Des experts, dont le créateur de ChatGPT, alertent sur les dangers de l'IA contre l'humanité
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Face à l'accélération de l’IA, de grands noms mettent en garde contre ses dangers.
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Face à l'accélération de l’IA, de grands noms mettent en garde contre ses dangers.
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Les alertes d'experts sur les dangers de l'intelligence artificielle (IA) se multiplient ces derniers mois. Y compris par des grands noms qui ont permis son émergence. Dernière alerte en date, celle d'un groupe de chefs d'entreprise et d'experts, dont font partie Sam Altman, le créateur de ChatGPT, et Geoffrey Hinton, considéré comme l'un des pères fondateurs de l'IA.
Selon eux, la lutte contre les risques liés à l'IA devrait être « une priorité mondiale au même titre que d'autres risques à l'échelle de la société, tels que les pandémies et les guerres nucléaires », ont-ils écrit sur le site internet du Center for AI Safety, une organisation à but non-lucratif basée aux États-Unis. Les signataires ainsi des menaces d'« extinction » pour l'humanité posées par l'essor de l'IA.
Le déploiement à toute vitesse d'une intelligence artificielle de plus en plus « générale », dotée de capacités cognitives humaines, et donc, susceptible de bouleverser de nombreux métiers, a été symbolisée par le lancement en mars par OpenAI de GPT-4, une nouvelle version plus puissante de ChatGPT, ouvert au grand public fin 2022.
Face à cette accélération de l'IA, de grands noms mettent en garde contre ses dangers. Pour Geoffrey Hinton, les avancées dans le secteur de l'IA induisent « de profonds risques pour la société et l'humanité », avait-il estimé dans le New York Times. C'est la raison pour laquelle il a quitté son poste au sein du géant Google début mai, qui a d'ailleurs récemment présenté ses plans pour intégrer l'intelligence artificielle générative à son moteur de recherche.
En mars, c'était le milliardaire Elon Musk - un des fondateurs d'OpenAI dont il a ensuite quitté le conseil d'administration - et des centaines d'experts mondiaux qui avaient réclamé une pause de six mois dans la recherche sur les IA puissantes, en évoquant « des risques majeurs pour l'humanité ».
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Sam Altman multiplie aussi régulièrement les mises en garde, craignant que l'IA ne « cause de graves dommages au monde », en manipulant des élections ou en chamboulant le marché du travail.
Depuis mi-mai, le patron d'OpenAI parcourt le monde pour rassurer sur l'IA et plaider pour une régulation. Car les régulations ne sont pas seulement un mal nécessaire pour le secteur, mais aussi une opportunité économique.
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Mais attention à ce que ces régulations ne soient pas trop restrictives. Sam Altman a notamment averti qu'OpenAI pourrait « cesser d'opérer » dans l'Union européenne si le futur règlement européen lui imposait trop de contraintes. La semaine dernière à Paris, il a justement discuté avec le président Emmanuel Macron de la manière de trouver « le juste équilibre entre protection et impact positif » de cette technologie.
(Avec AFP)
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