États-Unis vs Chine : l'affaire TikTok, le basculement vers un Internet fragmenté ?

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Avec son programme Clean Network, les États-Unis empruntent le sillon creusé par la Chine depuis la naissance d'Internet. Depuis les années 2000, la deuxième économie mondiale érige son Great Firewall of China (en français, Grande Muraille électronique de Chine).
Avec son programme "Clean Network", les États-Unis empruntent le sillon creusé par la Chine depuis la naissance d'Internet. Depuis les années 2000, la deuxième économie mondiale érige son "Great Firewall of China" (en français, "Grande Muraille électronique de Chine"). (Crédits : Florence Lo)
TikTok, WeChat... ces applications chinoises ultra-populaires sont en passe d'être interdites sur le territoire américain suite à des décrets adoptés début août par Donald Trump. Cela s'inscrit dans son plan "Clean Network" ("réseau propre"), visant à exclure les acteurs chinois des services en ligne accessibles aux États-Unis. Une stratégie bien loin de l'idéal incarné par Internet à ses débuts, qui se voulait ouvert et mondialisé.

Les tensions commerciales entre Washington et Pékin se jouent aussi sur la Toile. En témoigne la récente affaire TikTok. Début août, le président Donald Trump a adopté deux décrets interdisant aux entreprises américaines toute transaction avec deux applications chinoises ultra-populaires : TikTok, appli de vidéos courtes à mi-chemin entre réseau social et play-back (détenue par ByteDance), et WeChat, appli de messagerie instantanée (propriété du géant Tencent). Cela revient, de fait, à interdire indirectement les applications sur le territoire américain.

Dans la foulée, le locataire de la Maison Blanche donnait 45 jours à TikTok pour vendre ses activités américaines à une entreprise locale, sous peine d'être officiellement interdite à compter du 15 septembre. L'argument avancé : la sécurité nationale. Washington accuse les deux applis de pouvoir être utilisées par le gouvernement chinois à des fins d'espionnage via la récolte de données personnelles des utilisateurs américains. Le gouvernement redoute également la diffusion de la propagande chinoise, à quelques mois de l'élection...

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Commentaires
a écrit le 26/08/2020 à 18:51 :
Conseil de lecture : ne manquez pas de lire "Terres rares" de Jean Tuan chez C.L.C. Editions (sortie le 09 mars 2020). Un néo-polar épicurien et érudit qui dévoile les menaces que la Chine fait peser sur le monde. Lecture édifiante et jubilatoire ! Disponible en librairie et via les principaux sites d'internet.
a écrit le 25/08/2020 à 21:24 :
Ou ça mène le Trump et sa peur de voir ses opposants se servir de cette plateforme pour aider ceux-ci.
Il est franchement pas net ce mec avec sa paranoïa qui va dans tous les sens.
Tant que notre président et son premier ministre n'interdisent pas tic toc ça va.
a écrit le 25/08/2020 à 17:24 :
Pas de commentaire car ils sont d'office censurés par la tribune.J'ai été rayé pour déviation anti-capitaliste...je finirai par être interné pour me rééduquer à l'Occident démocratique trumpisé,macronisé et vive la démocratie ultra-libérale tolérante.
a écrit le 25/08/2020 à 17:23 :
Pas de commentaire car ils sont d'office censurés par la tribune.J'ai été rayé pour déviation anti-capitaliste...je finirai par être interné pour me rééduquer à l'Occident démocratique trumpisé et vive la démocratie ultra-libérale tolérante.
a écrit le 25/08/2020 à 14:59 :
Trump (où plutôt , les gens qui sont derrière Trump ) nous montre la voie que l'UE devrait appliquer aux GAFA US et Chinois ....
Merci , sauf que l'UE ne fera rien car Bruxelles est à la main des lobby , euphémisme pour dire totalement corrompue ...
Réponse de le 25/08/2020 à 15:10 :
Le poste de ministre des affaires étrangères de l’UE existe pourtant. Ce que l’on ne dit pas c’est qu’il est basé dans le bureau de BMW ou de Mercedes. Quand les actionnaires viennent 😉
a écrit le 25/08/2020 à 14:50 :
"Clean networks" c'est du bullshit ! C'est simplement un nouveau moyen de prédation illégale d'entreprises étrangères aux USA sous un faux argument de sécurité nationale ... Les réseaux sociaux sont pour les USA un outils de domination mondial et surtout "d'écoute" global des utilisateurs imprudents... C'est pour cela que l'administration américaine ne fera rien contre les GAFAM comme l'application des lois anti-trusts comme pour AT&T l'avait subit dans les années 70. Et comme par hasard c'est Microsoft le candidat désigné aux rachat des activités Tik-Tok et pas un appel d'offres avec des entreprises de pays "alliés" comme Naver, BT, Vodaphone, Téléfonica, Orange ... Bizarre non ?
a écrit le 25/08/2020 à 14:34 :
Si l’OTAN est dissout, ce qui nous pends au nez, on déroule la logique américaine jusqu’où? Parce que la, ce sera un retour à l’équilibre budgétaire rapide et une belle ardoise pour doubler le nombre d’escadrilles.
a écrit le 25/08/2020 à 10:36 :
Censurer , toujours une mauvaise idée, Trump fait du protectionnisme , les chinois feront la même chose puis l'UE et ainsi de suite . Internet , c'était la liberté d'éviter le contrôle étatique , les états veulent contrôler les réseaux sociaux , on comprend que les pays totalitaires aient cette attitude mais les USA, pays en principe démocratique, c'est surprenant, voir inquiétant.
a écrit le 25/08/2020 à 9:10 :
"Une stratégie bien loin de l'idéal incarné par Internet à ses débuts, qui se voulait ouvert et mondialisé."

Internet est ouvert et mondialisé tant que l'on peut discuter avec n'importe quel humain présent sur la planète l'intérêt d'internet est encore total, défendre des multinationales marchandes dont le seul but est de nous vendre du temps de cerveau disponible sous couvert de grandes idées de pseudo-liberté est grotesque.

Le secteur marchand est par définition anti-démocratique, ce n'est pas un repère libertaire loin, vraiment très loin de là même.
a écrit le 25/08/2020 à 8:45 :
Retour au Minitel.

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