Le rachat de Media Capital par Altice compromis

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Le régulateur portugais a rejeté les engagements présentés par Altice en vue de l'acquisition de Media Capital car ils ne protègent pas les intérêts des consommateurs et ne garantissent pas la concurrence dans le secteur, a expliqué à l'AFP, par écrit, une porte-parole de l'autorité de la concurrence.
Le régulateur portugais "a rejeté les engagements présentés par Altice en vue de l'acquisition de Media Capital car ils ne protègent pas les intérêts des consommateurs et ne garantissent pas la concurrence" dans le secteur, a expliqué à l'AFP, par écrit, une porte-parole de l'autorité de la concurrence. (Crédits : Philippe Wojazer)
Le projet de rachat par Altice du groupe portugais Media Capital, propriétaire de la chaîne de télévision la plus regardée au Portugal, semblait sérieusement compromis ce mardi 29 mai après les réserves émises par l'Autorité de la concurrence portugaise.

L'affaire a du plomb dans l'aile. Le projet de rachat par Altice du groupe portugais Media Capital, propriétaire de la chaîne de télévision la plus regardée au Portugal, semblait sérieusement compromis, ce mardi 29 mai, après les réserves émises par l'Autorité de la concurrence portugaise. Le régulateur portugais "a rejeté les engagements présentés par Altice en vue de l'acquisition de Media Capital car ils ne protègent pas les intérêts des consommateurs et ne garantissent pas la concurrence" dans le secteur, a expliqué à l'AFP, par écrit, une porte-parole de l'autorité.

La concentration au sein du même groupe de l'opérateur Meo et de la chaîne généraliste TVI, leader d'audiences dont les contenus pourraient devenir payants pour les opérateurs concurrents, "risquerait d'avoir des répercussions sur la facture des consommateurs", a-t-elle précisé. Les réserves émises par le régulateur portugais ne constituent pas une décision finale dans la mesure où Altice aurait pu ajuster son offre afin d'en tenir compte.

Altice réitère son intérêt

Mais la filiale portugaise d'Altice a annoncé ce mardi qu'elle n'était "pas disponible pour faire d'autres propositions", exprimant dans un communiqué son désaccord avec les arguments mis en avant par le régulateur. Altice a toutefois réitéré "tout son intérêt"  dans le rachat du groupe de médias portugais et s'est dit prêt "à apporter de nouvelles clarifications aux autorités compétentes".

Le groupe de l'homme d'affaires franco-israélien Patrick Drahi, qui a repris l'ancien opérateur historique Portugal Telecom en 2015, avait annoncé en juillet dernier son intention d'acquérir Media Capital, également propriétaire du portail internet IOL et plusieurs stations radio, auprès de l'espagnol Prisa pour la somme de 440 millions d'euros. L'Autorité de la concurrence avait alors ouvert une enquête approfondie sur cette opération et demandé à Altice d'apporter certaines modifications à son projet de rachat pour éviter qu'il n'engendre des obstacles majeurs à une concurrence.

"Plus personne ne croit que cette acquisition se fera"

Les régulateurs des secteurs des télécoms et des médias avaient déjà exprimé leurs propres réserves concernant un éventuel rachat de Media Capital, mais le dernier mot appartient à l'Autorité de la concurrence.

« Plus personne ne croit que cette acquisition se fera. L'affaire est morte. Il ne manque plus que l'acte de décès », ironisait toutefois l'éditorialiste Antonio Costa sur le site d'informations économiques Eco.

(avec AFP)

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