Les legaltech à l'assaut de la forteresse justice

Patrick Cappelli
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Palais de justice
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La startup Legalstart a réalisé le 12 mars dernier une levée de fonds estimée entre 15 et 20 millions d'euros auprès du fonds Isai. Soit pratiquement autant que l'ensemble des legaltech en 2018. La startup fondée en 2013 propose aux TPE-PME, artisans et micro-entrepreneurs d'effectuer en ligne des démarches juridiques, administratives et comptables. Par exemple, créer son entreprise, déposer une marque ou encore recouvrer des impayés. La société se dit rentable depuis sa création et revendique plus de 100.000 entrepreneurs accompagnés et 15.000 abonnés.
Cette annonce confirme le dynamisme des legaltech, ces startups qui utilisent les outils numériques et l'intelligence artificielle pour faciliter l'accès aux décisions de justice, trouver un avocat en un coup de fil ou rédiger son testament en ligne. Une expansion récente favorisée par les articles 20 et 21 de la loi d'Axelle Lemaire pour une République numérique du 7 octobre 2016, qui institue un régime spécial de mise à disposition au public de la plupart des décisions de justice.
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Selon le baromètre 2018 des legaltech françaises, une étude réalisée par Wolters Kluwer et Maddyness*, le montant des levées de fonds des legaltech a bondi en 2018 de + 92,2% à 24,6 millions d'euros, contre 12,8 millions en 2017. Une hausse spectaculaire à relativiser, puisqu'un seul acteur, Doctrine (dont le nom signifie l'ensemble des travaux juridiques destinés à exposer ou à interpréter le droit), pèse 40% de ce montant, avec les 10 millions levés en juin 2018. De plus, les legaltech restent une niche dans le paysage français des startups : les fintech ont levé l'année dernière 162 millions et Deezer 161 millions à lui seul.
Patrick Cappelli
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