Le président de Samsung est décédé

 |  | 297 mots
Lecture 2 min.
(Crédits : Reuters)
Lee Kun-hee, 78 ans, vivait alité depuis une attaque cardiaque en 2014. Il a largement contribué à faire de cette petite PME, un géant mondial de l'électronique, contribuant à un cinquième du PIB de la Corée du Sud. Son fils, Jay Y. Lee, est à la tête de Samsung depuis 2014.

Le président de Samsung Electronics, Lee Kun-hee, est mort dimanche à l'âge de 78 ans, a annoncé le groupe sud-coréen dans un communiqué.

M. Lee, qui a fait du groupe un géant mondial des télécommunications, vivait alité depuis une attaque cardiaque en 2014.

"C'est avec une grande tristesse que nous annonçons la mort de Lee Kun-hee, président de Samsung Electronics", a déclaré le groupe. "Le président Lee est décédé le 25 octobre avec sa famille, y compris le vice-président Jay Y. Lee, à ses côtés".

Le vice-président, son fils Lee Jae-yong, est à la tête de l'entreprise depuis l'accident de santé de 2014.

"Le président Lee était un véritable visionnaire qui a transformé Samsung en faisant d'une entreprise locale un leader mondial de l'innovation et de la puissance industrielle", l'a salué la société, ajoutant: "Son héritage sera éternel".

Samsung est de loin le plus grands des conglomérats sud-coréens ("chaebols") qui dominent la 12e économie mondiale.

Le chiffre d'affaires global de l'entreprise équivaut à un cinquième du Produit intérieur brut du pays, ce qui en fait un élément crucial pour la santé économique de la Corée du Sud.

Un procès qui entache son bilan

Lee Jae-yong a été condamné à cinq ans de prison en 2017 après avoir été reconnu coupable de corruption et d'autres infractions liées à l'ancien président Park Geun-hye, puis a été innocenté des accusations les plus graves en appel et libéré un an plus tard. Cette affaire est encore en cours.

Son père Lee Kun-hee avait été reconnu coupable de corruption en 1996, puis de corruption et d'évasion fiscale en 2008. Mais il avait échappé à la case prison, ayant été condamné à du sursis.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 26/10/2020 à 11:29 :
Dommage que la malédiction oligarchique et le fléau de la cupidité aient encore frappé et que le fils se voit dans la tourmente car ayant trempé dans trop de magouilles.

Partout le néolibéralisme, vu que mon pot de colle me disait que c'était l'état coréen qui avait créé cette belle entreprise, partout de la compromission, partout du non sens économique.

@ Kommandatur: Et pas la peine de diffuser ce commentaire si c'est encore pour m'imposer mon pot de colle sans que j'ai le droit de lui répondre.
a écrit le 26/10/2020 à 8:49 :
Bravo pour la réussite de cet entrepreneur et bravo aussi à la Corée du Sud qui résiste mieux que nous au virus chinois.
a écrit le 25/10/2020 à 18:20 :
Comme si on pouvait diriger une multinationale en étant alité depuis 4 ans. Trop de cupidité de la part de son "entourage", et de duperie de ceux qui ont "accepté" de faire semblant, pour qu'on fasse de ce leader un héros : c'est surtout l'exemple d'un système moyenâgeux opaque et féodal.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :