En 2030, Internet sera administré par la Chine et les États-Unis, selon l'ancien patron de Google

Demission d'eric schmidt, president d'alphabet (google)
Mike Blake

Demission d'eric schmidt, president d'alphabet (google)
Mike Blake
À l'horizon 2030, Eric Schmidt table sur un Internet entièrement administré par les États-Unis et la Chine. L'ancien patron de Google, puis de sa maison-mère Alphabet, a livré sa vision lors d'un événement tenu le 19 septembre à San Francisco, rapporte CNBC. Interrogé sur sa vision d'Internet à 10 ou 15 ans, Eric Schmidt a répondu : "Je pense que le scénario le plus probable n'est pas l'éclatement, mais une bifurcation vers un Internet mené par la Chine d'une part, et un Internet non-chinois mené par les États-Unis d'autre part." Et de poursuivre :
Ces déclarations interviennent alors que Sundar Pichai, actuel Pdg de Google, s'apprête à rencontrer vendredi 28 septembre des représentants du parti républicain afin de répondre à leurs inquiétudes concernant un potentiel retour du moteur de recherche en Chine, selon le Wall Street Journal. En effet, une fuite dans la presse américaine cet été évoquait un projet interne, baptisé "Dragonfly" (en français, libellule). Dans les tuyaux depuis le printemps 2017, ce projet consisterait en une version censurée de son moteur de recherche afin de se plier aux exigences de contrôle du Parti communiste. Le pays est réputé pour sa politique de censure de l'Internet, connue sous le nom de "Great Firewall of China" ("Grande Muraille électronique de Chine", en français).
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Ce moteur filtrerait les sites internet et les mots clés interdits par le gouvernement chinois. Parmi les thèmes classés sur liste noire pour la version censurée, se trouvent les droits de l'Homme, la démocratie, la religion ou encore les manifestations. Cette rumeur a provoqué dans la foulé la gronde de certains salariés de la firme de Mountain View. Plusieurs employés auraient refusé de travailler sur ce projet de moteur de recherche censuré - préférant changer de service voire même, quitter l'entreprise. Pour d'autres salariés, ce projet viole la position adoptée par Google il y a huit ans. L'entreprise américaine, alors dirigée par Eric Schmidt, avait retiré son moteur de recherche en 2010, invoquant une trop forte censure et des cyberattaques à répétition.
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