La guerre juridique tant redoutée entre Twitter et Elon Musk démarre sur les chapeaux de roue. L'homme d'affaires a déclenché les hostilités le 9 juillet en annonçant qu'il refusait de faire aboutir son rachat du réseau social pour 44 milliards de dollars, pour lequel il s'était engagé 3 mois plus tôt. Twitter a immédiatement répliqué en déclarant qu'il irait en justice pour forcer Elon Musk à respecter son engagement.
Désormais, les deux camps se rendent coup pour coup, avec au centre des débats la date du procès, qui pourrait grandement influencer la santé économique de Twitter et les rapports de force entre les deux protagonistes. Le réseau social insiste pour que le procès se tienne dès septembre, tandis que le camp Musk tente de repousser l'échéance à février 2023. La Cour de chancellerie du Delaware, en charge de l'affaire, pourrait trancher dès cette semaine.
Dans un document officiel déposé le 18 juillet, Twitter a de nouveau insisté auprès de la cour de justice du Delaware pour que le procès soit tenu mi-septembre, un souhait déjà prononcé 4 jours plus tôt qu'il qualifie "d'impératif". Comme le rapporte le Wall Street Journal, l'entreprise explique dans sa demande que chaque jour supplémentaire de dispute publique lui cause des dommages économiques et réputationnels. En ce sens, elle accuse Elon Musk de refuser un procès rapide pour causer tort à l'activité de l'entreprise, et gagner en pouvoir de négociation. Elle rappelle aussi que le milliardaire utilise son compte Twitter pour dénigrer publiquement l'entreprise, comme lorsqu'il a répondu un "émoji caca" à des messages du CEO Parag Agrawal ou lorsqu'il met en doute la viabilité économique de son modèle. L'entreprise va même jusqu'à dénoncer un "délai tactique" destiné à l'affaiblir.