Fibre : en rachetant plusieurs réseaux de Covage, Altitude change de dimension
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Dorothée Lebarbier, la directrice générale d'Altitude.
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Avec cette opération, Altitude passe un cap et gagne en envergure. Ce jeudi, l'opérateur d'infrastructures, historiquement spécialisé dans le déploiement de réseaux de fibre dans les campagnes, a annoncé avoir mis la main sur une grande partie des actifs de son rival Covage. Ce dernier avait été racheté par le milliardaire Patrick Drahi et son groupe Altice, maison-mère de SFR, en novembre 2019, pour 1 milliard d'euros. Le deal a toutefois fait grincer des dents à la Commission européenne. Le gendarme de la concurrence redoutait que cette opération renforce le duopole formé par Orange et SFR dans les télécoms pour les entreprises. Altice et SFR FTTH, la filiale qui a racheté Covage, n'ont eu d'autre choix que d'en céder certains actifs pour décrocher le feu vert de Bruxelles.
Altitude n'a pas raté l'occasion. L'opérateur d'infrastructures est entré, au printemps dernier, en négociations exclusives avec Altice. Altitude met, au final, le grappin sur pas moins « de 26 réseaux publics et privés, dont 18 dédiées aux entreprises (à Lille, Lyon et Nantes notamment, Ndlr) et huit réseaux mixtes », précise le groupe dans son communiqué. Avec cette opération, Altitude disposera, à terme, de 5 millions de prises fibre à exploiter, contre 3,5 millions auparavant.
« Nous couvrirons 12% des foyers français, souligne Dorothée Lebarbier, directrice générale d'Altitude, à La Tribune. Avec ce rachat, nous nous positionnons comme le premier opérateur indépendant d'infrastructures fibre derrière Orange et SFR. » La dirigeante estime qu'en en 2025, Altitude réalisera 1 milliard d'euros de chiffre d'affaires dans les télécoms, contre environ 600 millions aujourd'hui.
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Dorothée Lebarbier précise que pour réaliser cette opération, dont elle refuse de dévoiler le montant, l'opérateur a intégré deux fonds d'investissement à son capital, UBS et Swisslife, cette année. Ce qui lui a permis de lever un total de 600 millions d'euros.