et Bpifrance ainsi que de nouveaux actionnaires stratégiques Technip Energies et l'américain Chart Industries), le spécialiste de l'hydrogène McPhy, entame un passage à l'échelle.
Face à la manne des financements et des projets autour des nouveaux usages de l'hydrogène, la pépite, qui s'était installée dès ses débuts dans le petit village de La Motte-Fanjas, à la frontière de la Drôme et de l'Isère, se retrouvait aujourd'hui à l'étroit, mais également, un peu éloignée du "coeur de l'action" du bassin grenoblois.
En pleine phase d'industrialisation de ses stations de recharge d'hydrogène ainsi que des électrolyseurs (permettant de produire de l'hydrogène à partir d'énergies renouvelables), sa montée en puissance s'était déjà concrétisée une première fois en 2020 par la signature de gros contrats.
A l'image de celui de la plus grande unité de production d'hydrogène zéro-carbone en Europe (projet Djewels) initiée par Nouryon et Gasunie aux Pays-Bas, ou de sa participation au projet de déploiement de mobilité hydrogène zéro-émission Zero Emission Valley en Auvergne Rhône-Alpes (soutenu par des fonds européens), ou encore à celui de Dijon Métropole, Smart EnergHy.