Elle a été présentée officiellement à l'occasion du salon du Made in France, le week-end du 8 mai à Lyon, par son instigatrice l'association Origine France Garantie fondée il y a 10 ans par Yves Jego. La mascotte « Cocorifeu », 100% fabriquée en France, se veut le symbole de la renaissance industrielle française. De l'industrie française en général, de l'industrie de la peluche plus particulièrement. Elle se veut la preuve par l'exemple que l'industrie textile française est capable, - même si cette compétence spécifique de la peluche a été décimée depuis plus de 30 ans par des délocalisations en Asie-, de produire des peluches sur le territoire.
L'initiative est née, à l'automne dernier, en réaction à la polémique suscitée par la commande du comité d'organisation des JO 2024 de plus de 2 millions de mascottes « Phryges ». Un contrat certes signé avec deux entreprises françaises, Gipsy en Normandie et Doudou et Compagnie en Bretagne (les deux seules à avoir répondu à l'appel d'offres), mais qui se concrétise en réalité par une fabrication essentiellement réalisée en Asie. Gipsy sous-traite en effet l'ensemble de ses mascottes olympiques à des prestataires asiatiques, Doudou et Compagnie avait quant à elle annoncé qu'elle en fabriquerait seulement 20% dans son usine bretonne. Ce qui laissait présager que moins de 10% du total des mascottes des JO 2024 seraient produits en France. Ce sera finalement un peu plus car Doudou et Compagnie a revu significativement à la hausse sa production française mais il n'en reste pas moins que l'essentiel des Phryges qui seront vendues dans les boutiques officielles à l'occasion des prochains Jeux Olympiques ne seront pas confectionnés par des salariés français.
« Nous avons pris acte qu'il était complexe, dans l'état actuel des choses, de produire deux millions de mascottes en France. Il ne s'agit plus de polémiquer. En revanche, nous avons décidé qu'il fallait tirer une leçon de ce constat, prendre notre destin industriel en main. Nous souhaitions envoyer des signaux positifs et montrer que nous serons capables, à l'avenir, de produire des mascottes pour les futurs JO en prenant notre part à la reconstruction de la filière », explique le président d'Origine France Garantie (3.200 gammes de produits certifiées comme contenant 50% de leur prix de revient fabriqué en France), Gilles Attaf.