Vencorex : le projet de coopérative se consolide, verdict le 10 avril
Emma Rodot
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Les porteurs de projets (Grenoble Alpes Métropole, CIC Orio, CGT) devant le Tribunal de Lyon, le 3 avril 2025.
ER/La Tribune
Le sort de Vencorex devrait finalement être tranché le 10 avril par le Tribunal de commerce de Lyon, qui étudie pour le moment les deux projets de reprise.
Cette nouvelle audience était redoutée par les salariés. Finalement, le Tribunal des activités économiques (TAE) de Lyon se laisse encore une semaine, jusqu'au 10 avril, pour étudier les deux offres de reprises de Vencorex et ainsi livrer son délibéré : liquider la société, accepter une offre, ou accorder un délai supplémentaire.
Placée en redressement judiciaire en septembre 2024, la société spécialisée dans la production de produits de base pour la chimie à partir de sel (hydrogène, chlore, soude) et de tolonates (utilisés pour les vernis et revêtements) comparaissait pour la troisième fois devant le TAE de Lyon, ce jeudi 3 avril.
Cette fois, les magistrats ont décidé de reporter leur délibéré, afin de poursuivre l'étude des deux offres de reprises, aux desseins économiques et sociaux bien différents. La première, déposée dès le mois d'octobre par la société hongroise BorsodChem (filiale du groupe chinois Wanhua et principal concurrent de Vencorex), propose de reprendre uniquement l'atelier de tolonates, l'activité de spécialité de Vencorex, à la plus forte valeur ajoutée. Soit 54 emplois sur les 450 que comptait la plateforme chimique avant son redressement.
« BorsodChem a pu présenter une offre ferme, sans condition suspensive et entièrement financée », indique la société dans un communiqué. Sa proposition « prévoit notamment la modernisation de l'unité Tolonates grâce à l'intégration des meilleures technologies disponibles, afin de renforcer la compétitivité de l'outil industriel », ajoute l'entreprise hongroise.
L'autre offre de reprise, dont les prémisses ont été présentés à partir de février par des salariés CGT avec une poignée de collectivités locales, prend la forme d'une Société coopérative d'intérêt collectif (SCIC). Elle est désormais portée par 47 salariés venus de la FNIC-CGT et une dizaine de collectivités territoriales : la Métropole de Grenoble, qui prévoit de s'engager pour 200 000 euros, mais aussi des communes et des communautés de communes, représentant une participation de quelques dizaines de milliers d'euros. Cela, afin de reprendre 273 salariés et l'ensemble des activités de la plateforme, y compris l'électrolyseur et la mine de sel de Hauterives (Drôme).
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