« Près de 160 startups sous l’étendard de la French Tech seront au CES», Christophe Lecourtier - Business France

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Christophe Lecourtier, directeur général  de Business France
Christophe Lecourtier, directeur général de Business France (Crédits : Presse)
Business France fédère la présence française au CES de Las Vegas 2019, en particulier au niveau des régions. Une mission gérée dans l’esprit du « projet Team France Export » et qui embarque avec elle 160 startups. Le point avec Christophe Lecourtier, directeur général de Business France.

Quel bilan tirez-vous du CES précédent ?

Il y a six ans, la France était quasiment absente de l'Eureka Park, l'espace startup du CES. En 2018, 274 startups y portaient nos couleurs : c'était la deuxième délégation mondiale, juste derrière les États-Unis. 31 d'entre elles ont remporté un Innovation Award et deux un Best of Innovation Award. L'exploit fut salué et a largement contribué à changer l'image de la France dans le monde - et aussi aux yeux des Français - s'agissant de l'innovation technologique et du dynamisme entrepreneurial. À la mobilisation de Business France s'est ajoutée celle des régions, présentes en nombre croissant depuis deux ans. Revers de la médaille : la représentation française a présenté ces dernières années un caractère hétérogène et un peu morcelé, qui a amoindri sa visibilité et son impact.

Avez-vous remédié à cette dispersion de la représentation française pour
cette édition 2019 ?

Nous avons sélectionné 26 startups innovantes parmi 150 candidatures. L'agence accompagnera aussi une dizaine de jeunes pousses dans une délégation de « Family&Friends ». Nous serons en outre présents sur l'espace consacré aux véhicules connectés et autonomes. Un travail intensif de formation et de préparation a été effectué auprès des entreprises choisies, avec sept sessions de coaching destinées à leur donner les fondamentaux indispensables pour réussir leur passage au CES. Nous nous sommes par ailleurs particulièrement investis ces derniers mois pour fédérer les délégations des régions françaises, avec qui nous avons discuté de critères communs de sélection des startups qui feront le voyage. Pour renforcer la lisibilité de l'offre française, nous avons également défini un code de couleur, qui identifie distinctement chacune des dix thématiques dont relèvent les entreprises qui seront au CES. Résultat : près de 160 start-ups sélectionnées par les régions se présenteront pour la première fois ensemble sous l'étendard de la French Tech au sein du pavillon géré par Business France. Pour autant, l'unité n'est pas l'uniformité, et les régions qui le souhaitent pourront disposer d'un stand sur le pavillon afin de présenter les atouts de leur territoire. L'union fait la force de tous si chacun trouve à s'exprimer.

En quoi la présence hexagonale au CES 2019 témoigne-t-elle de l'évolution du dispositif français d'accompagnement à l'export ?

La coopération que nous avons établie avec les régions pour la préparation du CES illustre la Team France Export que nous sommes en train de bâtir. Le projet est parti du constat partagé que le dispositif français d'accompagnement à l'export est trop éclaté. Impossible dans ce cadre de relever le défi urgent d'augmenter le nombre d'entreprises exportatrices, beaucoup trop faible par rapport à celui de nos voisins allemands ou italiens. Business France, l'opérateur national, a proposé aux autres acteurs du commerce extérieur, chambres de commerce et régions en tête, de mettre en commun leurs moyens et leurs objectifs afin de constituer cette Team France Export. L'heure d'une telle initiative était venue, et tout le monde a fait le choix de s'engager. Ensemble, nous mettons en place un dispositif simple et lisible pour les entreprises, avec un guichet unique en région et un seul correspondant de la Team France Export à l'étranger. Une plateforme régionale des solutions va mutualiser les ressources locales pour détecter, préparer et orienter les primo-exportateurs. Enfin, un dispositif de coaching de proximité associera, dans les territoires, les différents acteurs publics. Chacun va ainsi pouvoir se spécialiser dans son domaine d'excellence et renforcer son efficacité. Il ne s'agit donc pas de fusionner des organisations de nature différente, mais de trouver ensemble la ligne de crête d'une union étroite qui coordonne et renforce l'expertise de chacun. C'est l'esprit dans lequel nous avons préparé le CES, et, j'en suis persuadé, les résultats seront au rendez-vous.

PLUS D'INFORMATIONS SUR : https://www.businessfrance.fr/decouvrir-la-France

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