Critiqué, Facebook opère la plus grande réorganisation de son histoire

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Mark Zuckerberg, Pdg et co-fondateur de Facebook, reste à la tête de son entreprise.
Mark Zuckerberg, Pdg et co-fondateur de Facebook, reste à la tête de son entreprise. (Crédits : Stephen Lam)
Alors que le réseau social traverse la plus grande crise de son histoire, Facebook modifie son organigramme avec le changement de fonctions de plus d'une dizaine de hauts cadres. Mark Zuckerberg, Pdg et co-fondateur, reste en place - tout comme la numéro 2 Sheryl Sandberg. En plein scandale Cambridge Analytica sur la protection des données, deux unités dédiées à la sécurité et à la blockchain ont été crées.

Facebook joue aux chaises musicales. Le réseau social, qui tente toujours de redorer son image suite au scandale planétaire autour des données personnelles, a modifié les fonctions de plusieurs cadres dirigeants. Cette réorganisation, la plus importante depuis la création du groupe il y a près de 15 ans, a été annoncée en interne mardi 8 mai et révélé le jour même par le site d'information spécialisé Recode. Le tout-puissant Pdg, Mark Zuckerberg, garde néanmoins les rênes, tout comme la numéro deux Sheryl Sandberg. Le but de cette réorganisation est "d'améliorer la communication et la vie privée des utilisateurs", après la débâcle de Cambridge Analytica.

Un rôle crucial a été attribué à Chris Cox, proche de Mark Zuckerberg et entré chez Facebook en 2005 - un an seulement après la création du réseau social. Actuellement en charge de l'application Facebook, il prend la tête d'un service baptisé "La Famille des applications". Ce service regroupe l'application Facebook, mais aussi Instagram, WhatsApp et Messenger. Quatre applications qui drainent un trafic de plus de 5 milliards d'utilisateurs par mois. Le rassemblement de ses appli dans un même service vise à améliorer la communication pour le développement de nouveaux produits. D'autant que des fonctions comme les "Stories" tendent à se généraliser sur toutes les applications appartenant à Facebook.

Des unités "blockchain" et "sécurité"

Le fleuron de la Silicon Valley réorganise également ses équipes dédiées aux produits et à la technologie, en créant trois unités, dont l'une consacrée au "blockchain", utilisée notamment dans les cryptomonnaies. Celle-ci est confiée à David Marcus, jusqu'ici à la tête de Messenger. Javier Olivan, anciennement vice-prédisent à la croissance chez Facebook, sera chargé d'une division transversale consacrée à la sécurité et aux publicités dans les divers produits du groupe, toujours selon Recode. Au total, plus d'une dizaine de cadres ont changé de fonctions, mais aucun ne semble avoir quitté Facebook, poursuit le site.

Ces modifications dans l'organigramme interviennent alors que Jan Koum, co-fondateur de WhatsApp - rachetée en 2014 par Facebook pour 19 milliards de dollars -, a annoncé son départ du réseau social, le 1er mai. Si aucune raison officielle n'a été fournie, son départ serait dû aux désaccords sur la ligne adoptée par Facebook pour le traitement des données personnelles, selon la presse américaine.

Une remise en question forcée chez Facebook

L'image de Facebook a été gravement ternie par l'éclatement mi-mars du scandale retentissant Cambridge Analytica. Ce cabinet d'analyse britannique, au service de Donald Trump lors campagne présidentielle américaine et du groupe "Leave.EU" pour le Brexit en 2016, a mis la main sur les données personnelles de 87 millions d'utilisateurs Facebook à leur insu. Accusé de laxisme pour la protection des données personnelles, Mark Zuckerberg a dû témoigner devant le Congrès à la mi-avril. Le jeune milliardaire avait alors annoncé solennellement : "Nous traversons un grand changement philosophique au sein de notre entreprise." 

Depuis, Facebook multiplie les annonces pour montrer patte blanche. Le réseau social réfléchirait même en interne à une offre payante. Dernière annonce officielle en date : la plateforme au 2,2 milliards d'utilisateurs va permettre de supprimer son historique de navigation. Il faut dire que les pratiques du réseau social en la matière sont passées au crible avec l'entrée en vigueur le 25 mai prochain du Règlement général sur la protection des données, qui s'apprête à réduire les marges de manœuvre des entreprises et administrations en matière de collecte de données. Facebook est également sous la menace d'une régulation aux États-Unis, se voulant plus protectrice en matière de collecte d'informations.

Lire aussi : Communication de Zuckerberg : "Il y a une volonté de se montrer dépassé"

(avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 09/05/2018 à 18:13 :
J'ai 22 ans, J'ai tout effacé, ne publie plus, ne partage plus, ne communique plus. Je consulte juste les infos pratiques santé culturelles ou domestiques publiées.
a écrit le 09/05/2018 à 17:41 :
"Alors que le réseau social traverse la plus grande crise de son histoire" https://fr.finance.yahoo.com/quote/FB?ltr=1

Crise ? Quelle crise ?

Non ils ont compris qu'ils étaient agressé par l'oligarchie canal historique par la voix de leurs politiciens corrompus et savent qu'ils ne sont pas assez puissants pour lutter donc anticipe les mouvements de l'oligarcvhie canal historique.

Bref fb rentre à la niche, on se demande bien d'ailleurs pourquoi nos financiers ont tant peur d'eux hein, c'est vraiment pathologique cette peur permanente.

"Tout est bruit pour celui qui a peur." Sophocle
a écrit le 09/05/2018 à 17:20 :
Les chaises musicales c'est super pour diluer les responsabilités.

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