Industrie, mobilité pour les JO 2030 : le double pari de Lhyfe avec un projet d'hydrogène vert en Savoie

Marie Lyan
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Façade de Lhyfe (Brouin)
DR/Lhyfe

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Façade de Lhyfe (Brouin)
DR/Lhyfe
Après l'annonce de la création d'un site de production d'hydrogène vert, contractualisé pour la mi-2025 avec la société Hympulsion au Cheylas (Isère), c'est une seconde implantation qui pourrait bientôt voir le jour en Auvergne Rhône-Alpes.
Car depuis plusieurs mois, le producteur d'hydrogène vert nantais Lhyfe discutait en toute confidentialité avec un industriel de taille dans la région : l'aciériste Ugitech, membre du groupe Swiss Steel, qui produit chaque année jusqu'à 200.000 tonnes aciers inoxydables entrant dans la fabrication d'une multitude de pièces (vannes, composants de turbines, baguettes de soudure, instruments chirurgicaux...)
Dans le cadre de la feuille de route pour décarboner ses activités, Ugitech souhaitait se tourner vers l'hydrogène vert pour remplacer le gaz naturel utilisé dans certains de ses équipements thermiques. Le groupe avait pour cela entamé le projet Hydreams, bénéficiant d'une subvention de la part du fonds européen RFCS, aux côtés de neuf partenaires européens, afin de démontrer la faisabilité de cette substitution. Et avec, pour ambition, d'éviter à terme l'émission de 16.000 tonnes de CO2 par année.
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« Ce projet, démarré en avril 2023 et se terminant en octobre 2027, permettra de vérifier que la combustion hydrogène n'aura pas d'impact négatif sur les procédés et les produits. L'étape suivante consistera à déployer cette nouvelle solution sur l'ensemble des outils pour lesquels l'électrification directe n'est pas compatible. C'est l'objet de ce protocole d'accord avec Lhyfe », confirme le directeur du développement chez Ugitech, Frédéric Perret, par voie de communiqué.
Marie Lyan