Valerie Messika rend le diamant accessible à tous

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Valérie Messika, fondatrice de la marque de joaillerie Messika.
Valérie Messika, fondatrice de la marque de joaillerie Messika. (Crédits : DR)
Chaque semaine La Tribune et son partenaire Bpifrance vous font découvrir une femme fondatrice d'entreprise dans nos régions. En 2003, Valerie Messika imaginait des bijoux diamants rock et accessibles. En 2018, son entreprise compte 200 salariés, un chiffre d'affaires de plus de 100 millions d'euros et plus de 400 distributeurs.

Après des études de communication au Celsa Sorbonne à Paris, Valerie Messika intègre le service marketing de la section horlogerie et joaillerie de Chanel. Elle y découvre une maison familiale fidèle à ses racines. Alors qu'elle souhaite y continuer sa carrière, son père lui propose de travailler à ses côtés. Diamantaire à Paris, il aimerait qu'elle lui succède. « Docile et gentille, je me suis dit que je lui devais bien un an de ma vie. » Elle restera trois ans à ses côtés, le suivant dans tous ses rendez-vous. « C'était fascinant de le voir. Il savait fédérer autour de lui et ses clients lui étaient fidèles. » Elle se découvre alors une âme d'entrepreneure. En 2003, souhaitant faire évoluer son métier pour devenir sight holder, son père part s'installer en Israël. De son côté, elle a eu le temps d'analyser le secteur qu'elle trouve poussiéreux. « Entre Tati Or qui, en s'installant rue de la Paix, marquait une évolution, et le très haut de gamme, rien n'existait. » Elle décide alors de dessiner des bijoux, discrètement, pour ne pas nuire à son père. « J'ai imaginé des bijoux diamant non ostentatoire, plus rock, pour tous les jours et à des prix accessibles. »

En 2005, Elle lance officiellement sa marque, entourée de ses proches, toujours à ses côtés treize ans plus tard : Aurélie Darmon, directrice marketing, son cousin Didier, directeur artistique et son mari Jean-Baptiste, directeur général. De 4, « le chiffre idéal pour être stable, comme les pieds d'une chaise » explique-t-elle, ils sont maintenant 200 salariés pour un chiffre d'affaires de plus de 100 millions d'euros. Bpifrance a soutenu l'entreprise sous forme de crédit afin de lui permettre de passer certains paliers. « Je n'ai pas de vision à long terme, car sinon, peureuse, je ne me serais jamais lancée dans cette aventure. Par contre je veux aider l'entreprise à devenir une spécialiste du diamant. Et je veux que Messika garde toujours son esprit de jeunesse et de fraîcheur qui a fait son succès. Nous avons su respirer ce que les femmes désiraient, parce que je représentais alors cette femme. »

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