Deux sites Ferropem (et 357 emplois) menacés en AuRA : une stratégie de la terre brûlée ?
Didier Bert
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Les salariés de Ferropem ont manifesté devant le palais de justice de Chambéry.
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Les salariés de Ferropem ont manifesté devant le palais de justice de Chambéry.
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Alors que le silicium et les ferroalliages sont des composants clés pour les nouvelles technologies, comme les batteries des véhicules électriques, et que les sites Ferropem de La Léchère (Savoie) et de Livet-et-Gavet (Isère) figurent parmi les seuls en Europe face à la domination industrielle de l'Asie, ce sont bien ces deux sites que le groupe espagnol Ferroglobe a décidé de mettre à l'arrêt.
C'est dans le cadre d' « un programme d'optimisation des actifs » que Ferroglobe a pris cette décision, explique le communiqué de l'entreprise, qui a refusé de répondre aux questions de la Tribune. Le site de Montricher-Albanne, situé à proximité de ces deux usines, en Maurienne, ne serait cependant pas concerné par ce plan de restructuration.
Ferroglobe, qui emploie près de 1.000 salariés en France, dont un peu plus de la moitié en Auvergne Rhône-Alpes, et notamment à Livet-Gavet (Isère), La Léchère (Savoie) et le Montricher-Albanne (Savoie) entend « se concentrer sur les sites les plus avancés techniquement, les plus flexibles opérationnellement et les plus compétitifs financièrement », ajoute le communiqué.
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Ces critères de choix font bondir Walter Wlodarczyk, délégué syndicat CGT et ouvrier sur le site de La Léchère. Car selon lui, non seulement ces sites sont viables, mais des projets de reprises existants auraient été ignorés par la direction du groupe, qui refuse de céder des usines à d'éventuels concurrents, pointe Walter Wlodarczyk, en soulignant les savoir-faire de ces sites centenaires.
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