French Tech : comment Evina empêche les cybercriminels de parasiter les paiements mobiles
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Malgré son succès naissant, Evina fait partie des startups les plus discrètes de l'écosystème français. Sûrement la faute, en partie, au marché méconnu bien qu'imposant qu'elle adresse : la jeune pousse a pour spécialité la détection de fraude dans les paiements par téléphonie mobile, ces transactions réalisées via la carte SIM et facturées sur le contrat de téléphonie mobile. Aujourd'hui, elles représentent 20% des achats mondiaux de contenus numériques, pour un montant, d'après le cabinet de conseil Juniper Research, de 37 milliards de dollars en 2020 (32,7 milliards d'euros), avec une croissance annuelle à deux chiffres. Ce montant devrait plus que doubler dans cinq ans : Juniper Research estime que ces revenus dépasseront les 100 milliards de dollars (88 milliards d'euros) à l'horizon 2025.
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De quoi donner des étoiles dans les yeux à Joan Larroumec, tout à la fois cofondateur et directeur stratégique et marketing d'Evina, qui voit dans l'explosion de cet usage une opportunité à saisir. « Notre vision, c'est que les opérateurs téléphoniques vont devenir les futurs géants de la fintech en cherchant à mieux monétiser leurs utilisateurs. Et parmi les relais de croissance à développer se trouve le paiement », explique-t-il à la Tribune. Et de poursuivre :
C'est ici qu'interviendrait Evina : la jeune pousse créée en 2018 espère imposer ses services de détection comme les outils anti-fraude de référence du secteur.