L'accord a été officiellement signé ce lundi. Les syndicats CFE-CGC, CFDT et Sud, majoritaires chez Michelin (80% à eux trois), ont validé les mesures d'accompagnement du plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) des usines de Cholet (Maine-et-Loire) et Vannes (Morbihan). Seule la CGT n'a pas signé l'accord. Le géant du pneumatique avait annoncé, début novembre, la fermeture de ces deux sites qui emploient 1 254 salariés.
La majorité d'entre eux, soit environ 900 personnes selon la direction, devrait choisir la mobilité externe, c'est-à-dire qu'ils quitteront l'entreprise. Pour eux, le PSE prévoit une indemnité forfaitaire de 40.000 euros bruts, avec une majoration de 1 250 euros par année d'ancienneté et un bonus supplémentaire selon l'âge. Environ 13% du personnel a fait acte de candidature pour une mobilité interne, soit 164 personnes.
Cette mobilité interne sera assortie d'aides au logement et de l'accompagnement des conjoints et des enfants. Enfin, le reste de l'effectif sera, quant à lui, concerné par le dispositif de fin de carrière. Pour ces salariés (entre 150 et 180 personnes), dont le départ en retraite à taux plein interviendra au plus tard au 1er janvier 2031, l'accord prévoit une dispense d'activité rémunérée à 75% du salaire brut, des aides au déménagement et au rachat de trimestres.