La France donne l'ultime accord permettant à Nokia d'absorber Alcatel-Lucent

latribune.fr

latribune.fr
Après l'agrément du ministère du Commerce chinois, obtenu lundi dans le cadre de la revue antitrust requise pour l'opération, le dernier verrou à la création d'un champion des télécoms européen vient de sauter ce mercredi 21 octobre... L'équipementier télécoms finlandais Nokia a annoncé avoir obtenu du ministère français de l'Économie le dernier accord réglementaire étranger nécessaire au lancement de l'acquisition de son concurrent franco-américain Alcatel-Lucent.
Annoncé en avril, le rachat d'Alcatel-Lucent, groupe qui depuis sa création en 2006 n'a réalisé qu'une année de bénéfice, doit être bouclé par Nokia début 2016. L'offre (0,55 action Nokia pour une action Alcatel-Lucent) valorise Alcatel-Lucent à 15,6 milliards d'euros. Le finlandais détiendra 66,5% du groupe fusionné.
Ancien numéro un mondial des téléphones portables, une activité qu'il a cédée au géant américain du logiciel Microsoft, Nokia est très présent dans les réseaux en Europe, où Alcatel-Lucent est un acteur modeste. A l'inverse, le groupe franco-américain a de bonnes positions en Amérique du nord, où les activités du finlandais sont plus limitées.
À lire également
Lors d'une rencontre à Paris en septembre dernier, Bercy s'était félicité des engagements pris par Nokia en faveur du développement futur de l'emploi et de l'activité du groupe en France. "La France assurera un rôle de pilotage des activités de recherche et développement" du futur groupe, et un fonds d'investissement de 100 millions d'euros en faveur de l'innovation numérique y sera créé, avait promis le Finlandais.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité tech.

latribune.fr
IA : la douche froide Broadcom fait vaciller les stars européennes des semi-conducteurs
IA : les géants Soitec et STMicroelectronics prêts à réduire la consommation électrique des data centers
Les salariés français à la traîne dans l’adoption de l’IA
Incendies, fuites, pannes, tempêtes... Les assureurs face à une concentration de risques sans précédent avec les « méga data centers » de l'IA