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Danger pour les entreprises : Emotet, le logiciel malveillant le plus "dangereux du monde" est de retour

Photo de François Manens

François Manens

Publié le 16 novembre 2021 à 12:04 - Mis à jour le 16 novembre 2021 à 12:05

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Des hackers ont derobe 14 millions d'euros a des banques russes

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Kacper Pempel

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Le botnet et logiciel malveillant Emotet, le « plus dangereux du monde » d'après Europol, a montré des signes d'une nouvelle activité. Pourtant, les autorités internationales avaient démantelé l'intégralité de son infrastructure lors d'une opération inédite en janvier. Un retour sur le devant de la scène de l'organisation serait une nouvelle désastreuse pour les entreprises.

C'était une grande victoire des autorités contre les cybercriminels : le 27 janvier 2021, une coalition menée par Europol réussissait à démanteler Emotet, le plus actif des "botnets". Ce terme désigne un ensemble de milliers, voire de centaines de milliers dans ce cas, de machines infectées par un malware (logiciel malveillant), que les cybercriminels peuvent contrôler depuis un même centre de commande. Ils s'en servent pour lancer des opérations massives comme des envois de phishings (des courriels piégés, Ndlr) ou des attaques par déni de service, qui consistent à surcharger un site de trafic Internet pour le faire tomber hors ligne.

Le botnet Emotet, lui, déployait aussi un logiciel malveillant du même nom, particulièrement virulent, capable de voler toutes sortes d'informations sur les ordinateurs de ses victimes. Actif pendant près de 6 ans, l'organisation prenait de plus en plus de place dans l'écosystème cybercriminel, et s'était imposée comme l'une des principales menaces pour les entreprises, au point que Europol lui avait attribué le titre officieux de « logiciel malveillant le plus dangereux du monde ». Son démantèlement avait donc offert une trêve grandement espérée aux équipes de sécurité. Mais elle fut de courte durée : selon plusieurs sources repérées par The Record, Emotet tente de reconstruire son botnet à peine 10 mois après le démantèlement. S'il y parvient, il pourrait relancer ses campagnes d'attaques, et redéployer à grande échelle son logiciel malveillant.

Très mauvaise nouvelle pour les entreprises

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L'alerte provient du compte Twitter Cryptolaemus, spécialisé dans la veille sur les activités d'Emotet, et alimenté par une vingtaines d'experts. D'après eux, Emotet s'appuie sur une autre organisation cybercriminelle, TrickBot, pour infecter de nouvelles machines et ainsi recréer son botnet. Encore relativement petite, son infrastructure lui a tout de même permis de lancer une première campagne d'emails malveillants, dans la nuit du 15 au 16 novembre.

François Manens

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