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Corinne Clesse fluidifie les systèmes de production

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Corinne Clesse, fondatrice d'Infodream
Corinne Clesse, fondatrice d'Infodream (Crédits : DR)
Chaque semaine La Tribune et son partenaire Bpifrance vous font découvrir une femme créatrice d'entreprise dans nos régions. Corinne Clesse a fondé la société éditrice de logiciel Infodream en 1989 qu’elle continue à diriger avec une passion : l’innovation.

Employée dans une entreprise informatique où elle a pris goût à l'innovation, Corinne Clesse rêve de piloter sa vie et aspire à quitter Paris. En 1989, quatre ans seulement après avoir quitté Ponts et Chaussée, elle s'installe dans les Alpes et fonde Infodream, une entreprise éditrice de logiciels. Trente ans plus tard, sa société a créé deux filiales, l'une au Royaume-Uni, l'autre aux Etats-Unis, travaille dans 15 pays et compte 30 salariés.

Dès 1995, Corinne Clesse se spécialise dans l'amélioration du niveau de qualité en production et lance la première version de SPC Vision. Pour ses clients, il offre un gain de temps et donc d'argent, en permettant de détecter les anomalies dans la production avant de faire des pièces non conformes. Il y a 8 ans, elle est allée vers le MES, une nouvelle offre pour transformer les entreprises clientes « en industrie du futur, l'industrie 4.0 ». Pour sa fondatrice, le point fort d'Infodream est de proposer un logiciel standard ne nécessitant aucune modification, que le client travaille dans l'automobile, l'aéronautique ou l'horlogerie. Tandis que l'une de ses spécificités est de s'intéresser à l'ergonomie pour l'opérateur et le manager dès la conception de ses logiciels. « L'humain doit être au centre de l'industrie 4.0 », souligne Corinne Clesse.

Pour continuer à innover et prendre le temps de la recherche et du développement de nouvelles solutions, car « ce sont des projets de longue haleine », Corinne Clesse a fait appel à Bpifrance. La Banque Publique d'Investissement l'a soutenu « sous forme d'avances remboursables et de subventions pour des projets comme l'usine aéronautique du futur ». Les objectifs à court terme sont de se développer en Amérique du Nord, où la concurrence est faible et devenir le leader du MES en Europe en ayant une offre différenciée. Tandis que la dirigeante prépare la transmission de son entreprise en autonomisant et responsabilisant ses équipes. Mais cela n'aura pas lieu avec « cinq ans environ, il n'y a pas d'urgence ».

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