La Tribune - Les derniers investissements annoncés dans la microélectronique, privés comme publics, se sont traduits par un contexte de besoins en main d'œuvre inédit, même pour un organisme public de recherche à caractère scientifique, technique et industriel (EPIC) comme le CEA ?
Des financements et des partenariats industriels importants se sont mis en place et projettent le CEA, et globalement la Direction de la recherche technologique (DRT), qui est opérateur de la recherche française, sur le devant de la scène, de par la réputation mondiale que possède par exemple son centre du Leti dans le domaine de la microélectronique.
Comment se traduit cette tension dans le domaine des ressources humaines concrètement ?
Comme pour d'autres, nous ressentons clairement les tensions sur la scène du recrutement.
Cette désafection des jeunes pour les métiers scientifiques a déjà mené à des tensions sur le terrain des thèses et des post-doc depuis un certain temps. Sans compter que bien souvent, les jeunes préfèrent s'orienter vers des travaux autour des énergies alternatives.
Votre présence sur le bassin grenoblois est-il devenu une chance ou un handicap à ce sujet ?
Nous arrivons tout de même encore à recruter à Grenoble, et notamment grâce à la présence d'un environnement de recherche technologique unique, qui nous permet de proposer aux jeunes à la fois un cadre, mais aussi des moyens pour mener leurs projets de recherche.