Automobile : en Isère, le ralentissement de l’électrique met en péril 350 emplois chez Valeo
Stéphanie Gallo Triouleyre
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SARAH MEYSSONNIER
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Ils devraient être au moins 200 aujourd'hui, devant le siège social parisien de Valeo, à crier leur inquiétude. Leur colère aussi, face à la direction d'un groupe qui, après avoir annoncé en début d'année la suppression de 1.000 postes dans le monde, a entaillé un peu plus la confiance de ses collaborateurs en dévoilant au cœur de l'été son intention de s'alléger de trois de ses sites français. Il s'agit du centre de R&D de la Verrière (78) qui emploie 500 personnes, ainsi que ses usines de la Suze-sur-Sarthe (270 salariés) et de Saint-Quentin-Fallavier en Isère (350 personnes).
Plusieurs raisons à ces mises en vente ont été évoquées par la direction à l'AFP (*) : pour l'usine sarthoise, celle-ci serait mise en difficulté par le ralentissement de la production automobile en Europe. Les salariés pourraient postuler dans une usine située à une trentaine de kilomètres. Pour le centre de R&D, le site serait trop ancien et nécessiterait « des dizaines de millions d'euros d'investissement pour le mettre à jour ». Les salariés seraient eux transférés sur un nouveau site R&D.
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Quant à l'usine de Saint-Quentin-sur-Isère, positionnée depuis sa création en 1989 sur les démarreurs et reconvertie progressivement ces dernières années sur des motorisations hybrides, « la technologie développée n'aurait pas rencontré son marché ». Une analyse qui soulève l'indignation des salariés isérois de l'équipementier automobile (22 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2023 et une marge opérationnelle de 4% sur le premier semestre 2024, soit 0,8% de plus qu'en 2023).
Stéphanie Gallo Triouleyre