Smartphones : Remade reconditionné dans la douleur

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Le nouveau PDG, Suresh Radhakrishnan, cible la Grande-Bretagne et les marchés hors UE.
Le nouveau PDG, Suresh Radhakrishnan, cible la Grande-Bretagne et les marchés hors UE. (Crédits : DR)
Il semble loin le temps où son fondateur, Matthieu Millet, était reçu à l’Élysée. Remade, la société basée à Poilley, en graves difficultés, vient d’être acquise par une société britannique qui voit son salut dans le reconditionné haut de gamme.

Le vent du boulet n'est pas passé loin. Placé en liquidation à la suite d'une débâcle financière qui pourrait valoir des ennuis judiciaires à ses anciens actionnaires, le spécialiste normand du reconditionnement des smartphones à la pomme sauve sa tête. Il a été repris devant le tribunal de commerce de Rouen, par une société londonienne, 4th Wave Technologies, dont l'offre avait été approuvée sans enthousiasme par le CSE dans l'espoir d'éviter la faillite. Ce changement de mains occasionne des dommages.

La nouvelle maison mère de Remade, qui n'a déboursé que 3,3 millions d'euros pour emporter la mise, conservera seulement un tiers de l'effectif (116 salariés). Mais les juges ont estimé que son fondateur, un ingénieur d'origine indienne rompu à la téléphonie, présentait les garanties requises. Suresh Radhakrishnan connaît bien Remade dont il distribuait les produits en Russie et au Moyen-Orient via une autre société -  CTS - domiciliée à Dubaï. Devenu maître à bord, il croit possible de redresser durablement l'ancienne pépite de l'économie circulaire malgré l'hyperconcurrence qui règne sur le marché européen.

Lire aussi : Smartphone reconditionné : Matthieu Millet, président...

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a écrit le 01/02/2020 à 20:36 :
Remade in France est le protopype des startup à la française. Très bling-bling tant que la BPI est derrière, c'est la cavalerie sur investissement. Bien sûr tout à la fois les entrepreneurs, l'administration, les politiques sont dans l'illusion. Mais le PIB augmente.grâce à l'investissement et la France bat la moyenne de croissance européenne.
Réponse de le 02/02/2020 à 20:16 :
Oui en fait pour moi qui est fait start up a licorne, ce qui compte aujourd'hui est le levé de fond.

L'entre soit fait le reste qui permet de laisser croire que ces entreprises fonctionnerons alors que le taux de défections est 90%.

Du coup la start up nation ne peut fonctionner que par le financement par l'impôt ce qui est une hérésie économique.

La politique du court terme, car sans vision difficile de voir pour les investissements.

Et comme j'ai pu voir comment cela se passe, a mon avis le jeunisme supposé est a un niveau qui explique plutôt le financement de l'élite par ce biais......

Alors du fait de la méconnaissance, j'ai pu faire l'expérience d'un pays a un autre.

La com a un moment donné ne cache pas les 10% d'efficience, qui dans un ratio du réel, rattrapera ceux qui ont la logique, qui pour autant qu'elle dure, ne pourra vivre que par justement l'utilisation de l'argent de financements comme le cice bref, passer de la recherche fondamentale a la croyance de l'économie en fonction du réseau, part du principe ou son financement dans le développement ne se fasse qu'en France...

C'est un métier que de faire des Licornes, car c'est l'adéquation de l'outil, de son besoin, de son développement en mode monde, du réseau, bref tout ce qu'il n'y a pas en alchimie opératoire aujourd'hui en France.

Le statut est scolastique et souvent une question de capacité d'avoir une vision périphérique des besoins ainsi que l'expérience des cinquantenaires dans ce que l'on peut appeler le mode de gestion, mais sur ce que j'ai constaté, c'est que plus jeune est le dirigeant, plus difficile c'est pour lui de tenir un titre, puisque décidant il est aussi lui même devant son égo.

Et comme cette logique est statutaire, mais fonctionne en vase clos en France tout va bien.

Du coup, la logique d'anticipation n'étant pas le propre de celui qui possède le capital, du coup la réalité du résultat parle de lui même.

Et pourtant il s'en passe des choses, utiliser un outil n'est pas le faire, dire n'est pas faire, mais faire c'est dire !!

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