Quel est le modèle économique des compagnies aériennes low-costs ?

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(Crédits : Fotolia)
Les compagnies aériennes low-costs, telles que Ryanair, suivent un business model unique. Vols nationaux, intercontinentaux ou moyen-courriers, elles sont présentes dans de nombreuses villes et pays et les compagnies de voyage aiment s’appuyer sur elles pour vous proposer les meilleurs prix.

Un business model à très bas coût

La compagnie aérienne Ryanair, tout comme Vueling, Norwegian, easyJet ou Transavia & co, fonctionne sur un modèle économique bien particulier qui est idéal pour trouver et réserver vos billets d'avion à tout petit prix.

Comment fait-elle ? Ryanair ne dispose pour ses vols moyen et long-courriers que d'une flotte parfaitement interchangeable composée d'un certain type d'appareils qu'elle optimise au maximum en réduisant le nombre d'escales et en densifiant le nombre de sièges. Elle dispose également d'effectifs limités et qui peuvent accomplir toutes les tâches.

La plupart de ces compagnies aériennes à bas prix sont enregistrées dans des paradis fiscaux comme l'Irlande ou Jersey, ce qui réduit d'autant plus leur coût de fonctionnement. Elles ont visé en priorité des aéroports peu desservis, comme Beauvais, Montpellier ou d'autres villes en Italie, en Espagne ou en Europe en général. Certaines, comme Ryanair, ont même réussi à obtenir des subventions des collectivités locales, car elles leur apportent de nouveaux clients.

Une rentabilité basée sur les extras

Dans le business model mis au point par les grands groupes low-costs, l'on a parfois l'impression que la vente de billets, proposée uniquement en ligne ou via des agences de voyage telle que GO Voyages, n'est pas très rentable.

Ce n'est pas qu'un sentiment. Les billets proposés par des sociétés comme Ryanair ont un tarif si bas qu'il couvre rarement les taxes d'aéroport, ce qui oblige ces groupes à payer la différence.

Comment expliquer alors que leurs résultats soient en hausse, comme ceux d'easyJet qui affiche une augmentation de 11,4 % pour le trimestre qui s'achève au mois de juin 2019, ou du moins se maintiennent même en période de crise comme c'est le cas pour Ryanair ? Ces compagnies se servent des extras pour assurer leur marge. Chez eux, tout se paie : le repas, le choix du siège, et même le second bagage. Ce système est particulièrement rentable, car ces entreprises facturent des services qui ne représentent aucune dépense pour elles.

Un modèle sans faille ?

Si les groupes comme Vueling, Ryanair ou Transavia & Co semblent bien réussir sur les vols courts et les moyen-courriers dans les pays développés, il n'en est pas de même pour leurs destinations long-courriers ou dans les régions en voie de développement. Dans les pays asiatiques, ils se heurtent au fait que les passagers préfèrent bénéficier du tarif minimum sans dépenser pour les extras.

Ce modèle doit donc progressivement être adapté. Ce qui attend les passagers des compagnies aériennes low-costs, ce sont des billets sans cesse moins chers pour des destinations comme l'Angleterre ou l'Italie, parfaites pour des courts séjours, mais des extras de plus en plus onéreux.

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