Procès antimonopole : pour le patron de Google, loin de tuer la concurrence, son entreprise la stimule
Guillaume Renouard
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Le groupe Alphabet profite-t-il de sa position dominante pour écraser toute concurrence à son moteur de recherche ? Le dirigeant de l'entreprise, Sundar Pichai, était appelé à la barre ce lundi pour se défendre contre un procès intenté par le Département de la Justice américain, qui a démarré mi-septembre et dans lequel le géant californien est accusé d'enfreindre les lois antimonopoles du pays.
Il s'agit du premier procès de ce genre depuis l'assignation en justice de Microsoft à la fin des années 1990. L'entreprise avait alors échappé de justesse au démantèlement en permettant aux fabricants de PC d'installer des logiciels tiers sur leurs machines.
Le principal grief adressé à Alphabet est un accord conclu avec Apple. Le premier verse chaque année au second une importante somme d'argent en échange du maintien de Google comme moteur de recherche par défaut sur les smartphones et ordinateurs de la marque à la pomme. Un avantage non négligeable, quand on sait que l'iPhone détient près de 30% de parts de marché au niveau mondial.
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Si la somme exacte réglée à Apple est inconnue, on sait que Google a payé en 2021 26,3 milliards de dollars pour assurer sa position de moteur de recherche par défaut, dont la majorité est allée à Apple. Le New York Times estime ainsi à 18 milliards le tribut versé à la marque à la pomme par Google cette année-là. Sundar Pichai a conduit en personne les négociations avec Apple autour de cette entente en 2016, et échangé régulièrement avec le patron d'Apple, Tim Cook, pour permettre sa poursuite.
Guillaume Renouard