Le nouveau Bing, un pétard mouillé face à l'ogre Google
François Manens
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Bing a fait trembler Google, mais n'arrive pas à lui grapiller des parts de marché.
Microsoft
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Bing a fait trembler Google, mais n'arrive pas à lui grapiller des parts de marché.
Microsoft
En février, le déploiement d'un chatbot nourri à l'intelligence artificielle générative sur Bing, le moteur de recherche de Microsoft, a pris Google de court. L'écrasant numéro un de la recherche en ligne (plus de 90% de parts de marché) était bousculé comme jamais par la vague d'innovation initiée par ChatGPT, au point de déclencher un plan d'urgence en interne. Le nouveau Bing ne faisait que concrétiser ses inquiétudes.
Microsoft a immédiatement affiché ses ambitions. « Chaque point grappillé sur le marché de la recherche en ligne représente une opportunité de 2 milliards de dollars de chiffre d'affaires supplémentaire pour notre business publicitaire », expliquait alors Philippe Ockenden, vice-président financier du groupe. Avec 3% de parts de marché, le moteur de recherche semblait avoir un potentiel de croissance plus qu'intéressant. Mais comme le souligne le Wall Street Journal, six mois plus tard, Bing a stagné malgré des progrès relatifs. Or, sa fenêtre d'opportunité semble se refermer, puisque dans le même temps Google s'apprête à lancer sa riposte.
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Citant les analyses de StatCounter et Similarweb, le Wall Street Journal relève que la part de marché de Bing et son nombre de visiteurs mensuels par rapport à Google ont stagné entre janvier (avant le déploiement de la nouvelle version) et juillet. Microsoft estime que les chiffres récents seraient sous-estimés car ils ne prendraient pas en compte les visites directes sur la page de Bing Chat [l'agent conversationnel, ndlr]. Mais les entreprises qui produisent les chiffres affirment le contraire, tandis que Microsoft refuse de publier ses propres données
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